La Turquie prépare «le retour d'un million» de réfugiés syriens

Le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu avait fait le déplacement jusqu'au camp de Kammouneh, dans la région de Sarmada, pour l'inauguration de ce projet financé par Ankara pour les déplacés syriens. (Photo, AFP)
Le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu avait fait le déplacement jusqu'au camp de Kammouneh, dans la région de Sarmada, pour l'inauguration de ce projet financé par Ankara pour les déplacés syriens. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 03 mai 2022

La Turquie prépare «le retour d'un million» de réfugiés syriens

Le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu avait fait le déplacement jusqu'au camp de Kammouneh, dans la région de Sarmada, pour l'inauguration de ce projet financé par Ankara pour les déplacés syriens. (Photo, AFP)
  • «Nous sommes en train de préparer un nouveau projet qui permettra le retour volontaire d'un million de frères et sœurs syriens accueillis dans notre pays»
  • Depuis 2016 et le début des opérations militaires turques en Syrie, environ 500 000 Syriens sont retournés dans ces «zones de sécurité» créées par Ankara le long de sa frontière, selon le président Erdogan

ISTANBUL: La Turquie, qui accueille plus de 3,6 millions de réfugiés syriens sur son sol, « prépare le retour d'un million » d'entre eux sur la base du volontariat, a annoncé mardi le président Recep Tayyip Erdogan. 

Le chef de l'État turc, cité par les médias officiels, s'exprimait dans un message vidéo projeté devant plusieurs centaines de Syriens lors de la cérémonie de remise des clés de milliers de maisonnettes destinées à des réfugiés de retour dans le nord-ouest de la Syrie, a constaté un correspondant de l'AFP. 

Depuis 2016 et le début des opérations militaires turques en Syrie, environ 500 000 Syriens sont retournés dans ces « zones de sécurité » créées par Ankara le long de sa frontière, selon le président Erdogan. 

« Les maisons en parpaings ont été une étape. Nous sommes maintenant en train de préparer un nouveau projet qui permettra le retour volontaire d'un million de frères et sœurs syriens accueillis dans notre pays », avec l'aide d'ONG et d'organisations internationales, a déclaré M. Erdogan. 

« Ce projet, que nous réaliserons avec les conseils locaux de treize régions différentes, principalement Azaz, Jarablus, Al-Bab, Tal Abyad et Ras al-Aïn, est assez complet », a-t-il développé en citant les équipements nécessaires à la vie quotidienne, « du logement à l'école et à l'hôpital », ainsi qu'à l'agriculture et l'industrie. 

Le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu avait fait le déplacement jusqu'au camp de Kammouneh, dans la région de Sarmada, pour l'inauguration de ce projet financé par Ankara pour les déplacés syriens. 

Devant une foule en liesse, agitant des drapeaux turcs, il s'est voulu rassurant et a promis que son pays continuerait de venir en aide aux Syriens et qu'au moins 100 000 logements seraient prêts d'ici à la fin de l'année dans le nord-ouest de la Syrie. 

La Turquie accueille sur son sol près de cinq millions de réfugiés, principalement syriens et afghans, aux termes d'un accord passé avec l'Union européenne en 2016. 

Des tensions sont apparues au fil des ans, notamment à l'été 2021, entre ces réfugiés et la population locale, confrontée à une crise économique et monétaire sévère. 

Quoique limités, ces incidents ont fait craindre aux organisations d'aide que la population réfugiée puisse devenir un enjeu de la campagne électorale en vue de la présidentielle et des législatives prévues pour juin 2023. 

Plusieurs partis de l'opposition turque appellent régulièrement au renvoi de millions de réfugiés syriens en Syrie. 

Mi-avril, les autorités ont interdit aux réfugiés syriens de traverser la frontière pour rendre une visite temporaire à leurs proches à l'occasion des fêtes de l'Aïd-el-Fitr, qui marquent la fin du ramadan. 

Le parti nationaliste du MHP, allié au parti AKP de M. Erdogan, a alors estimé que les Syriens qui rentraient célébrer l'Aïd dans leur pays ne devaient pas être autorisés à revenir en Turquie. 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.