Palestine: au premier jour du ramadan, les tables se garnissent de plats verts et blancs

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Publié le Lundi 04 avril 2022

Palestine: au premier jour du ramadan, les tables se garnissent de plats verts et blancs

  • Dans certaines villes palestiniennes, notamment dans le nord de la Cisjordanie, la tradition du premier jour du Ramadan est de servir des aliments de couleur blanche
  • On discute souvent sur les pages et groupes Facebook palestiniens des repas du Ramadan et l'on se demande s'ils doivent être blancs ou verts les premiers jours du mois sacré

Ville de GAZA : Les musulmans du monde entier se préparent pour le mois sacré du Ramadan qui se caractérise par le jeûne quotidien pendant les heures de la journée et auquel sont associées des traditions liées à la nourriture et aux repas.

En Palestine, au premier iftar du mois, la tradition veut que l'on serve des plats dont la couleur dominante est le vert ou le blanc. En d'autres termes, cela implique souvent des recettes dans lesquelles les feuilles de mouloukhia ou le yaourt sont des ingrédients principaux.

Amal Al-Khalili, une femme au foyer originaire de Gaza, raconte qu'elle prépare chaque année, au premier jour du ramadan, un plat de mouloukhia (une sorte de ragoût à base de feuilles portant le même nom). Quand les feuilles ne sont pas de saison pendant le Ramadan, elles sont achetées à l'avance, conservées et stockées.

Le mois du Ramadan est perçu comme un mois tout vert, rempli de bonté et de reconnaissance. C'est pourquoi je cuisine ce plat [symbolique], que j'ai appris à faire avec ma mère.

Amal Al-Khalili, femme au foyer originaire de Gaza

« Le mois du Ramadan est perçu comme un mois tout vert, rempli de bonté et de reconnaissance. C'est pourquoi je cuisine ce plat [symbolique], que j'ai appris à faire avec ma mère, dit Al-Khalili. « Maintenant, mes filles mariées préparent aussi la mouloukhia au premier jour du Ramadan ».

Il existe deux façons de préparer la mouloukhia. La première, très populaire au Liban, consiste à hacher les feuilles finement et à les servir avec de la viande, de l'ail et du riz blanc. La seconde consiste à servir les feuilles non hachées avec de la viande, des épices et du riz jaune.

Dans certaines villes palestiniennes, notamment dans le nord de la Cisjordanie, la tradition du premier jour du Ramadan est de servir des aliments de couleur blanche, dans lesquels le yaourt est généralement l'un des principaux ingrédients. Parmi les plats populaires, citons le mansaf, plat arabe traditionnel à base d'agneau cuit dans une sauce au yaourt fermenté et séché, souvent servi avec du riz ou du boulgour.

Un autre plat est également populaire dans les villes de Naplouse et de la vallée du Jourdain : un ragoût à base de yaourt et de aakoub. Cette année, le Ramadan coïncide avec la saison du aakoub, plante ressemblant à un chardon, récoltée dans les plaines de la vallée. Après avoir été taillée et nettoyée, elle est coupée, frite et cuite dans du yaourt et servie avec de la viande ou du poulet.

Oum Samer, femme au foyer et mère de six enfants, originaire de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, explique: «Nous achetons le yaourt à l'avance, avant le Ramadan, parce que la demande augmente considérablement au début du mois et la plupart des gens le consomment au premier jour, que ce soit dans le mansaf ou dans d'autres plats.»

Les Palestiniens du centre et du sud de la Palestine préparent leur mansaf avec du « jameed », une forme dure et séchée de yaourt à base de lait de brebis ou de chèvre. Quant aux habitants du nord de la Cisjordanie, ils préfèrent utiliser du yaourt frais.

On discute souvent sur les pages et groupes Facebook palestiniens des repas du Ramadan et l'on se demande s'ils doivent être blancs ou verts les premiers jours du mois sacré. Cette tradition est également répandue à Jérusalem, où de nombreuses familles servent de la mouloukhia ou de la  labnieh, un plat à base de yaourt, de viande et de riz.

« Le Ramadan commence à Jérusalem avec des plats blancs ou verts dans l'espoir que ce sera un mois de bonté et de grâce», indique Halima Ghaith, une femme au foyer de 66 ans qui cuisine avec ses belles-filles pour sa famille de 16 personnes pendant le Ramadan.

Ainsi, la maqlouba, un plat palestinien très populaire composé de viande, de riz et de légumes frits, ne figure pas d'habitude parmi les plats servis pendant les premiers jours du Ramadan, mais plus tard durant le mois.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.