Tunisie: Dialogue national sans partis politiques pour une «nouvelle république»

Des manifestants tunisiens affirment leur soutien au président Saïed, à Tunis (Photo, AFP).
Des manifestants tunisiens affirment leur soutien au président Saïed, à Tunis (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 21 mai 2022

Tunisie: Dialogue national sans partis politiques pour une «nouvelle république»

  • Le président tunisien Kais Saied a nommé vendredi un juriste proche de lui à la tête d'une commission chargée d'élaborer une constitution
  • Aucun parti politique ne participe aux travaux de ces commissions

TUNIS: Le président tunisien Kais Saied a nommé vendredi un juriste proche de lui à la tête d'une commission chargée d'élaborer une constitution pour "une nouvelle République" à travers un "dialogue national" dont les partis politiques sont exclus.

M. Saied, qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet, a désigné le constitutionnaliste Sadok Belaïd comme "président coordinateur de la Commission nationale consultative pour une nouvelle République", selon un communiqué de la présidence.

Un décret publié vendredi par le Journal officiel précise que cette Commission "se charge de proposer un projet de constitution qui sera présenté au président de la République".

Cette structure chapeautera trois autres: une commission consultative en charge des "affaires économiques et sociales", une commission juridique et une commission "du dialogue national", selon le décret.

Aucun parti politique ne participe aux travaux de ces commissions.

La commission pour les affaires économiques et sociales sera ainsi composée de représentants de la centrale syndicale (UGTT), l'organisation patronale (UTICA), la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), l'Union nationale de la Femme tunisienne (UNFT) et de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (UTAP), et sera présidée par le bâtonnier de l'ordre national des avocats, Ibrahim Bouderbala, un soutien de M. Saied.

La commission juridique sera composée exclusivement d'universitaires nommés par décret présidentiel.

Les membres de ces deux commissions participeront aussi aux travaux de celle du "dialogue national", qui sera également présidée par M. Sadok Belaïd.

M. Saied avait annoncé début mai l'instauration d'un "dialogue national" attendu depuis des mois, tout en s'en prenant aux partis politiques qu'il accuse d'avoir pillé le pays ces dernières années.

Dans une feuille de route censée sortir le pays de la crise politique, M. Saied a prévu un référendum sur des amendements constitutionnels le 25 juillet, avant des législatives le 17 décembre. 

Le 12 mai, il s'est dit hostile à la présence d'observateurs étrangers à ces scrutins, après s'être arrogé le droit de nommer le président et des membres de l'Autorité électorale chargée de les superviser.

Après des mois de blocage politique, M. Saied, élu fin 2019, s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet en limogeant le Premier ministre et en suspendant le Parlement dominé par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, sa bête noire, avant de le dissoudre en mars.

Outre l'impasse politique, la Tunisie connaît une grave crise socio-économique et est en pourparlers avec le Fonds monétaire international (FMI) dans l'espoir d'obtenir un nouveau prêt.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.