Une journaliste libérée après avoir été détenue par la Sûreté générale à l’aéroport de Beyrouth

Nada Homsi. (Réseaux sociaux)
Nada Homsi. (Réseaux sociaux)
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Publié le Mardi 12 avril 2022

Une journaliste libérée après avoir été détenue par la Sûreté générale à l’aéroport de Beyrouth

  • Les autorités libanaises ont arrêté Nada Homsi sous prétexte qu’une interdiction d’entrée au pays avait été émise contre elle
  • Plusieurs militants, journalistes et organismes de défense des droits de l’homme ont condamné son arrestation et appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle

LONDRES: Une journaliste américano-palestinienne a été autorisée lundi dernier à entrer au Liban après avoir été détenue à l’aéroport de Beyrouth et menacée d’expulsion.
Les autorités libanaises ont arrêté Nada Homsi sous prétexte qu’une interdiction d’entrée au pays avait été émise contre elle.
Cette journaliste indépendante travaille pour des médias qui sont basés aux États-Unis. Elle a été arrêtée par des agents de la direction de la Sûreté générale libanaise à l’aéroport. Elle a finalement été autorisée à entrer au Liban après avoir refusé à plusieurs reprises d’être expulsée.
Après sa libération, la journaliste s’est exprimée ainsi sur Twitter: «Il y a quelques minutes, j’ai été libérée de l’aéroport. Je ne sais toujours pas pourquoi on m’a interdit l’entrée au pays, mais je tiens à remercier tous ceux qui ont plaidé pour ma libération. J’aime cette communauté de gens incroyables au Liban. Merci.»


Pendant son incarcération, elle avait diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elle s’adressait aux autorités libanaises pour exiger des explications sur cette interdiction.
Des organismes de défense des droits de l’homme comme Amnesty International et Human Rights Watch ainsi qu’un certain nombre de militants et de journalistes ont condamné son arrestation et appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle.
Dans un Tweet, la journaliste et cofondatrice de la plate-forme numérique indépendante Daraj, Diana Moukalled, affirme: «Les autorités libanaises ont de nouveau procédé à l’arrestation de Nada Homsi sans que des accusations claires soient portées contre elle. Pourquoi la Sûreté générale adopte-t-elle de plus en plus ces mesures arbitraires?»


Dans un communiqué, le Rassemblement du syndicat alternatif de la presse déclare: «La Sûreté générale libanaise a arrêté la journaliste américaine d’origine syro-palestinienne Nada Homsi dès son arrivée à Beyrouth, ce matin, alors qu’elle revenait des États-Unis.»
«Le Rassemblement du syndicat alternatif de la presse demande à la Sûreté générale libanaise d’annuler immédiatement la décision d’expulsion illégale de la journaliste, de lui permettre d’entrer sur le territoire libanais et de respecter son droit de résider au Liban, dans la mesure où elle est mariée à un Palestinien de mère libanaise.»
C’est la deuxième fois que la journaliste se trouve arbitrairement détenue au Liban. Au mois de novembre dernier, la direction de la Sûreté générale avait pris d’assaut son appartement et l’avait emprisonnée pendant vingt-six jours.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.