L'Arabie saoudite rejoint l'organisme mondial de lutte contre la corruption

Des experts à la conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, à Abu Dhabi, en décembre 2019 (Photo, www.iaca.int).
Des experts à la conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, à Abu Dhabi, en décembre 2019 (Photo, www.iaca.int).
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Publié le Jeudi 07 avril 2022

L'Arabie saoudite rejoint l'organisme mondial de lutte contre la corruption

  • Le Dr Shakir al-Saleh devrait représenter le Royaume au conseil d'administration de l'AILC
  • Il a souligné le fait que l' AILC aspirait au renforcement de ses liens de coopération avec la communauté internationale

RIYAD: L'Arabie saoudite a récemment été élue par l'Académie internationale de lutte contre la corruption (AILC) en tant que membre actif du conseil d'administration de l'académie pour trois ans.
Cette élection est une reconnaissance des efforts du Royaume pour protéger l'intégrité financière et lutter contre la corruption, a rapporté l’agence de presse saoudienne officielle.
Cela reflète également la coopération du gouvernement saoudien avec les organismes et organisations internationales, et notamment l'Initiative de Riyad, qui a été annoncée lors de la présidence du G20 par l’Arabie saoudite en 2020.
Le Dr Shakir al-Saleh, directeur général pour le renforcement de l'intégrité à l'Autorité de surveillance et de lutte contre la corruption (Nazaha), devrait représenter le Royaume au conseil d'administration de l'AILC.
Al-Saleh, qui supervise également l’Integrity Center for Training auprès de Nazaha, a déclaré à Arab News que «l'obtention par le Royaume de ce poste pour la première fois depuis la création de l'Académie internationale de lutte contre la corruption en 2011 est une reconnaissance de la communauté internationale des efforts inlassables déployés par l'État en termes de lutte contre tous les crimes de corruption transfrontaliers.»
La conférence inaugurale de l'académie, «From Vision to Reality» («De la vision à la réalité»), a eu lieu en Autriche, à Vienne, avec la participation de plus de 1 000 délégués des États membres de l'ONU, d'organisations internationales, d'ONG, du secteur privé, de la société civile et du milieu universitaire. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en était l'invité d'honneur.
Al-Saleh a exprimé l'espoir que l'élection de l'Arabie saoudite au conseil d'administration contribuera à développer et à améliorer le rôle de l’AILC, «pour tous les pays, en particulier les pays en voie de développement, d'une manière qui serve à renforcer la coopération internationale sur les dossiers de corruption et limite les lieux de refuge pour les corrompus».
Al-Saleh a affirmé que la pandémie de la Covid-19 «constituait un défi majeur pour l'académie, qui a conduit à l'incapacité d’assurer certaines de ses activités et programmes comme requis, en sus des défis liés aux ressources financières de l'académie».
Il a souligné le fait que l'Arabie saoudite et les autres membres de l'académie avaient l'intention «de proposer des solutions appropriées qui garantissent la pérennité de son travail et sa progression», ajoutant qu'ils viseront à «soutenir tous les pays dans leur formation spécialisée ainsi que leurs besoins concernant des sujets liés à la lutte contre la corruption».
«Nous pouvons affirmer que la première décennie d’activité de l'académie a été une étape d'établissement, sachant que plusieurs programmes universitaires et programmes de formation y ont été lancés, dont les plus importants sont trois programmes de maîtrise spécialisés dans les sujets liés à la corruption» a-t-il soutenu.
Al-Saleh a souligné le fait que l’AILC aspirait à axer la deuxième décennie de son activité sur le renforcement de ses liens de coopération avec la communauté internationale. Il a précisé qu’en travaillant plus étroitement avec divers pays, l'académie pourrait mieux comprendre leurs besoins appropriés pour lutter contre la corruption et fournir des solutions et des programmes spécialisés répondant à leurs besoins.
«Nous aspirons également à un transfert de connaissances vers les pays arabes en proposant les programmes de l'académie en langue arabe», a-t-il conclu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.