IA: Les champions de Bridge s’inclinent devant Nook

Des écrans montrant lune compétition de bridge côté spectateurs lors des Jeux asiatiques de 2018 à Jakarta le 21 août 2018 (Photo, AFP).
Des écrans montrant lune compétition de bridge côté spectateurs lors des Jeux asiatiques de 2018 à Jakarta le 21 août 2018 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 28 mars 2022

IA: Les champions de Bridge s’inclinent devant Nook

  • Une intelligence artificielle vient de battre huit champions du monde sur pas moins de 800 parties de bridge
  • L’IA gagne aussi bien sur le score total de la compétition que sur le sous-total contre chaque humain

CASABLANCA: Les hauts faits de l’intelligence artificielle ne sont plus à démontrer, mais d’année en année les bastions de supériorité humaine se réduisent comme peau de chagrin.

Au terme de deux journées de compétition organisée cette semaine par la start-up, le programme d’IA Nook a eu de meilleurs résultats que les champions en titre dans 83,7% des 80 parties jouées durant la compétition, selon Jean-Baptiste Fantun, le directeur général de NukkAI.

Nook est une intelligence artificielle conçue, originellement par l’entreprise française NukkAI.

Elle a réussi, l’exploit, de battre huit champions internationaux de bridge alors que ce célèbre jeu de cartes restait, y compris pour les logiciels les plus performants, trop complexe à assimiler pour les machines.

Deep Blue

Si l’intelligence artificielle est loin d’égaler, pour l’instant en tout point, l’intelligence humaine. En revanche, elle la dépasse en certains domaines en imitant sa logique et son fonctionnement, disposant, en renfort, une capacité de stockage de données qui ne souffre aucune concurrence humaine et une vitesse de traitement inégalable. L’IA prend donc, pas à pas, l’avantage sur les hommes ayant la plus haute maîtrise de leur domaine de compétence. En la matière, l’histoire connait une évolution à sens unique depuis les années 50, lorsque le mathématicien Alan Turing s’est, déjà, demandé si une machine était capable d’adopter des schémas de pensée comparables à l’intelligence humaine. Le bras de fer, de prime abord gagné sans grande difficulté contre Backgammon, Othello, ou encore Puissance 4 a connu un point de bascule dans la mémoire collective, et ce, à l’issue de la confrontation entre Garry Kasparov champion du monde et Deep l’ordinateur conçu par IBM.

deep
Le champion du monde d'échecs Garry Kasparov regarde l'échiquier avant son prochain coup au début du cinquième match contre l'ordinateur IBM Deep Blue le 10 mai à New York. Le score du match est à égalité 2-2

 

Du 10 février 1996 au 17 février 1996, Deep Blue remporte la première partie, mais Kasparov parvient à décrocher trois victoires, le match se soldant par un score de 4-2 en faveur du joueur humain.

Un an plus tard, un match revanche, au retentissement mondial, en six parties entre Kasparov et Deep Blue a vu s'incliner le joueur d’échec le plus impressionnant de son époque, contre l'ordinateur, sur un score de 2,5 à 3,5 en faveur de Deep Blue.

Depuis, l’intelligence artificielle a fait des progrès gigantesques. Elle est maintenant capable de battre l’homme, non seulement sur des jeux de calcul et de société, mais aussi sur des jeux où le langage et les émotions entrent en jeu et sont partie intégrante de la confrontation.

Histoire du Bridge

 

Au XIVe, les jeux de cartes arrivent en Europe depuis le Moyen-Orient, via le sud, l'Italie et l'Espagne. Au XVè, le principe de l'atout du tarot adapté aux cartes ordinaires est appelé « Triomphe», «Trumpf » en Allemagne, il devient le « French Trump » en Angleterre ce qui sera, à la fin du XIX, le Bridge, tel qu’on le joue aujourd’hui.

Nook vu par les champions

Jeudi soir, la championne Nevena Senior a eu la preuve par l’exemple en déclarant à nos confrères de l'AFP «C'est vraiment le seul robot qui peut battre des champions». Elle confirmait, ainsi, son appréciation face au nombre des joueurs invités à Paris pour ce défi diffusé et commenté en direct sur les plateformes de streaming.

Brad Moss, un autre joueur, saluait également, après une journée face à son micro-ordinateur dans des locaux de NukkAI les performances de Nook qui serait «bien plus avancée » que les autres robots jouant au bridge auprès de nos confrère de l'Agence France Presse.

Selon le député et mathématicien français, Cédric Villani les concepteurs de Nook ont d'ores et déjà prouvé qu’ils avaient conçu quelque chose de très original

C'était fascinant de voir les joueurs analyser après coup le jeu de la machine, et essayer de se perfectionner, a-t-il commenté en marge de l’événement auquel il a participé cette semaine.

Hybride

La spécificité de Nook se situe dans son caractère qualifié d’hybride, à savoir sa capacité à allier deux grandes traditions de l'intelligence artificielle, l'intelligence symbolique reposant sur l'apprentissage de règles logiques, et l'intelligence numérique, reposant sur l'ingestion préalable d'énormes quantités de données par des réseaux de neurones semblables aux travaux d’Alphazero développé par Google dans le monde des échecs.

Ce caractère hybride permet la possibilité d'expliquer les choix opérés par l’IA. C’est l’un des défis majeurs pour les réseaux de neurones qui sont très performants mais restent souvent des boîtes noires aux décisions indéchiffrables, voire même incompréhensibles, y compris pour les intelligences humaines les plus aigües et pour les concepteurs de ces logiciels.

Pour le fondateur de NukkAI l’explicabilité est fondamentale pour que «l'humain garde la main et ne se fasse pas dépasser par sa créature.»


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com