Afghanistan: une explosion dans une mosquée soufie fait 33 morts

Du personnel médical déplace un jeune blessé sur une civière à l'extérieur d'un hôpital de Kaboul à Kaboul, le 19 avril 2022, après que trois attentats à la bombe ont secoué une école de garçons dans un quartier chiite hazara, faisant au moins 6 morts. (AFP).
Du personnel médical déplace un jeune blessé sur une civière à l'extérieur d'un hôpital de Kaboul à Kaboul, le 19 avril 2022, après que trois attentats à la bombe ont secoué une école de garçons dans un quartier chiite hazara, faisant au moins 6 morts. (AFP).
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Publié le Samedi 23 avril 2022

Afghanistan: une explosion dans une mosquée soufie fait 33 morts

  • «L'explosion s'est produite dans une mosquée du district d'Imam Sahib de Kunduz, provoquant la mort de 33 civils dont des enfants», a déclaré le porte-parole du gouvernement Zabihullah Mujahid
  • Les groupes jihadistes tels que l'EI vouent une haine profonde à ce courant musulman qu'ils considèrent comme hérétique et qu'ils accusent de polythéisme pour demander l'intercession de saints

KUNDUZ : Au moins 33 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans une explosion qui a frappé une mosquée soufie pendant la prière du vendredi dans le nord de l'Afghanistan, ont annoncé les talibans, au lendemain de deux attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI).

"L'explosion s'est produite dans une mosquée du district d'Imam Sahib de Kunduz, provoquant la mort de 33 civils dont des enfants", a déclaré sur Twitter le porte-parole du gouvernement Zabihullah Mujahid.

Depuis que les talibans ont pris le contrôle de l'Afghanistan en août après y avoir renversé les autorités soutenues par les États-Unis, le nombre d'attentats à la bombe a diminué mais les jihadistes et l'EI ont poursuivi leurs attaques contre des cibles qu'ils jugent hérétiques. 

"Nous condamnons ce crime (...) et exprimons notre plus profonde sympathie aux personnes endeuillées", a encore dit Zabihullah Mujahid.

Un correspondant de l'AFP sur place a constaté que l'un des murs de la mosquée Mawlavi Sikandar, fréquentée par des soufis, avait été éventré par l'explosion.

Les groupes jihadistes tels que l'EI vouent une haine profonde à ce courant musulman qu'ils considèrent comme hérétique et qu'ils accusent de polythéisme - le plus grand péché dans l'islam - pour demander l'intercession de saints.

"Le spectacle à la mosquée était horrible. Tous ceux qui priaient à l'intérieur ont été soit blessés soit tués", a raconté Mohammad Esah, le propriétaire d'un magasin situé à proximité. 

Un membre du personnel soignant d'un hôpital proche a raconté à l'AFP au téléphone qu'entre 30 et 40 personnes avaient été admises dans cet établissement après cette explosion.

"Les éclats que nous avons trouvés dans les corps des blessés indiquent qu'il s'agit bien de l'explosion d'une bombe", a indiqué un médecin de l'hôpital provincial à l'AFP. 

"Les gens se sont rassemblés pour prier à la mosquée et l'explosion s'est produite", a dit au téléphone à l'AFP un témoin.

Des attentats à la bombe en série

Cette explosion survient au lendemain de deux attentats revendiqués par le groupe Etat Islamique en Afghanistan, qui ont au total fait au moins 16 morts et des dizaines de blessés.

Douze fidèles ont péri et 58 ont été blessés dans un attentat jeudi contre une mosquée chiite dans la ville de Mazar-i-Sharif (nord). 

Le même jour, au moins quatre personnes ont été tuées et 18 blessées à Kunduz dans l'explosion d'une bombe placée sur un vélo, au passage d'un véhicule transportant des civils mécaniciens travaillant pour une unité militaire talibane.

Aucun groupe n'a en revanche encore revendiqué les deux explosions survenues mardi dans une école de garçons d'un quartier chiite de Kaboul, qui ont fait six morts et plus de 25 blessés. 

Les Afghans chiites, issus pour la plupart de la communauté hazara qui constitue entre 10 et 20% des 38 millions d'habitants de l'Afghanistan, sont depuis longtemps la cible de l'EI, qui voient en eux des hérétiques.

Plus tôt vendredi, les autorités talibanes ont déclaré avoir arrêté le "cerveau" de l'attentat à la bombe de jeudi à la mosquée de Mazar-i-Sharif. 

Les responsables talibans insistent sur le fait que leurs forces ont vaincu le groupe Etat islamique, mais les analystes estiment que cette organisation jihadiste représente toujours un danger majeur au plan de la sécurité en Afghanistan.

"Depuis que la prise de pouvoir par les talibans, la seule chose dont ils se vantaient était l'amélioration de la sécurité", a déclaré Hekmatullah Hekmat, un expert indépendant en politique et en sécurité.

"Si cela ne se maintient pas et s'ils ne parviennent pas à contenir l'EI, alors ils échoueront comme le gouvernement précédent", a-t-il ajouté. 


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.