Le roi de Jordanie appelle à l’unité pour mettre fin à l’escalade de la violence à Jérusalem lors d’une réunion de la Ligue arabe

Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid al-Khouraiji, a participé aux travaux de la quatrième réunion d’urgence dans la capitale, Amman. (SPA)
Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid al-Khouraiji, a participé aux travaux de la quatrième réunion d’urgence dans la capitale, Amman. (SPA)
Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid al-Khouraiji, a participé aux travaux de la quatrième réunion d’urgence dans la capitale, Amman. (SPA)
Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid al-Khouraiji, a participé aux travaux de la quatrième réunion d’urgence dans la capitale, Amman. (SPA)
Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid al-Khouraiji, a participé aux travaux de la quatrième réunion d’urgence dans la capitale, Amman. (SPA)
Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid al-Khouraiji, a participé aux travaux de la quatrième réunion d’urgence dans la capitale, Amman. (SPA)
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Publié le Vendredi 22 avril 2022

Le roi de Jordanie appelle à l’unité pour mettre fin à l’escalade de la violence à Jérusalem lors d’une réunion de la Ligue arabe

  • La recrudescence de la violence en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés ces dernières semaines fait craindre un retour à un conflit plus large
  • «Les violations à la mosquée d’Al-Aqsa sont un affront flagrant et une provocation des sentiments des musulmans du monde entier», indique la Ligue arabe dans un communiqué

RIYAD: Jeudi, le roi Abdallah de Jordanie a insisté sur la nécessité d’unifier, de coordonner et d’intensifier les efforts arabes pour mettre fin à l’escalade de la violence à Jérusalem, exhortant de nouveau Israël à respecter le statu quo historique et juridique dans la mosquée Al-Aqsa et à protéger les droits des fidèles musulmans.

Lors d’une réunion du comité ministériel de la Ligue arabe chargé de l’action internationale pour faire face aux politiques et mesures illégales israéliennes à Jérusalem, le monarque a remercié les dirigeants arabes pour avoir appelé au calme dans les Territoires palestiniens et pour avoir soutenu la détermination du peuple palestinien et de la Garde hachémite.

Il a demandé instamment que des efforts supplémentaires soient déployés pour empêcher la répétition de toute forme d’escalade, a rapporté l’Agence de presse nationale Petra. La recrudescence de la violence en Israël et dans les Territoires occupés ces dernières semaines fait craindre un retour à un conflit plus large.

Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid al-Khouraiji, a participé aux travaux de la quatrième réunion d’urgence dans la capitale, Amman, représentant le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré l’Agence de presse saoudienne (SPA).
 
Le comité est présidé par la Jordanie et comprend l’Arabie saoudite, la Tunisie (président du cycle actuel de la Ligue arabe) l’Algérie, la Palestine, le Qatar, l’Égypte et le Maroc.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a également participé à la réunion, aux côtés des Émirats arabes unis, pays arabe qui est actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les participants à la réunion ont discuté des moyens de faire face à la dangereuse escalade israélienne dans la mosquée d’Al-Aqsa et de mettre en œuvre un plan d’action commun pour faire cesser les attaques et les violations israéliennes des lieux saints, arrêter la violence et rétablir le calme total.

Le comité a également appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité de l’ONU, à prendre des mesures immédiates et efficaces pour mettre fin aux pratiques israéliennes illégales et provocatrices à Jérusalem et dans la mosquée Al-Aqsa, afin de protéger le droit international et la Charte des Nations unies, d’empêcher une exacerbation de la vague de violence et de maintenir la sécurité et la paix.

Le comité a publié un communiqué final dans lequel il a souligné sa condamnation des attaques et violations israéliennes contre les fidèles de la mosquée Al-Aqsa. Il a par ailleurs averti que ces attaques et violations constituaient une provocation flagrante des musulmans du monde entier.
«Ces violations sont un affront flagrant et une provocation des sentiments des musulmans du monde entier et elles risquent d’engendrer un cycle de violence qui menace la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde», indique la Ligue arabe dans le communiqué.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
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  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.