Ibrahim Maalouf: «La culture est faite pour se transformer avec le temps»

Ibrahim Maalouf est un musicien franco-libanais. (Photo fournie)
Ibrahim Maalouf est un musicien franco-libanais. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Vendredi 29 avril 2022

Ibrahim Maalouf: «La culture est faite pour se transformer avec le temps»

  • À l'occasion de la Journée internationale du jazz, Arab News s'entretient avec le virtuose franco-libanais qui a propulsé ce genre musical dans de nouvelles directions
  • Maalouf considère le jazz comme la «musique de la liberté» et rejette les puristes qui refusent l'expérimentation dans ce genre musical

DUBAÏ : Pour un homme qui a 16 albums à son actif, a fait salle comble de Paris à New York, s’est produit avec Sting, Juliette Gréco et Jon Batiste, entre autres, qui a pour manager le légendaire producteur américain Quincy Jones et qui  est devenu le premier virtuose français de la trompette, le musicien franco-libanais Ibrahim Maalouf entretient une étrange relation avec l'instrument qui a fait sa renommée internationale. 

«J'ai grandi en jouant de la trompette, parce que mon père (Nassim) était trompettiste. Mais je n'ai pas aimé ça», raconte Maalouf à Arab News depuis son domicile en banlieue parisienne. 

«Je sais que c'est étrange de dire ça maintenant, étant donné tout ce que cet instrument m'a apporté. Cela pourrait sembler quelque peu indélicat envers mon père, mais je dois être honnête», poursuit-il. «Je jouais de la musique classique sur la trompette, et mon père la jouait très fort. Il aimait la trompette. J'adorais le piano et j'en jouais tout le temps. Quand j'ai dû jouer de la trompette, ce ne fut pas vraiment un plaisir. C'était surtout parce que le son me faisait mal aux oreilles. Mon père jouait des notes aiguës qui montrent que l’on est fort. Je n'étais pas du tout comme ça – j'étais très timide et intimidé par tout cela. Je ne me reconnaissais pas dans son style de jeu.» 

Pic
Maalouf entretient une relation étrange avec l'instrument qui l'a rendu internationalement célèbre. (Photo fournie)

Maalouf est né à Beyrouth en 1980, cinq ans après le début de la guerre civile libanaise. «Ma mère m'a mis au monde dans un hôpital sous les bombes», raconte-t-il. Ils ont émigré «tout de suite» en France, avec l'intention de n'y rester que jusqu'à ce que la situation au Liban se calme. Ils n'ont pas vécu depuis dans leur pays natal. 

«Mon père a quitté le Liban à l'âge de 24 ans. Il était agriculteur dans la montagne libanaise. Il ne connaissait rien à la culture française, mais il aimait par-dessus tout la trompette. Il a tout quitté pour venir en France, où il ne connaissait personne», raconte Maalouf. «Il voulait devenir trompettiste et musicien classique; je ne le voulais pas du tout.» 

Cette rencontre coïncide juste avant la Journée internationale du jazz, célébrée chaque année le 30 avril. Pour Maalouf, qui a grandi en écoutant de la musique classique arabe et occidentale, écouter du jazz pour la première fois à l'adolescence a constitué un véritable tournant dans sa vie. 

Pic
Maalouf a été élevé en écoutant de la musique classique arabe et occidentale. (Photo fournie)

«J'ai acheté un CD de Miles Davis, je l’ai écouté et… boom! J’ai réalisé que «nous avons le droit de jouer de la trompette avec des notes douces, quelque chose qui chuchote comme une voix humaine». «Depuis, tout a changé pour moi», dit-il. «J'ai commencé à écouter Chet Baker, Jon Hassell et Miles, bien sûr. Ils jouaient de la trompette d'une manière que je croyais interdite. C'est en voyant des gens jouer doucement et chuchoter sur leurs instruments sans avoir à paraître agressifs que j’ai aimé le jazz.» 

Maalouf considère le jazz comme la «musique de la liberté» et rejette les puristes qui refusent l'expérimentation dans ce genre musical. 

«Ils l'aiment tellement qu'ils ont peur qu’il se transforme avec le temps et qu’il devienne autre chose», dit-il. «Mais en fait, la culture est faite pour se transformer avec le temps.» 

Le répertoire d’Ibrahim Maalouf incorpore souvent des éléments de la musique arabe, notamment le tarab profond et le mawaal lent et sentimental. Pour obtenir ce son, il joue des quarts de ton – des notes propres à la musique arabe et qu’on ne trouve pas dans la musique occidentale – sur une trompette spéciale qui a une valve supplémentaire, inventée par son père. «C'est ma culture, dit-il. C'est ainsi que je m'exprime.» 

Maalouf est réputé pour donner une tournure surprenante et unique à des chansons classiques telles que le tube d'Oum Kalthoum de 1969 Alf Leila Wa Leila qu'il a interprété avec un quintette de jazz sur son album de 2015 «Kalthoum». 

Pic
Le trompettiste, enseignant, compositeur et arrangeur franco-libanais Ibrahim Maalouf marche dans une rue de Beyrouth avec la présidente du Festival international de Baalbeck, Nayla De Freige, le 25 mai 2017. (Photo fournie)

«Les gens m'ont dit: “Vous touchez à une mélodie traditionnelle. Vous allez lui nuire. Ne la changez pas; les gens vont être en colère contre vous.” Et je me suis dit: “Pourquoi? Cette mélodie est si belle et je la façonne différemment.”» 

Lors des célébrations du 14 juillet 2021 au pied de la tour Eiffel, il a apporté sa propre touche à La Marseillaise – l'hymne national français – en donnant à ce chant traditionnellement fort un rythme plus calme et apaisant. Il savait que son interprétation susciterait des émotions.  
«De toute évidence, nous allons nous faire descendre sur Twitter», a-t-il déclaré dans une vidéo sur sa page Facebook à l'époque. «Si c'est le prix à payer, j’en suis ravi.» 

Maalouf est souvent décrit comme un musicien qui «relie deux mondes» avec sa musique. C'est pourtant une description avec laquelle il n'est pas d'accord. 

«Je ne me vois pas comme quelqu'un qui réunit la culture du Moyen-Orient et le jazz, explique-t-il. Je me vois juste comme une personne ordinaire, qui peint avec de la musique une image de l'époque dans laquelle nous vivons. Je ne me soucie même pas du fait de mélanger le jazz et le Moyen-Orient – ​​cela se mélange naturellement. Je suis juste un témoin du mélange naturel qui se produit à travers les êtres humains partout dans le monde. Grâce à Internet — et nous sommes la génération Internet — cela existe partout. 

Pic
Maalouf est souvent décrit comme un musicien qui " construit un pont entre deux mondes " avec sa musique. (Photo fournie)

«Je comprends que pour commercialiser la musique, il faut la nommer», poursuit-il. «Mais quand il s'agit de la musique elle-même, c'est là que nous devons être très prudents. Pourquoi devons-nous réduire tout ce que nous sommes, tout ce que vous êtes et que je suis au fait d’être simplement “un Arabe vivant en France”? Devons-nous nous donner des noms et en donner aux cultures? Vous nommez une culture et, une seconde plus tard, c'est autre chose.» 

Il propose un exemple du «mélange naturel» dont il parle. «Quand j'étais au Lincoln Jazz Center à New York, je jouais devant des amateurs de jazz; en écoutant la mélodie d'Oum Kalthoum, ils s’exclamaient: “C'est tellement cool!” Vous voyez? Nous partageons les mêmes mélodies, c'est juste une question de la manière dont vous les façonnez.» 

Maalouf réfute les tentatives qui visent à les catégoriser, lui et sa musique. Il compose des musiques de films. Il produit des albums de rap. Il s'intéresse à la culture hip-hop. «Plus je vieillis, plus la musique que j'écoute rajeunit», dit-il. «Je suis comme un chercheur dans un laboratoire, travaillant avec des tubes et des produits chimiques – et j'obtiens des couleurs et des textures intéressantes. Je préfère être défini comme un expérimentateur. 


La femme au cœur de la transformation saoudienne selon Doha Brahim

L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
Short Url
  • Décorés sobrement, mais avec beaucoup d’élégance, les salons de la résidence de l’Arabie saoudite ont été, l’espace d’une soirée, un lieu de retrouvailles et de convivialité
  • Après une brève allocution de bienvenue, Al Ruwaily a donné la parole à la docteure Doha Brahim, spécialiste en administration des affaires et membre de la Commission des droits de l’homme en Arabie saoudite depuis 2020

PARIS: Délicatesse et chaleur humaine étaient au rendez-vous lors de l’iftar organisé par l’épouse de l’ambassadeur saoudien à Paris, Fatima Al Ruyaily, qui a réuni plusieurs dizaines de personnalités féminines connues de la place parisienne.

Décorés sobrement, mais avec beaucoup d’élégance, les salons de la résidence de l’Arabie saoudite ont été, l’espace d’une soirée, un lieu de retrouvailles et de convivialité.

Après une brève allocution de bienvenue, Al Ruwaily a donné la parole à la docteure Doha Brahim, spécialiste en administration des affaires et membre de la Commission des droits de l’homme en Arabie saoudite depuis 2020.

De passage à Paris pour quelques heures seulement, la docteure Brahim a livré un témoignage éclairant sur l’évolution de la place des femmes dans le Royaume.

Vision 2030 et promotion du rôle des femmes

Arrivée le matin même de Riyad, elle devait repartir dès le lendemain, mais son intervention a permis de mesurer l’ampleur des transformations engagées ces dernières années.

Au cœur de son propos : la Vision 2030, vaste programme de réformes lancé par le Royaume pour diversifier son économie et transformer en profondeur la société saoudienne.

« Nous vivons un moment historique dans l’histoire de notre pays », a-t-elle déclaré, ajoutant que cette vision stratégique constitue bien plus qu’un projet économique : elle dessine une transformation globale fondée sur l’innovation, le progrès social et l’ouverture culturelle.

Portée par le roi Salman ben Abdelaziz et mise en œuvre par le prince héritier Mohammed ben Salmane, la Vision 2030 place le développement humain au cœur de ses priorités. « Les citoyens sont à la fois le moteur, le sujet et les bénéficiaires de cette vision », a insisté Doha Brahim.

Dans ce cadre, la promotion des femmes occupe une place centrale. Loin d’être perçue comme un simple symbole ou un privilège, l’autonomisation féminine est présentée comme un droit fondamental et un levier indispensable du développement.

« Un développement global ne peut être atteint que par la participation de tous », a-t-elle affirmé, soulignant que les réformes engagées dépassent le cadre économique pour s’inscrire dans une véritable transformation culturelle et sociale.

Cette évolution s’inscrit également dans les engagements internationaux du Royaume, notamment dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations unies, parmi lesquels figure l’égalité entre les sexes.

Au cours des dernières années, l’Arabie saoudite a multiplié les initiatives destinées à mesurer et encourager la participation des femmes dans la société, parmi lesquelles la création d’outils statistiques et d’institutions dédiées, comme l’Observatoire national des femmes, chargé de suivre leur participation dans les différents secteurs de la vie publique et économique.

Ces efforts commencent à produire des résultats tangibles, souligne Brahim. La participation des femmes au marché du travail a connu une progression spectaculaire, passant d’environ 17 % à plus de 36 %, dépassant même les objectifs initialement fixés dans le cadre de la Vision 2030.

Aujourd’hui, les femmes saoudiennes occupent des postes dans des domaines autrefois largement masculins. Elles participent à la vie politique à travers leur présence dans les instances consultatives, exercent des responsabilités diplomatiques et contribuent activement au développement économique.

La femme saoudienne est également présente dans les secteurs d’avenir, notamment la technologie, l’innovation et l’entrepreneuriat, et cette présence ne cesse de croître.

De nombreuses femmes créent désormais leurs propres entreprises, contribuant à dynamiser l’économie nationale et à renforcer le tissu entrepreneurial du pays.

L’éducation constitue l’un des moteurs les plus puissants de cette transformation, puisque les femmes représentent aujourd’hui plus de la moitié des étudiants dans les universités du Royaume, notamment dans les disciplines scientifiques.

Certaines participent désormais à des projets scientifiques internationaux majeurs, affirme Brahim, qui signale au passage la participation d’une astronaute saoudienne à une mission vers la Station spatiale internationale.

La transformation touche également des domaines inattendus : les femmes s’illustrent dans les arts, la littérature et la culture, devenant des ambassadrices de l’identité saoudienne sur la scène internationale.

Mais c’est peut-être dans les secteurs de la sécurité et de la justice que le changement apparaît le plus marquant, car les femmes sont désormais présentes dans les forces armées, la garde nationale ou encore l’armée de l’air.

Parallèlement, le système judiciaire s’est ouvert à leur participation, avec un nombre croissant d’avocates et de juristes. Sur la scène diplomatique, plusieurs femmes ont été nommées ambassadrices, représentant le Royaume dans des capitales importantes et au sein d’organisations internationales, y compris auprès de l’Union européenne.

Le sport féminin constitue un autre symbole de cette évolution rapide. En quelques années seulement, l’Arabie saoudite est passée d’une absence quasi totale de pratique sportive féminine à la création de ligues professionnelles et à la participation de sportives saoudiennes à des compétitions internationales.

Pour Doha Brahim, ces évolutions traduisent une transformation profonde de la société saoudienne. « Le parcours d’autonomisation des femmes n’est pas un projet temporaire », a-t-elle souligné. Il s’inscrit dans une dynamique de long terme visant à construire une société plus inclusive et durable.

« Nous ne construisons pas seulement une économie », a-t-elle conclu, « nous construisons aussi une société fondée sur la justice, le partenariat et l’égalité des opportunités ».

L’iftar, qui s’est prolongé par un échange entre les convives sur le potentiel des femmes et le rôle central qui leur revient dans le développement social, a constitué une parenthèse de détente et d’espoir au milieu des turbulences que traverse le monde.


Mode féminine: des fleurs pour le défilé Dior, des smokings chez Saint Laurent

Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • À la Fashion Week de Paris, Jonathan Anderson pour Dior a présenté une collection féminine automne-hiver 2026 très florale, inspirée par la nature et réinterprétant l’héritage de la maison
  • Anthony Vaccarello a célébré ses dix ans à Saint Laurent avec des smokings féminins structurés, dentelles sombres et silhouettes épurées, affirmant une vision moderne et libératrice de la femme

PARIS: La semaine de la mode parisienne est entrée dans le vif du sujet mardi avec un deuxième défilé féminin de Jonathan Anderson pour Dior, très floral, et des smokings pour femmes et dentelles sombres par Anthony Vaccarello pour Saint Laurent.

Sous un soleil radieux, le défilé Dior s'est tenu dans le jardin des Tuileries, où le bassin de l'Octogone, aux eaux fleuries de nénuphars, était entouré d'une passerelle vitrée et couverte dans le vert caractéristique des chaises du lieu, dont la version miniature a servi d'invitation.

L'actrice française Isabelle Adjani, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar ou le chanteur et producteur américain Pharrell Williams étaient notamment présents sous la verrière.

Malgré un contexte international tendu, il n'y aura "pas d'annulation, pas de modification", avait assuré lundi à l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), deux jours après le lancement d'une attaque israélo-américaine sans précédent contre l'Iran.

Les organisateurs de cette semaine de la mode féminine dédiée à l'automne-hiver 2026 restent toutefois "très attentifs à la situation, en lien avec la préfecture", avait-il ajouté.

- "Styliste jardinier" -

Chez Dior, "la +grammaire+ de la Maison est vraiment installée, avec un prêt-à-porter ayant presque des accents +Couture+ et une narration extrêmement cohérente", a souligné après le show Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France.

Emblématique de la maison, "le tailleur Bar est là mais retravaillé", avec basques à effet boule et jupes - très courtes - à godet, et les mannequins, des "princesses un peu primesautières", a-t-il détaillé à l'AFP, qualifiant le show de "post-romantique".

"C'est frais parce que très végétal", lié à l'amour de Christian Dior pour la nature, a-t-il affirmé, citant des "détails lotus ou floraux" dessinés par un styliste "qui serait devenu jardinier", avant de lancer: "c'est une collection qui a de la sève".

Pour Jeanne Le Bault, rédactrice en chef mode du magazine Marie Claire, Jonathan Anderson "a conservé l'esprit Dior mais l'a réinterprété à la lumière des sensibilités contemporaines, entre classicisme élégant et détails novateurs dans la coupe et les superpositions".

--
Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)

En résumé, c'est "une collection qui célèbre l'héritage Dior tout en le rendant plus frais, fluide et inspiré par la nature", selon elle.

Souvent présenté comme l'un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, est devenu en juin 2025 le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH.

- Dix ans -

Autre moment fort de la journée, le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello, son directeur artistique depuis 2016, s'est tenu dans le cadre magique des jardins du Trocadero avec la Tour Eiffel en toile de fond, devant l'actrice française Charlotte Gainsbourg et la chanteuse de K-pop Rosé.

Pour célébrer ses dix ans à la tête de la maison française, le créateur belge de 44 ans, à la vision novatrice et pointue, a signé un "manifesto" reprenant en 49 looks l'essentiel de sa vision de la mode, où s'impose la dentelle, dans une palette de couleurs réduite.

"Depuis ses débuts, une simplicité de silhouette - comme tracée de quelques coups de crayon - définit l'idéal Saint Laurent", écrit le styliste dans sa note d'intention, pour qui des "pièces épurées, dénuées de détails superflus" composent un "ethos fondateur".

--
Saint Laurent – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)

Vestes de smoking très structurées pour un "sentiment libérateur d'aisance et de liberté", chignons serrés, escarpins ultra-pointus, et des mannequins - dont Bella Hadid - aux moues boudeuses mais décidées: la femme Vaccarello s'affirme.

La Fashion Week se poursuit mercredi, avec notamment les défilés de Courrèges, Balmain - pour lequel officiera pour la première fois Antonin Tron, qui a remplacé l'emblématique Olivier Rousteing -, Dries van Noten, Stella McCartney et Tom Ford.

En soirée, les fashionistas assisteront au dernier défilé du créateur belge Pieter Mulier pour Alaïa, avant son départ pour Versace, annoncé début février.


Un événement littéraire dans le quartier historique de Djeddah

L’événement du livre à Al-Balad, quartier historique de Djeddah, est l’un des rendez-vous culturels les plus marquants du Ramadan. (X/@JeddahAlbalad)
L’événement du livre à Al-Balad, quartier historique de Djeddah, est l’un des rendez-vous culturels les plus marquants du Ramadan. (X/@JeddahAlbalad)
Short Url
  • Plus de 30 maisons d’édition arabes proposent nouveautés, livres rares et romans dans le quartier historique d’Al-Balad
  • L’initiative vise à encourager la lecture et dynamiser la scène culturelle pendant le Ramadan

DJEDDAH : L’événement littéraire à Al-Balad, dans le quartier historique de Djeddah, s’impose comme l’une des manifestations culturelles les plus emblématiques du Ramadan, faisant revivre l’histoire et la culture au cœur de la ville.

Organisé par le Ministère saoudien de la Culture en coopération avec le Jeddah Historic District Program, l’événement réunit plus de 30 maisons d’édition locales, du Golfe et du monde arabe, venues d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Liban, du Koweït et d’autres pays arabes.

Les visiteurs peuvent y découvrir une sélection variée d’ouvrages : nouveautés, livres d’occasion et rares, ainsi que des romans.

L’événement se poursuit jusqu’au 9 mars et accueille le public chaque jour après la prière du Maghrib jusqu’à 2 heures du matin.

Situé derrière Bab Jadid, il occupe un emplacement stratégique au cœur du quartier historique de Djeddah, un quartier animé et riche en activités.

Le gouvernement saoudien met l’accent sur l’organisation d’initiatives littéraires afin de promouvoir la lecture au sein de la société. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com