Tunisie: près de 100 blessés dans une collision entre deux trains

Près de 100 personnes ont été blessées lundi, la plupart légèrement, dans une collision entre deux trains dans le sud de la capitale Tunis. (AFP)
Près de 100 personnes ont été blessées lundi, la plupart légèrement, dans une collision entre deux trains dans le sud de la capitale Tunis. (AFP)
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Publié le Lundi 21 mars 2022

Tunisie: près de 100 blessés dans une collision entre deux trains

  • La collision entre les deux trains de la SNCFT a eu lieu vers 09H30 locales (08H30 GMT)
  • La Tunisie a connu en juin 2015 l'un des plus graves drames ferroviaires de son histoire récente, avec la mort de 18 personnes dans un accident entre un train et un camion à El Fahes

JBEL JELLOUD: Près de 100 personnes ont été blessées lundi, la plupart légèrement, dans une collision entre deux trains dans le sud de la capitale Tunis.

"La collision entre deux trains a fait 95 blessés qui ont été transportés vers les hôpitaux", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Protection civile tunisienne, Moez Triaa, précisant que l'un des trains transportait des passagers alors que le second était vide.

Selon le porte-parole, la plupart des blessés souffrent de fractures ou de contusions ou sont dans un état de choc, mais aucun cas grave n'est à déplorer.

La Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT) a fait état d'un bilan de 84 blessés, moins lourd que celui communiqué par la Protection civile, ajoutant que "77 d'entre eux ont pu quitter l'hôpital et les sept autres sont sous observation".

La collision entre les deux trains de la SNCFT a eu lieu vers 09H30 locales (08H30 GMT).

Une quinzaine d’ambulances et autres véhicules de secours ont été mobilisés sur le lieu de l'accident à Jbel Jelloud, dans la banlieue sud de la capitale.

La SNCFT a annoncé dans un communiqué publié lundi après-midi "l'ouverture d'une enquête pour élucider les circonstances de l'accident et établir les responsabilités".

Un correspondant de l'AFP sur place a vu la cabine du conducteur de l'un des trains partiellement éventrée et l'intérieur d'un wagon endommagé.

- Infrastructures défaillantes -

Le ministre du Transport, Rabi Majidi, s’est rendu sur le lieu de l'accident mais n'a pas fait de déclarations à la presse.

La collision a eu lieu quelques minutes avant l'arrivée prévue de deux trains de banlieue se dirigeant vers la gare centrale de Tunis.

Quelques heures après cet accident, la Protection civile a annoncé que cinq personnes avaient été blessées dans le déraillement d'un autre train transportant 220 passagers qui se dirigeait vers Le Kef, à l'ouest de Tunis.

En décembre 2016, cinq personnes ont été tuées et plus de 50 blessées dans la même zone dans une collision entre un bus de transport public et un train, due à des infrastructures défaillantes.

A la suite de cet accident, la PDG de la SNCFT, Sabiha Derbal, avait été limogée après que le président à l'époque, Béji Caïd Essebsi, avait demandé de "définir les responsabilités". 

La Tunisie a connu en juin 2015 l'un des plus graves drames ferroviaires de son histoire récente, avec la mort de 18 personnes dans un accident entre un train et un camion à El Fahes, à une soixantaine de km au sud de Tunis. La collision était due à un défaut de signalisation au passage à niveau.

Près d'un millier de personnes décèdent chaque année sur les routes de Tunisie, un pays de 11,7 millions d'habitants. 

En 2021, les accidents de la route ont fait 980 morts et plus de 6.500 blessés, selon l’Observatoire nationa

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.