Biden dit avoir dû prendre des «décisions difficiles» pour obtenir la libération d'un Américain en Russie

Trevor Reed avait été condamné en juillet 2020 à neuf ans de prison pour avoir agressé en août 2019, alors qu'il était en état d'ébriété, deux policiers appelés sur les lieux d'une fête à Moscou. (Photo, AFP)
Trevor Reed avait été condamné en juillet 2020 à neuf ans de prison pour avoir agressé en août 2019, alors qu'il était en état d'ébriété, deux policiers appelés sur les lieux d'une fête à Moscou. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 27 avril 2022

Biden dit avoir dû prendre des «décisions difficiles» pour obtenir la libération d'un Américain en Russie

Trevor Reed avait été condamné en juillet 2020 à neuf ans de prison pour avoir agressé en août 2019, alors qu'il était en état d'ébriété, deux policiers appelés sur les lieux d'une fête à Moscou. (Photo, AFP)
  • La famille de Trevor Reed a indiqué à la chaîne CNN lui avoir parlé au téléphone et qu'il avait dit aller «bien», mais qu'il semblait «un peu dépassé»
  • «Cela ne représente aucun changement - aucun - dans notre façon de considérer l'effroyable violence en Ukraine», a affirmé un responsable américain

WASHINGTON: Joe Biden a dit mercredi avoir dû prendre des « décisions difficiles » pour obtenir la libération de l'ex-Marine américain Trevor Reed, échangé contre un pilote russe incarcéré aux Etats-Unis. 

« Trevor, un ancien Marine américain, a été libéré de prison en Russie », a déclaré le président américain dans un communiqué. « Les négociations qui nous ont permis de ramener Trevor à la maison ont nécessité des décisions difficiles que je ne prends pas à la légère », a-t-il ajouté. 

« Son retour sain et sauf témoigne de la priorité que mon administration accorde au rapatriement des Américains retenus en otage et injustement détenus à l'étranger », a-t-il affirmé. 

La diplomatie russe avait annoncé juste auparavant que Trevor Reed, condamné à neuf ans de prison en Russie pour des violences, avait été échangé contre Konstantin Iarochenko, un pilote russe incarcéré aux Etats-Unis, évoquant « un long processus de négociation ». 

La famille de Trevor Reed a indiqué à la chaîne CNN lui avoir parlé au téléphone et qu'il avait dit aller « bien », mais qu'il semblait « un peu dépassé ». 

« Il avait l'air d'être un peu en état de choc », a expliqué sa mère, Paula Reed. 

Son père, Joey, a aussi dit que son fils avait été transféré vers une autre prison « cette semaine » puis qu'il avait été emmené en avion en Turquie. 

« Trevor nous a rapidement dit que l'avion américain s'était placé près de l'avion russe et qu'ils avaient sorti les deux prisonniers en même temps comme dans les films », a-t-il affirmé.  

L'échange de prisonniers entre Moscou et Washington n'a «aucun» impact sur les relations entre les deux pays

Les Etats-Unis ne s'attendent à aucune amélioration dans les relations avec la Russie et continueront de soutenir l'Ukraine malgré l'échange de prisonniers entre Washington et Moscou annoncé mercredi, a affirmé un responsable américain. 

« Cela ne représente aucun changement - aucun - dans notre façon de considérer l'effroyable violence en Ukraine », a dit à des journalistes ce responsable. Les « discussions avec les Russes qui ont conduit à cet échange étaient strictement limitées à ces sujets », il ne s'agissait « pas (d')une conversation plus large ou même (du) début d'une conversation », a-t-il déclaré sous couvert de l'anonymat. 

Selon ce responsable, les Etats-Unis menaient des pourparlers avec la Russie depuis des mois en dépit de la brusque détérioration des relations entre les deux puissances en raison de l'invasion de l'Ukraine lancée par Moscou le 24 février. 

Il a également affirmé que Trevor Reed, l'ancien Marine américain condamné à neuf ans de prison en Russie pour des violences et dont la libération a été annoncée mercredi, semblait avoir « le moral » et qu'il était en route vers les Etats-Unis. 

Un responsable américain a indiqué à des journalistes sous couvert de l'anonymat que Trevor Reed était en route vers les Etats-Unis. 

« Nous saluons cette importante libération, tout en continuant d'appeler à la libération du citoyen américain injustement détenu Paul Whelan », a affirmé pour sa part le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, en référence à cet homme condamné à Moscou pour espionnage. 

La famille de Paul Whelan s'est très vite réjouie de la libération de Trevor Reed, se disant « pleine de joie » pour ses proches. 

Mais « Paul reste otage » en Russie, a dit son frère David dans un communiqué. 

« Nos parents vieillissent. Nous espérons toujours que Paul rentre à la maison afin qu'ils puissent le voir une fois de plus. Mais chaque jour cet espoir s'amenuise », a-t-il ajouté. 

Trevor Reed avait été condamné en juillet 2020 à neuf ans de prison pour avoir agressé en août 2019, alors qu'il était en état d'ébriété, deux policiers appelés sur les lieux d'une fête à Moscou. 

Il avait nié l'agression et dénoncé une affaire « politique » sur fond de tensions russo-américaines. 

Konstantin Iarochenko avait lui été arrêté en 2010 au Liberia par des agents des services secrets américains. Accusé de trafic de drogue, il avait été emmené aux Etats-Unis où la justice l'avait condamné à 20 ans de prison. 


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.