Ukraine: Londres sanctionne des «propagandistes et médias d'Etat » russes

La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss. (Photo, AFP)
La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 31 mars 2022

Ukraine: Londres sanctionne des «propagandistes et médias d'Etat » russes

La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss. (Photo, AFP)
  • «La guerre (du président russe Vladimir) Poutine en Ukraine se fonde sur un torrent de mensonges», a indiqué la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss
  • Ces nouvelles sanctions portent à plus de 1 000 individus et entités russes ou bélarusses sanctionnés par Londres à la suite de l'invasion de l'Ukraine fin février

LONDRES: Le gouvernement britannique a annoncé jeudi une nouvelle série de 14 sanctions visant des « propagandistes et médias d'Etat » russes, dont les structures gérant RT et Sputnik, pour contrer les « mensonges » du Kremlin en réaction à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.  

« La guerre (du président russe Vladimir) Poutine en Ukraine se fonde sur un torrent de mensonges », a indiqué la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss dans un communiqué, « et ce dernier train de sanctions en date vise les propagandistes éhontés qui véhiculent les fausses nouvelles et récits de Poutine ».  

« Nous continuerons d'infliger davantage de sanctions pour accroître la pression sur la Russie et assurer que Poutine perde en Ukraine. Rien ni personne n'est exclu », a-t-elle ajouté.  

Parmi les cibles de Londres figurent notamment TV Novosti, structure publique contrôlant la chaîne RT bannie dans l'Union européenne et au Royaume-Uni; Rossia Segodnia, entité publique contrôlant l'agence de presse Sputnik, Alexandre Jarov, le dirigeant de Gazprom-Media; et Sergueï Briliov, journaliste connu de la télévision publique ayant interviewé Vladimir Poutine. 

Côté militaire, est visé Mikhaïl Mizintsev, directeur du Centre national russe de gestion de la défense qui communique sur les opérations militaires de la Russie en Ukraine. 

Citée par l'agence Ria-Novosti, la rédactrice en chef de RT Margarita Simonian a qualifié ces sanctions d'« insulte ». 

Ces nouvelles sanctions portent à plus de 1 000 individus et entités russes ou bélarusses sanctionnés par Londres à la suite de l'invasion de l'Ukraine fin février.  

Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait appelé mercredi à « continuer d'intensifier les sanctions » contre la Russie jusqu'au retrait de tous les soldats russes en Ukraine.  

Son gouvernement avait aussi annoncé un nouveau régime de sanctions pour empêcher aux oligarques russes l'accès à des services techniques dans l'aviation et le secteur maritime. 


Ethiopie: une attaque dans une église orthodoxe fait deux morts

Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
Short Url
  • Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center
  • L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la «persécution» des chrétiens orthodoxes

NAIROBI: Deux jeunes chrétiens orthodoxes ont été tués samedi lors d'une attaque dans une église de cette obédience dans le sud de l'Ethiopie, a annoncé un média lié à ce culte.

Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center (TMC), organe de l'église ortodoxe dans ce pays. Abune Henok, l'archevêque du diocèse d'Addis Abeba, y a qualifié cette attaque de "honteuse et déchirante".

Le TMC a accusé les forces de sécurité d'avoir mené cette attaque dans la ville située à environ 250 kilomètres au sud de la capitale.

Il était impossible dans l'immédiat de vérifier ces informations de manière indépendante.

L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la "persécution" des chrétiens orthodoxes, selon le TMC.

Cet incident intervient dans un contexte de tensions au sein de l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo, après que des évêques rebelles ont créé le mois dernier leur propre synode dans la région d'Oromia, la plus peuplée du pays.

L'unité de cette Eglise, l'une des plus anciennes au monde et qui compte environ 40% des 115 millions d'Ethiopiens, est dès lors menacée.

L'Eglise Tewahedo, dirigée par le patriarche Abune Mathias depuis une décennie, a déclaré la scission illégale et excommunié les évêques impliqués.

L'Eglise a également accusé le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed d'interférer dans ses affaires et de faire des déclarations qui de fait reconnaissent le "groupe illégitime".

M. Abiy, lui-même issu de la communauté Oromo, a appelé cette semaine les responsables au dialogue et affirmé que les deux parties avaient "leur propre vérité".

Les prêtres dissidents accusent l'Eglise de discrimination et d'hégémonie linguistique et culturelle, en faisant valoir qu'elle ne s'adresse pas aux congrégations en Oromia dans leur langue maternelle, des plaintes balayées par le patriarcat.

Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) a publié vendredi une déclaration exprimant sa "profonde inquiétude" face aux tensions au sein de l'institution éthiopienne.

"Nous appelons tous les dirigeants politiques d'Ethiopie à soutenir l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo dans ses efforts pour parvenir à l'unité et à la paix entre ses membres", a déclaré le secrétaire général du COE, Jerry Pillay.


Chili: 16 morts dans des incendies de forêts, selon un nouveau bilan

Vue d'un incendie à Santa Juana, dans la province de Concepcion, Chili, le 3 février 2023 (Photo, AFP).
Vue d'un incendie à Santa Juana, dans la province de Concepcion, Chili, le 3 février 2023 (Photo, AFP).
Short Url
  • Samedi, sur 251 feux actifs, 80 sont hors de contrôle, a précisé le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes
  • Ces incendies se produisent pendant une vague de chaleur extrême avec des températures proches de 40ºC

CONCEPCION, Chili: Au moins 16 personnes sont mortes dans plus de 250 incendies de forêt survenus dans le centre du Chili, où sévit une intense vague de chaleur, selon un nouveau bilan présenté samedi par les autorités.

Samedi, sur 251 feux actifs, 80 sont hors de contrôle, a précisé le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes (Senapred).

Selon lui, 24 autres personnes ont été blessées et 88 habitations ont été détruites.

Un précédent bilan faisait état vendredi de 13 morts. Parmi eux, un pilote de nationalité bolivienne et un mécanicien de nationalité chilienne qui se sont écrasés dans un hélicoptère qui luttait contre les feux, selon le Senapred.

Ces incendies se produisent pendant une vague de chaleur extrême avec des températures proches de 40ºC, ce qui fait craindre aux autorités une catastrophe comme celle de 2017.

Cette année là, un gigantesque incendie de forêt avait fait 11 morts, quelque 6 000 sinistrés, détruit plus de 1 500 maisons et ravagé 467 000 hectares de terres.


Ethiopie: le gouvernement annonce l'envoi de fonds au Tigré

Dans cette photo d'archive prise le 05 juin 2022, Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, observe une minute de silence lors d'une cérémonie en l'honneur des membres de la police fédérale à Addis-Abeba, en Éthiopie. (Photo, AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 05 juin 2022, Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, observe une minute de silence lors d'une cérémonie en l'honneur des membres de la police fédérale à Addis-Abeba, en Éthiopie. (Photo, AFP)
Short Url
  • 90 millions de dollars seront envoyés vers la capitale du Tigré afin d'y faire redémarrer les services bancaires dans cette région ravagée par la guerre
  • Vendredi, le Premier ministre avait rencontré pour la première fois des chefs tigréens depuis un accord de paix signé en novembre

NAIROBI: Le gouvernement éthiopien a annoncé samedi qu'il avait commencé à envoyer l'équivalent d'environ 90 millions de dollars vers la capitale du Tigré afin d'y faire redémarrer les services bancaires dans cette région ravagée par la guerre.

"Conformément à la décision prise par le Premier ministre Abiy, la Banque nationale a commencé à envoyer cinq milliards de birr à Mekele pour les distribuer à partir de lundi", a tweeté Redwan Hussein, conseiller à la sécurité nationale d'Abiy Ahmed.

Il a ajouté qu'à partir de samedi, la compagnie aérienne nationale Ethiopian Airlines augmentait le nombre de ses vols vers la région, passant de trois à cinq par jour.

Vendredi, le Premier ministre avait rencontré pour la première fois des chefs tigréens depuis un accord de paix signé en novembre, après un conflit sanglant ayant opposé le gouvernement fédéral aux rebelles de cette région du nord de l'Ethiopie.

L'accord de paix du 2 novembre à Pretoria, en Afrique du Sud, prévoit notamment un désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l'autorité fédérale au Tigré et la réouverture des accès et communications vers cette région coupée du monde depuis mi-2021.

Depuis l'accord signé dans la capitale sud-africaine, les combats se sont arrêtés et les livraisons d'aide au Tigré ont repris, sachant que cette région fait de longue date face à de graves pénuries de nourriture, de carburant, d'argent et de médicaments.

La guerre, qui avait éclaté en novembre 2020, a déplacé plus de deux millions de personnes et placé des centaines de milliers de personnes dans des conditions proches de la famine, selon l'ONU. Les Etats-Unis évaluent le nombre de morts à 500.000.