Les pays arabes critiquent Israël lors d'une réunion houleuse du Conseil de sécurité

Les pays arabes ont critiqué Israël lors d’une réunion houleuse du Conseil de sécurité des Nations unies. (Photo, UNTV/Archives)
Les pays arabes ont critiqué Israël lors d’une réunion houleuse du Conseil de sécurité des Nations unies. (Photo, UNTV/Archives)
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Publié le Mardi 26 avril 2022

Les pays arabes critiquent Israël lors d'une réunion houleuse du Conseil de sécurité

  • La Jordanie, les EAU, le Maroc, l’Algérie et le Liban se joignent à la condamnation palestinienne
  • Le représentant israélien accuse le Conseil d’ignorer la menace posée par l’Iran

LONDRES: Les pays arabes ont critiqué Israël lundi lors d’une réunion houleuse du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a porté sur le conflit israélo-palestinien.

Les représentants de plusieurs États arabes se sont exprimés contre les actions des forces israéliennes à l’encontre des Palestiniens, notamment les violences du weekend dernier à Jérusalem-Est et à la mosquée Al-Aqsa.

Israël a critiqué le CSNU pour avoir ignoré les activités des groupes terroristes palestiniens et la menace grandissante de l’Iran.

Tor Wennesland, coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, a déclaré que 23 Palestiniens, dont trois femmes et quatre enfants, ont été tués lors d’affrontements avec les forces israéliennes, et que 541 autres ont été blessés par la police et les colons.

Douze Israéliens, dont deux femmes, et trois ressortissants étrangers ont été tués par des Palestiniens, et 82 ont été blessés.

Riyad Mansour, observateur permanent de la Palestine auprès des Nations unies, a indiqué qu’Israël avait «recouru à sa justification préférée, la sécurité» pour expliquer les violences commises par ses forces.

«C’est la justification universelle: la sécurité pour justifier l’occupation illégale, la sécurité pour justifier les déplacements forcés, la sécurité pour justifier un blocus inhumain, la sécurité pour justifier le meurtre d’enfants sur le chemin de l’école, la sécurité pour justifier le bombardement de quartiers entiers, la sécurité pour justifier l’attaque contre notre peuple, notre terre et nos lieux saints», a-t-il ajouté.

«Ils ont qualifié nos fidèles de “terroristes” – les distorsions sont sans fin, offensantes et dangereuses.»

Gilad Erden, ambassadeur d’Israël à l’ONU, a déclaré qu’Israël se trouvait au beau milieu d’une «vague terroriste» d’attaques. 

Il a critiqué le CSNU pour ne pas avoir soulevé la question de l’Iran, de ses activités au Liban et de son programme nucléaire, qu’il a qualifié de «véritable menace pour la sécurité régionale».

Le Hezbollah «a décuplé son arsenal au Liban», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il «ne représente qu’un tentacule du terrorisme appartenant à une menace encore plus grande: l’Iran».

«Le Hezbollah est l’une des six armées terroristes mandataires que l’Iran finance et arme, et l’Iran, en tant que premier État parrain du terrorisme dans le monde, utilise ces armées pour répandre la mort et le chaos à travers la région.»

«Au moment où nous parlons, les centrifugeuses iraniennes avancées continuent de tourner. Le régime des ayatollahs n’est plus qu’à quelques semaines d’enrichir assez d’uranium pour fabriquer une bombe nucléaire», a ajouté Erden.

«Comment est-il possible que l’organe chargé de la sécurité mondiale ne consacre pas la majeure partie de ce débat sur le Moyen-Orient à la menace nucléaire iranienne?»

«Essayez d’imaginer à quoi ressemblera le Moyen-Orient lorsque les mandataires terroristes de l’Iran pourront opérer sous un parapluie nucléaire», a-t-il ajouté.

«À quel point les attaques des Houthis contre les routes commerciales internationales et les infrastructures civiles seront-elles plus audacieuses lorsqu’ils disposeront d’un soutien nucléaire?»

D’autres pays ont cependant critiqué Israël pour ses actions contre les Palestiniens ces derniers jours. L’Algérie a rappelé au CSNU que la session se tenait quelques jours avant le 74e anniversaire de la dépossession du peuple palestinien lors de la création d’Israël en 1948, «un peuple dont la seule faute a été de refuser l’occupation de sa terre et de réclamer le droit à l’autodétermination».

La Jordanie, la Turquie, le Maroc, le Liban et les Émirats arabes unis ont également critiqué Israël, l’appelant à désamorcer la situation. 

Les EAU ont qualifié la situation de «moment critique» et ont condamné «les incursions répétées des forces israéliennes dans la mosquée Al-Aqsa, ainsi que l’agression menée par des colons dans les cours d’Al-Haram al-Charif».

Richard Mills Jr., ambassadeur adjoint des États-Unis auprès de l’ONU, a averti que la situation à Gaza était également devenue désespérée et nécessitait une aide internationale.

«À Gaza, le besoin d’aide humanitaire, de reconstruction et de redressement reste aigu», a-t-il déclaré. «Nous encourageons tous les États membres à fournir une aide concrète, y compris des contributions financières pour aider à répondre aux besoins des Palestiniens ordinaires.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: l'ONU met en garde contre un risque de famine inégalé

Le 14 janvier 2016,, un convoi d'une cinquantaine de camions d'aide quitte Damas pour la ville syrienne de Madaya, frappée par la faim, où 40 000 habitants ont subi un siège gouvernemental paralysant qui a suscité une vive condamnation de l'ONU. (Photo de Louai BESHARA / AFP)
Le 14 janvier 2016,, un convoi d'une cinquantaine de camions d'aide quitte Damas pour la ville syrienne de Madaya, frappée par la faim, où 40 000 habitants ont subi un siège gouvernemental paralysant qui a suscité une vive condamnation de l'ONU. (Photo de Louai BESHARA / AFP)
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  • «La faim a atteint un niveau inégalé depuis 12 ans en Syrie», a déclaré le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué
  • Selon l'ONU, plus de 90% de la population syrienne vit sous le seuil de la pauvreté depuis le début, en 2011, d'un conflit sanglant ayant tué près d'un demi-million de personnes et dévasté les infrastructures du pays

BEYROUTH : Le nombre de Syriens souffrant de la faim a atteint un nouveau record après 12 ans de guerre civile, a averti vendredi l'ONU qui a mis en garde contre «une nouvelle vague d'émigration de masse».

«La faim a atteint un niveau inégalé depuis 12 ans en Syrie», a déclaré le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué.

«Douze millions de personnes ne savent pas comment elles se procureront leur prochain repas», a ajouté le PAM, auxquelles s'ajoutent «2,9 millions de personnes qui risquent de souffrir de la faim».

Selon l'ONU, plus de 90% de la population syrienne vit sous le seuil de la pauvreté depuis le début, en 2011, d'un conflit sanglant ayant tué près d'un demi-million de personnes et dévasté les infrastructures du pays.

La Syrie, dont l'économie s'est effondrée, est désormais au sixième rang des pays comptant le plus de personnes menacées d'insécurité alimentaire.

Les prix des denrées alimentaires ont été multipliés par 12 au cours des trois dernières années dans ce pays frappé en outre par la sécheresse, le choléra et le Covid-19.

La malnutrition infantile et des mères «augmente également à une vitesse sans précédent», selon le communiqué.

Si la communauté internationale n'intervient pas pour aider la Syrie, le pays risque d'être confronté à «une autre vague de d'émigration massive», a déclaré le directeur du PAM, David Beasley, lors d'une visite en Syrie cette semaine.

«Est-ce ce que veut la communauté internationale?», a-t-il ajouté, exhortant les pays donateurs à redoubler d'efforts pour «éviter cette catastrophe imminente».

Déclenchée par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a également provoqué le déplacement de millions de personnes.

Au cours de la «crise migratoire» de 2015, l'Europe avait vu arriver sur son sol 1,2 million de personnes, dont de nombreux Syriens fuyant la guerre.


Liban: deux députés indépendants poursuivent leur sit-in au Parlement

Cette photo fournie par le bureau de presse du Parlement libanais le 19 janvier 2023 montre les parlementaires Melhem Khalaf (à gauche) et Najat Saliba faisant une déclaration à la presse à la fin d'une session dans le bâtiment du Parlement, dans le quartier du centre-ville de la capitale Beyrouth. (Photo par Stringer / Parlement Libanais / AFP)
Cette photo fournie par le bureau de presse du Parlement libanais le 19 janvier 2023 montre les parlementaires Melhem Khalaf (à gauche) et Najat Saliba faisant une déclaration à la presse à la fin d'une session dans le bâtiment du Parlement, dans le quartier du centre-ville de la capitale Beyrouth. (Photo par Stringer / Parlement Libanais / AFP)
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  • «L'Etat se délite complètement, nous voulons préserver ce qu'il en reste, à savoir le Parlement», a ajouté la députée qui dit dormir dans un salon de l'hémicycle, comme son collègue
  • La décision lundi du juge indépendant Tarek Bitar de reprendre l'enquête sur l'explosion meurtrière au port de Beyrouth en 2020 a déclenché une véritable guerre au sein de la justice

BEYROUTH : Une élue indépendante a promis vendredi à Beyrouth de poursuivre son sit-in au Parlement jusqu'à ce que les députés élisent un chef de l'Etat au Liban, pays sans président depuis près de trois mois et où la crise socio-économique s'aggrave.

Cette députée, l'écologiste Najat Saliba, et un collègue, l'ancien bâtonnier de Beyrouth Melhem Khalaf, entament vendredi leur deuxième semaine de sit-in pour protester contre les profonds différends politiques empêchant l'élection d'un successeur à Michel Aoun.

A l'issue d'une onzième session du Parlement le 19 janvier, qui a échoué à élire un chef de l'Etat, ils étaient restés dans l'hémicycle.

«Nous restons ici, que personne ne pense que nous allons partir» avant l'élection d'un président, a déclaré vendredi à l'AFP Najat Saliba.

«L'Etat se délite complètement, nous voulons préserver ce qu'il en reste, à savoir le Parlement», a ajouté la députée qui dit dormir dans un salon de l'hémicycle, comme son collègue.

«Nous sommes sans gouvernement, sans système financier et sans justice», a encore déploré Mme Saliba.

Parallèlement à la crise politique et économique, la décision lundi du juge indépendant Tarek Bitar de reprendre l'enquête sur l'explosion meurtrière au port de Beyrouth en 2020 a déclenché une véritable guerre au sein de la justice.

Le mandat du président Michel Aoun a expiré le 31 octobre et les députés, profondément divisés entre le camp du puissant Hezbollah pro-iranien et celui de leurs adversaires, n'arrivent pas à désigner un successeur.

Aucun camp ne dispose d'une claire majorité pour imposer un candidat dans un pays où l'élection d'un président prend souvent des mois.


Arrestation d’une femme accusée d’avoir tué un étudiant saoudien avec un couteau aux États-Unis

La police a retrouvé le corps d’Alwaleed Algheraibi, 25 ans, à l’intérieur d’une propriété de Hansberry Street, à Germantown, un quartier de Philadelphie. (Fournie)
La police a retrouvé le corps d’Alwaleed Algheraibi, 25 ans, à l’intérieur d’une propriété de Hansberry Street, à Germantown, un quartier de Philadelphie. (Fournie)
Nicole Marie Rodgers, 19 ans, a été arrêtée aujourd’hui. (fournie)
Nicole Marie Rodgers, 19 ans, a été arrêtée aujourd’hui. (fournie)
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  • Les enquêteurs ont déclaré à la presse locale que le téléphone de la victime et d’autres objets de valeur avaient été saisis
  • La police a confirmé aujourd’hui que Nicole Marie Rodgers avait été placée en garde à vue après avoir été recherchée pendant une semaine

DUBAÏ: La police de Philadelphie a arrêté aujourd’hui une femme de dix-neuf ans en lien avec l’agression mortelle contre un étudiant saoudien, rapportent les médias américains locaux. La femme en question aurait été la voisine de la victime.
La police a retrouvé le corps d’Alwaleed Algheraibi, 25 ans, à l’intérieur d’une propriété de Hansberry Street, à Germantown, un quartier de Philadelphie. Il avait été blessé au cou par un couteau lundi vers midi, heure locale.
Il a été déclaré mort sur les lieux.
Les enquêteurs ont déclaré à la presse locale que le téléphone de la victime et d’autres objets de valeur avaient été saisis.
La police a confirmé aujourd’hui que Nicole Marie Rodgers avait été placée en garde à vue après avoir été recherchée pendant une semaine.
Elle est accusée de meurtre, de vol qualifié, de cambriolage et de possession d’instrument du crime, précise la police.
Alwaleed Algheraibi était sur le point de finir ses études et il devait retourner en Arabie saoudite.
L’oncle de la victime a indiqué aux médias saoudiens locaux que l’accusée vivait dans l’appartement situé en face de celui de son neveu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com