Des experts de l'ONU appellent l'Australie à rapatrier ses citoyens détenus en Syrie

Les experts estiment que la complexité de la situation à Al-Hol et Roj ne peut pas justifier "l'absence totale de mesures" par Canberra pour remédier à "l'anéantissement pur et simple des droits des citoyens australiens résultant de leur privation arbitraire de liberté". (AFP)
Les experts estiment que la complexité de la situation à Al-Hol et Roj ne peut pas justifier "l'absence totale de mesures" par Canberra pour remédier à "l'anéantissement pur et simple des droits des citoyens australiens résultant de leur privation arbitraire de liberté". (AFP)
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Publié le Lundi 18 avril 2022

Des experts de l'ONU appellent l'Australie à rapatrier ses citoyens détenus en Syrie

  • Selon les experts de l'ONU, la situation dans les camps d'Al-Hol et de Roj est "sordide et incertaine" pour les citoyens australiens détenus pour avoir rejoint l'organisation Etat islamique
  • Kamalle Dabboussy, de Sydney, dont la fille Mariam et ses trois enfants se trouvent dans le camp de Roj, a déclaré que la lettre des experts de l'ONU "réitère et souligne ce que nous disons au gouvernement depuis des années"

SYDNEY: Des experts en droits de l'Homme des Nations Unies ont demandé au gouvernement australien de rapatrier 46 ressortissants détenus dans des camps en Syrie, se disant "profondément inquiets" pour les enfants et les femmes. 


Dans une lettre rendue publique dimanche, dix rapporteurs spéciaux des Nations unies affirment que rapatrier ce groupe - qui comprend 30 enfants - en Australie est "la seule solution légale et humaine".


Selon les experts de l'ONU, la situation dans les camps d'Al-Hol et de Roj est "sordide et incertaine" pour les citoyens australiens détenus pour avoir rejoint l'organisation Etat islamique.


"Certaines de ces femmes pourraient avoir été contraintes de se rendre en Syrie ou y avoir fait l'objet d'un trafic", écrivent-ils.  


Les experts estiment que la complexité de la situation ne peut pas justifier "l'absence totale de mesures" par Canberra pour remédier à "l'anéantissement pur et simple des droits des citoyens australiens résultant de leur privation arbitraire de liberté".


Kamalle Dabboussy, de Sydney, dont la fille Mariam et ses trois enfants se trouvent dans le camp de Roj, a déclaré lundi que la lettre des experts de l'ONU "réitère et souligne ce que nous disons au gouvernement depuis des années". 


Selon lui, la situation est "désastreuse", les enfants sont mal nourris et les messages qu'ils reçoivent sont "déchirants". 


La ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne, a indiqué dimanche que le gouvernement étudiait ce sujet, sans apporter d'informations sur un éventuel rapatriement ou la nature des inquiétudes concernant la sécurité de ses ressortissants. 


Les enfants sont "des Australiens qui se sont retrouvés dans cette situation parce que leurs parents se sont rendus dans ces zones de guerre", a-t-elle déclaré à la chaîne publique ABC. 


L'ambassadrice de l'Australie à l'ONU, Amanda Gorely, a indiqué dans une réponse à la lettre des experts que le rapatriement depuis la Syrie était examiné au cas par cas et que Canberra avait rapatrié tous les mineurs non accompagnés connus de Syrie en 2019. 


Le gouvernement australien a longtemps estimé que ses obligations en matière de droits de l'Homme ne s'étendent pas aux conditions dans les camps du nord-est de la Syrie, a-t-elle ajouté. 


Mat Tinkler, directeur général par intérim de Save the Children Australia, a souligné que le récent rapatriement de citoyens allemands, suédois et néerlandais par leurs gouvernements montre que c'est possible. 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.