Coalition: un deuxième avion transportant des prisonniers houthis arrive à Aden

Au total, 108 prisonniers houthis seront libérés en trois phases dans le cadre de l’initiative humanitaire du Royaume visant à soutenir la paix au Yémen. (Capture d’écran)
Au total, 108 prisonniers houthis seront libérés en trois phases dans le cadre de l’initiative humanitaire du Royaume visant à soutenir la paix au Yémen. (Capture d’écran)
Au total, 108 prisonniers houthis seront libérés en trois phases dans le cadre de l’initiative humanitaire du Royaume visant à soutenir la paix au Yémen. (Capture d’écran)
Au total, 108 prisonniers houthis seront libérés en trois phases dans le cadre de l’initiative humanitaire du Royaume visant à soutenir la paix au Yémen. (Capture d’écran)
L'aéroport d'Aden se prépare à l’arrivée du troisième avion. (Photo, AFP)
L'aéroport d'Aden se prépare à l’arrivée du troisième avion. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 06 mai 2022

Coalition: un deuxième avion transportant des prisonniers houthis arrive à Aden

  • Au total, 108 prisonniers houthis seront libérés en trois phases dans le cadre de l'initiative humanitaire du Royaume pour soutenir la paix au Yémen
  • Les combattants étrangers qui ont lutté aux côtés des Houthis et ont été emprisonnés seront remis aux ambassades de leur pays, a indiqué la coalition

AL-MUKALLA: Vendredi, la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a libéré cent soixante-trois prisonniers de guerre houthis et a facilité leur retour à Aden et à Sanaa dans le cadre de son initiative visant à soutenir la paix et le dialogue entre les parties yéménites.

Au total, cent huit prisonniers ont été transportés à Aden, capitale provisoire du Yémen, tandis que neuf ont été transportés à Sanaa, ville contrôlée par les Houthis. Neuf combattants étrangers, capturés alors qu’ils luttaient aux côtés des Houthis, ont été remis aux ambassades de leurs pays. La coalition a également transféré par voie terrestre trente-sept combattants blessés vers leurs provinces d’origine au Yémen.

Vendredi matin, la coalition a annoncé le départ du premier vol transportant des dizaines de prisonniers houthis d’Arabie saoudite vers le Yémen, dans le cadre des trois phases du processus de transport des prisonniers vers Sanaa et Aden.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) facilite le transport de plus de cent détenus de l’Arabie saoudite vers le Yémen dans trois avions.

Bachir Omar, porte-parole de la délégation du CICR au Yémen, a déclaré à Arab News que la destination des prisonniers libérés était déterminée en fonction de leur lieu d’origine, de leur domicile actuel, de leurs souhaits personnels et de leurs préoccupations en matière de sécurité afin de les aider à arriver chez eux sains et saufs, ajoutant qu’environ quatre-vingts détenus étaient arrivés à Aden vendredi après-midi.

Selon les responsables gouvernementaux yéménites chargés des prisonniers de guerre, les prisonniers arrivés à Aden seront conduits en bus et en voiture vers leurs villages et leurs villes, les Houthis ayant refusé de les recevoir à Sanaa.

Majed Fadhail, vice-ministre yéménite des droits de l’homme et membre d’une délégation gouvernementale participant aux négociations sur l’échange de prisonniers avec la milice, a remercié l’Arabie saoudite pour cette initiative humanitaire et a affirmé que les Houthis souhaitaient libérer leurs chefs militaires détenus par la coalition.

«Les Houthis cherchaient à obtenir la libération de grosses têtes et de certains combattants hachémites», a souligné Fadhail, exhortant les Houthis à rendre la pareille à la coalition en libérant des milliers de Yéménites détenus dans leurs prisons. «J’espère que cette initiative permettra d’accélérer la conclusion de l’accord d’échange de prisonniers», a-t-il ajouté.

Les derniers efforts pour parvenir à un nouvel échange de prisonniers entre les Houthis et le gouvernement reconnu par la communauté internationale ont abouti à une impasse après que la milice a proposé d’échanger ses combattants détenus par le gouvernement avec des civils enlevés dans les rues de Sanaa.

En octobre 2020, les factions belligérantes au Yémen ont échangé plus de mille détenus, sous l’égide de l’ONU. Il s’agissait du premier grand échange de prisonniers depuis le début de la guerre.

L’initiative de la coalition en faveur les prisonniers intervient alors que la communauté internationale exerce une pression accrue sur les parties yéménites pour qu’elles respectent la trêve actuelle de deux mois conclue sous l’égide de l’ONU, au moment où des centaines de violations ont été signalées, notamment une attaque de drone menée par les Houthis à Taïz.

Richard Oppenheim, ambassadeur du Royaume-Uni au Yémen, a déclaré que la trêve conclue sous l’égide de l’ONU contribuait à atténuer l’aggravation de la crise humanitaire au Yémen et ouvrait la voie à l’instauration de la paix, exhortant les parties yéménites à honorer leurs engagements à mettre fin aux combats.

«Nous adhérons aux appels internationaux pour que toutes les parties respectent leurs engagements en matière de trêve, notamment en levant les conditions de siège imposées depuis des années, qui ont créé une catastrophe humanitaire pour des centaines de milliers de personnes à Taïz et dans ses environs, et en rouvrant l’aéroport de Sanaa», a-t-il tweeté.

L’ambassade de France au Yémen a exprimé ses préoccupations concernant le siège de Taïz par les Houthis et les retards dans l’ouverture de l’aéroport de Sanaa. Elle a exhorté les différentes factions à travailler de bonne foi pour soulager les souffrances des Yéménites dans tout le pays en respectant la trêve.

«Après plus de sept ans de guerre, tout doit être fait pour soulager les souffrances du peuple yéménite, que ce soit à Taïz ou ailleurs dans le pays. Pour cela, il faut que toutes les parties respectent la trêve pour le bien de tous les Yéménites», a tweeté l’ambassade.

Le gouvernement yéménite a précisé que les Houthis avaient commis trois cent quarante et une violations de la trêve entre le 30 avril et le 4 mai, pendant le congé de l’Aïd, en attaquant et en tirant des missiles sur des villes contrôlées par le gouvernement et sur des positions de l’armée à Taïz, Marib, Jouf, Al-Dali, Saada, Abyan et Hodeïda.

Mercredi, au moins 10 civils ont été blessés lorsqu’un drone piégé lancé par les Houthis a touché un centre de sécurité des forces gouvernementales dans la ville de Taïz, dans le sud du pays.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.