La victoire de Macron suscite des réactions contradictoires à Dubaï

Le président français, Emmanuel Macron, célèbre sa victoire à l’élection présidentielle, au Champ de Mars à Paris, le 24 avril 2022. (Photo, AFP)
Le président français, Emmanuel Macron, célèbre sa victoire à l’élection présidentielle, au Champ de Mars à Paris, le 24 avril 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 26 avril 2022

La victoire de Macron suscite des réactions contradictoires à Dubaï

  • Arab News a contacté des membres de la communauté française pour avoir leur avis sur les élections de 2022
  • Certains ont voté, d’autre non, parce qu’ils ont estimé que cela n’aurait pas un impact direct sur leur vie aux EAU

DUBAÏ: Le 24 avril, le président français, Emmanuel Macron, est entré dans l’histoire en devenant le premier chef d’État à être réélu pour un second mandat en deux décennies.

En recueillant environ 58% des voix, il a vaincu la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen, dont la performance a connu une hausse par rapport à sa candidature de 2017.

Dans son discours de victoire, entouré d’une foule d’électeurs en liesse et de drapeaux de la France et de l’UE, Macron a déclaré: «Aujourd’hui, vous avez choisi un projet ambitieux, européen, social et écologique, fondé sur le travail et la création… Désormais, je ne suis plus le candidat d’un camp, mais le président de tous.»

La France et les Émirats arabes unis ont maintenu des liens culturels et économiques solides ces dernières années. 

À Dubaï, on compte une population de plus de 10 000 ressortissants français, qui ont créé des entreprises, élevé des familles et contribué à la croissance financière de la ville multiculturelle.

Arab News a contacté des membres de la communauté française de Dubaï pour voir leur avis sur l’élection de 2022 et ses résultats. 

Ils ont exprimé des réactions diverses, allant du détachement au soulagement en passant par la consternation.

Certains ont voté, d’autre non, parce qu’ils ont estimé que cela n’aurait pas un impact direct sur leur vie aux EAU.

«J’ai toujours voté, mais cette fois, j’ai eu l’impression que tous les candidats étaient pires les uns que les autres», a déclaré une entrepreneuse franco-syrienne, qui a souhaité garder l’anonymat.

«Ils étaient tous contre tout ce que nous défendons. C’est la première fois que je me suis sentie complètement déconnectée de tout ça», a-t-elle ajouté.

Il y a cinq ans, l’entrepreneuse avait voté pour Macron mais n’a pas pu voter cette fois-ci car elle n’est pas inscrite. L’opinion qu’elle avait du président a changé au fil du temps.

«Je préfère Macron à Le Pen, à 100%, mais je ne suis pas satisfaite du résultat», a-t-elle indiqué.

Ayant vécu à Paris, l’entrepreneuse estime que la présidence de Macron était imparfaite, de sa gestion insatisfaisante des manifestations massives des Gilets Jaunes à ses politiques de volte-face pendant la pandémie.

Pendant ce temps, une spécialiste du marketing sous couvert d’anonymat et mère de deux enfants a voté dans un hôtel de Dubaï, décrivant l’expérience comme «rapide et organisée».

Toutefois, elle a été «déçue» par le résultat final.

«J’ai trouvé ces dernières semaines antidémocratiques avec la presse critiquant toute personne qui n’est pas Macron», a-t-elle remarqué.

Elle s’est abstenue de voter pour Macron lors de ses deux candidatures, mais a d’abord pensé qu’il pouvait être un agent du changement. 

«Quand il a été élu, j’avoue avoir pensé qu’il pouvait être bon. Nous avions de l’espoir», a-t-elle ajouté.

Selon elle, certains de ses défauts incluent un manque de croyance en «la culture et l’histoire françaises… Il pense que nous ne pouvons survivre qu’en dépendant de l’Europe».

L’insécurité et l’immigration incontrôlée sont quelques-uns de ses autres points faibles. Cependant, la spécialiste du marketing ne pense pas non plus que Le Pen soit la bonne personne pour diriger la nation.

«Certaines de ses revendications sont trop extrêmes, comme l’interdiction du port du voile en public. Ce n’est pas la bataille que nous devrions mener», a-t-elle indiqué.

Le chef d’entreprise Rodolphe Duffour, cofondateur du magasin gastronomique français Maison Duffour, qui a soutenu Macron, est plus optimiste.

Duffour estime que Macron a une meilleure image et un meilleur esprit d’entreprise à l’international que son adversaire.

«Les projets économiques n’auraient jamais été menés correctement si Marine Le Pen avait été élue présidente», a-t-il déclaré.

Duffour, né à Paris, vit à l’étranger depuis de nombreuses années, mais ressent toujours le devoir de participer au système de vote français.

«Je ne rate jamais l’occasion de voter, puisque j’ai le droit de le faire et d’exprimer ma voix», a-t-il expliqué.

«Bien que je ne sois pas d’accord avec toutes ses politiques, je suis définitivement plus proche de la politique de Macron… J’ai ressenti comme un soulagement de le voir gagner.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
Short Url
  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
Short Url
  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Short Url
  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.