Irak: énième tempête de poussière et nouvelle suspension du trafic aérien

Une photo aérienne montre une vue de la ville irakienne de Nasiriyah dans la province méridionale de Dhi Qar lors d'une tempête de sable, le 1er mai 2022 (Photo, AFP).
Une photo aérienne montre une vue de la ville irakienne de Nasiriyah dans la province méridionale de Dhi Qar lors d'une tempête de sable, le 1er mai 2022 (Photo, AFP).
Une photo aérienne prise par un drone montre la ville de Najaf, dans le sud de l'Irak, lors d'une tempête de poussière le 1er mai 2022 (Photo, AFP).
Une photo aérienne prise par un drone montre la ville de Najaf, dans le sud de l'Irak, lors d'une tempête de poussière le 1er mai 2022 (Photo, AFP).
Un nettoyeur irakien nettoie la rue lors d'une violente tempête de poussière à Bagdad, la capitale irakienne, le 1er mai 2022 (Photo, AFP).
Un nettoyeur irakien nettoie la rue lors d'une violente tempête de poussière à Bagdad, la capitale irakienne, le 1er mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Irak: énième tempête de poussière et nouvelle suspension du trafic aérien

  • La même poussière orange enveloppe des régions du sud du pays semi-désertique, notamment dans la province de Nassiriya, les services météorologiques pronostiquant une poursuite de la tempête jusqu'à lundi
  • «Les vols ont été interrompus aux aéroports de Bagdad et de Najaf en raison de la tempête de poussière», a indiqué le porte-parole de l'Aviation civile

BAGDAD : Un épais manteau de poussière orange flotte dimanche sur la capitale irakienne, frappée par une énième tempête de sable ayant entraîné la fermeture temporaire des aéroports internationaux de Bagdad et de Najaf, dans un pays où ces phénomènes climatiques ne font qu'empirer.

La même poussière orange enveloppe des régions du sud du pays semi-désertique, notamment dans la province de Nassiriya, les services météorologiques pronostiquant une poursuite de la tempête jusqu'à lundi, selon l'agence de presse étatique INA.

Citant une visibilité "inférieure à 500 mètres", l'aéroport international de Bagdad a annoncé l'interruption du trafic aérien.

"Les vols ont été interrompus aux aéroports de Bagdad et de Najaf en raison de la tempête de poussière", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'Aviation civile, Jihad al-Diwan.

"Le trafic aérien reprendra comme à l'accoutumée en cas d'amélioration des conditions météorologiques", a-t-il précisé.

Rien qu'en avril, au moins cinq tempêtes de poussière ont frappé l'Irak, obligeant parfois les aéroports de Bagdad et de Najaf à suspendre brièvement les vols et entraînant des hospitalisations pour problèmes respiratoires.

L'Irak est un des cinq pays au monde les plus vulnérables au changement climatique et à la désertification. En novembre, la Banque mondiale a estimé que ce pays pourrait connaître une chute de 20% de ses ressources en eau d'ici à 2050.

Durant les deux prochaines décennies, l'Irak devrait connaître "272 jours de poussière" par an et en 2050, le seuil des 300 jours par an sera atteint, assurait début avril un haut responsable du ministère de l'Environnement, Issa al-Fayyad, cité par l'agence INA.

Parmi les mesures nécessaires pour lutter contre les tempêtes de sable et de poussière, le ministère a cité "l'augmentation de la couverture végétale et la création de forêts qui font office de brise-vent avec les arbres appropriés".


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".