L'ONU salue le transfert de pouvoir au Yémen ainsi que la contribution du CCG

Nayef Al-Hajraf, secrétaire général du CCG, s'exprimant lors de la dernière journée de la conférence sur le conflit au Yémen, organisée par le CCG à Riyad (Photo, AFP).
Nayef Al-Hajraf, secrétaire général du CCG, s'exprimant lors de la dernière journée de la conférence sur le conflit au Yémen, organisée par le CCG à Riyad (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 14 avril 2022

L'ONU salue le transfert de pouvoir au Yémen ainsi que la contribution du CCG

  • Les membres du Conseil ont applaudi l'Arabie saoudite et les EAU pour avoir promis un programme de soutien de 3 milliards de dollars au Yémen
  • L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen a achevé mercredi sa première visite au Yémen depuis sa nomination en août dernier

NEW YORK: Le Conseil de sécurité de l'ONU a salué mercredi le transfert pacifique du pouvoir, effectué la semaine dernière, du président yéménite Abed Rabbo Mansour Hadi à un Conseil présidentiel nouvellement créé comprenant un plus large éventail de représentants politiques.
Il a applaudi l'intention du PLC de former une équipe de négociations pour les pourparlers dirigés par l'ONU et a exprimé l'espoir que ce développement renforce la stabilité dans le pays et les perspectives d'un règlement de paix politique intégrateur dirigé par les Yéménites sous les auspices de l'ONU, à la suite d’une trêve annoncée au début du ramadan.
Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de la visite de trois jours à Sanaa de Hans Grundberg, l'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, qui s'est achevée mercredi. C'était sa première visite depuis sa nomination à ce poste en août dernier.
Le Conseil de sécurité a appelé la milice houthie à coopérer avec l'envoyé spécial et à participer à ses efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu permanent et à négocier un règlement politique intégrateur. Il a de nouveau souligné l'importance d'une participation minimale de 30% de femmes dans le cadre de tout accord, conformément à une résolution adoptée cette année.
S'exprimant depuis Sanaa à la fin de sa visite, Grundberg a déclaré que malgré les violations alarmantes de la trêve du ramadan, qui est entrée en vigueur le 2 avril, «nous avons constaté une importante réduction des hostilités et aucun rapport de frappes aériennes ou d’attaques transfrontalières».
Il a ajouté: «Des navires pétroliers dont le pays avait fortement besoin sont entrés dans les ports de Hodeidah, ce qui, je l'espère, contribuera à résoudre la crise du carburant que vous connaissez ici à Sanaa. Un flux constant de navires devrait entrer à Hodeidah pendant toute la durée de la trêve.»
Des travaux et des préparatifs intenses se poursuivent à l'aéroport de Sanaa pour les premiers vols commerciaux en six ans, a indiqué Grundberg, et des consultations sur la réouverture des routes à Taïz et dans d'autres gouvernorats ont également déjà commencé. Il a toutefois averti qu’il restait à relever de grands défis.
«Nous comptons sur l'engagement continu et la réelle implication des différentes parties pour faire respecter la trêve», a-t-il ajouté. «Le dialogue de bonne foi entre les parties est essentiel et celles-ci doivent utiliser les dispositifs mis en place par les Nations unies pour les soutenir à cet égard.»
Grundberg a précisé que lors de ses rencontres avec les représentants des Houthis, il avait souligné l'importance du fait de miser sur le «potentiel unique» de la trêve actuelle.
«Cette trêve offre une aide humanitaire immédiate, un répit dans la violence et une ouverture pour créer un environnement propice à un processus politique mettant fin au conflit, ainsi que des mesures plus durables pour améliorer la situation humanitaire et économique et pour mettre un terme définitif à la violence.»
Le Conseil de sécurité a également salué l'annonce par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis la semaine dernière d'un programme de soutien économique de 3 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro) au Yémen, de même que d'un engagement supplémentaire de 300 millions de dollars de la part du Royaume pour l’action humanitaire de l'ONU dans le pays.
Les membres du Conseil ont exprimé leur «profonde inquiétude face à la crise humanitaire au Yémen» et ont encouragé les donateurs «à financer intégralement le plan d’action humanitaire des Nations unies et à soutenir les efforts du gouvernement du Yémen pour stabiliser l'économie».
Ils ont promis leur plein soutien au nouveau Conseil présidentiel dans ses efforts visant à répondre aux besoins humanitaires et économiques urgents du peuple yéménite. Ils ont également salué les contributions du Conseil de coopération du Golfe et de ses États membres pour soutenir la cause de la paix, promouvoir le dialogue politique et faire face à la crise humanitaire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.