La famille Assad pèserait entre 1 et 2 milliards de dollars selon un rapport américain

Un portrait du président Bashar al-Assad est accroché à l'extérieur du bazar couvert d'Hamidiyah dans la vieille ville de Damas, le 1er février 2022 (Photo, AFP).
Un portrait du président Bashar al-Assad est accroché à l'extérieur du bazar couvert d'Hamidiyah dans la vieille ville de Damas, le 1er février 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 29 avril 2022

La famille Assad pèserait entre 1 et 2 milliards de dollars selon un rapport américain

  • Les Assad sont à la tête d'un système complexe, comprenant des sociétés-écrans et des entreprises de façade
  • En mars, Bachar al-Assad s'est rendu aux Emirats arabes unis, sa première visite dans un pays arabe depuis le début de la guerre

WASHINGTON: La fortune de la famille du président syrien Bachar al-Assad s'élève probablement à entre 1 et 2 milliards de dollars, a affirmé jeudi le département d'Etat américain, malgré les tentatives d'isoler le dirigeant de ce pays dévasté par la guerre.

Dans un rapport demandé par le Congrès, le département d'Etat américain dit ne pouvoir fournir qu'une "estimation inexacte", les Assad étant soupçonnés de posséder des biens sous des noms d'emprunt ou cachés par des montages opaques.

"Les estimations basées sur des informations accessibles à tous placent généralement la fortune de la famille Assad entre 1 et 2 milliards de dollars", affirme la partie publique du rapport, dont des pans sont classés secrets.

Les Assad sont à la tête d'"un système complexe, comprenant des sociétés-écrans et des entreprises de façade, qui sert d'outil au régime pour accéder aux ressources financières", d'après le rapport, citant des informations d'ONG et de médias.

L'estimation inclut l'épouse du président, son frère, sa soeur, ses cousins et son oncle. La plupart sont sous le coup de sanctions américaines.

Le département d'Etat dit ne pas avoir assez d'informations sur les biens des trois enfants de Bachar al-Assad, dont le plus jeune a 17 ans.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions visant à empêcher une normalisation avec le président syrien, qui a récupéré le contrôle de la majeure partie du territoire syrien après une décennie de guerre.

Mais d'autres pays sont sur une trajectoire contraire. En mars, Bachar al-Assad s'est ainsi rendu aux Emirats arabes unis, sa première visite dans un pays arabe depuis le début de la guerre en 2011.

Déclenchée par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a coûté la vie à environ 500.000 personnes, dévasté les infrastructures du pays et déplacé des millions de personnes.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Short Url
  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

Short Url
  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.