Baccalauréat 2022: L’Algérie durcit les sanctions pour endiguer la triche 

Des élèves commencent une épreuve du baccalauréat au Lycée technique Diderot à Paris, le 11 mai 2022 (Photo, AFP).
Des élèves commencent une épreuve du baccalauréat au Lycée technique Diderot à Paris, le 11 mai 2022 (Photo, AFP).
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Baccalauréat 2022: L’Algérie durcit les sanctions pour endiguer la triche 

  • Ce fléau touche le pays depuis de nombreuses années
  • Plus de trente cas de fraude ont été enregistrés dans un seul lycée d'Alger

ALGER: A moins d’un mois de l’épreuve du baccalauréat, les autorités algériennes ont tenu à durcir les sanctions à l’encontre des candidats susceptibles de tricher lors de leurs examens finaux. 

En effet, dans un pays éprouvé depuis quelques années par la fuite des sujets qui a mené à la réorganisation d’une nouvelle session d’examen, ce phénomène continue à être observé. Notamment lors des épreuves du bac blanc. 

En ce deuxième jour d’examen de préparation, à travers tout le pays, plusieurs administrations d’écoles secondaires ont signalé des cas de tricheries et ont expliqué avoir été contraints d'exclure un grand nombre de candidats dont il a été prouvé qu'ils avaient été impliqués dans de la tricherie, soit en utilisant leur téléphone portable ou autrement.

D’après des rapports soumis par des inspecteurs, plusieurs confirmaient que nombreux sont les élèves de troisième année secondaire à avoir été surpris dans cette situation. Ajoutant que plus de trente cas de fraude ont été enregistrés dans un seul lycée d'Alger. 

Ce délit de grande envergure s’est soldé par la réaction de l'administration de ces établissements d'enseignement, qui ont dû recourir à l'application des mêmes mesures punitives appliquées à l'examen officiel du baccalauréat, à savoir leur exclusion de l’examen officiel.

Ces actes illégaux, qui sont répréhensibles par la loi, pour les candidats et quiconque participerait au délit de « publication des sujets et des réponses aux examens du baccalauréat à l'aide de moyens de communication à distance» sont passibles de peines de prison allant généralement de 6 mois à 3 ans, en plus de sanctions consistant en des amendes comprises entre 100 000 et 500 000 dinars algériens (entre approximativement 60 € et 400€). 

Punition collective 

Ce fléau qui touche le pays depuis de nombreuses années, a exhorté le gouvernement algérien à opter pour des solutions radicales, souvent pénalisant le reste du pays. 

Les années précédentes, les journées d'examens ont été marquées par un "arrêt complet" de la connexion internet dans tout le pays. 

Peinant à mettre fin à la triche grandissante lors des examens du baccalauréat, cette procédure peu ordinaire a été mise en vigueur depuis 2016 pour tenter de stopper ce phénomène. 

Chaque année, tout au long de la semaine d’examens, les Algériens  se plaignent de cette mesure radicale et appelle les autorités compétentes à trouver une solution alternative qui ne nuirait pas au reste de la population. 

Avec les examens du baccalauréat, beaucoup de citoyens craignent que leurs entreprises et leur commerce ne soient lésés par la fermeture d'Internet à cause de ces mesures punitives collectives. 


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
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  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
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  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
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  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".