Libye: Soutien international requis pour la tenue d'élections

Des délégués participent à une conférence internationale pour soutenir la stabilité de la Libye, le 21 octobre dernier à Tripoli (Photo, Reuters).
Des délégués participent à une conférence internationale pour soutenir la stabilité de la Libye, le 21 octobre dernier à Tripoli (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 06 mai 2022

Libye: Soutien international requis pour la tenue d'élections

  • «Il ne fait aucun doute que le pays a besoin de ces élections», affirme Ian Martin lors d’un événement auquel Arab News a assisté
  • Les élections, qui devaient avoir lieu en décembre 2021, ont été reportées à juin en raison de différends entre factions rivales

LONDRES: Les élections peuvent raviver l’optimisme de la Libye post-Kadhafi de 2012, mais seulement avec le soutien d’une approche internationale unifiée, a déclaré jeudi un ancien responsable de l’ONU lors d’un événement auquel Arab News a assisté.
Les inscriptions pour les élections, qui devaient avoir lieu le 24 décembre de l’année dernière, ont été ouvertes en novembre avec une forte participation, mais le vote à l’échelle nationale a été reporté en raison de différends entre factions rivales sur les lois régissant les élections.
Aux dernières nouvelles, le Premier ministre, Abdel Hamid Dbeibah souhaiterait qu'elles se tiennent en juin de cette année.
Lors du lancement de son livre All Necessary Measures? The United Nations and International Intervention in Libya, Ian Martin, qui a supervisé les premières élections libyennes post-Kadhafi en 2012 en tant que chef de mission de l’ONU, a déclaré que le pays avait besoin de nouveaux responsables.
«Il ne fait aucun doute que le pays a besoin de ces élections, et le fait qu’un si grand nombre de personnes se soient inscrites comme candidats en témoigne», ajoute-t-il.
«Les élections de 2012 ont été un succès, mais le gouvernement qui a été formé n’a pas réussi à résoudre les problèmes principaux liés au conflit en cours.»
«Et si le scrutin de 2014 a produit la Chambre des représentants, c’est avec beaucoup moins d’inscriptions et de confiance de la part des citoyens.»
«Malgré tout, après huit ans qui ont vu les mêmes personnes gouverner le pays, il semble que la population soit en quête de changement.»
Notant que ce sont souvent des acteurs extérieurs qui «incitent» à la tenue d’élections rapides à la suite d’un renversement violent du gouvernement, M. Martin explique que dans le cas de la Libye, le désir de démocratie était interne, mais qu’il a échoué à cause d’une approche incohérente de la communauté internationale.
Il a exhorté les acteurs extérieurs à se réunir et à élaborer un plan pour soutenir les prochaines élections de manière unifiée afin de remédier aux troubles qui secouent le pays depuis une décennie.
Selon lui, cela signifie en partie qu’il faut non seulement reconnaître la légitimité du vainqueur mais aussi l’impliquer.
«Je pense que ces élections peuvent être un succès, pourvu que certaines conditions soient remplies; avant tout, un cadre doit être établi», ajoute M. Martin.
«Le cadre de 2012 a plutôt bien fonctionné pour l’élection du gouvernement, mais il n’a pas réussi à traiter la question urgente de la sécurité parce qu’il n’avait pas l’autorité requise, et cela n’a pas été facilité par l’engagement fragmenté des acteurs internationaux.»
«La sécurité demeure une préoccupation urgente et, par conséquent, le succès de tout nouveau gouvernement dépendra de sa capacité à inciter la communauté internationale à traiter de cette question.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.