Otan: Erdogan appelle la Suède à «mettre fin à son soutien» aux «organisations terroristes»

Le président de la Turquie et chef du Parti de la justice et du développement (AK), Recep Tayyip Erdogan, fait des gestes alors qu'il prononce un discours lors de la réunion du groupe de son parti à la Grande Assemblée nationale de Turquie (GANT) à Ankara, le 18 mai 2022. (AFP).
Le président de la Turquie et chef du Parti de la justice et du développement (AK), Recep Tayyip Erdogan, fait des gestes alors qu'il prononce un discours lors de la réunion du groupe de son parti à la Grande Assemblée nationale de Turquie (GANT) à Ankara, le 18 mai 2022. (AFP).
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Publié le Samedi 21 mai 2022

Otan: Erdogan appelle la Suède à «mettre fin à son soutien» aux «organisations terroristes»

  • Le chef de l'Etat turc a eu samedi ses premiers entretiens téléphoniques avec ses homologues suédoise et finlandais, ainsi qu'avec le secrétaire général de l'OTAN, depuis le début de la crise ouverte entre Ankara et ces deux pays
  • La Turquie a ouvert une crise au sein de l'Otan, dont elle est membre, en s'opposant à l'extension de l'organisation aux deux pays nordiques: elles les accuse d'héberger et soutenir les membres du PKK

ISTANBUL : Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé samedi la Suède à "mettre un terme à son soutien politique et financier et aux livraisons d'armes aux organisations terroristes", maintenant son opposition à son entrée dans l'Otan.

Le chef de l'Etat turc a eu samedi ses premiers entretiens téléphoniques avec ses homologues suédoise, la Première ministre Magdalena Anderson et finlandais, le président Sauli Ninistö ainsi qu'avec le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, depuis le début de la crise ouverte entre Ankara et ces deux pays, à propos de leur adhésion à l'Alliance atlantique.

Dans un communiqué publié juste après l'appel avec Mme Anderson, M. Erdogan indique "attendre de la Suède qu'elle prenne des mesures concrètes et sérieuses, montrant qu'elle partage les inquiétudes de la Turquie à l'égard de l'organisation terroriste du PKK (le parti des Travailleurs du Kurdistan, ndlr) et de ses extensions en Syrie et en Irak".

Il demande également à Stockholm de "lever ses restrictions" sur les exportations d'armes vers Ankara depuis octobre 2019, à la suite des opérations militaires conduites par la Turquie dans le nord de la Syrie et de l'Irak contre des positions du PKK et de ses alliés kurdes des YPG, soutenus par les Etats-Unis contre l'Etat islamique.

A l'issue de ce premier entretien, M. Erdogan a également échangé avec son homologue finlandais, sur un mode apparemment plus conciliant.

Selon la présidence, il a fait valoir  "le droit naturel de la Turquie à attendre respect et soutien dans sa lutte légitime contre les menaces à sa sécurité et à sa population".

Sur Twitter, le Président Niinitö a évoqué un "échange téléphonique ouvert et direct avec le président Erdogan".

"J'ai souligné qu'en tant qu'alliés au sein de l'Otan, la Finlande et la Turquie seraient engagées l'une envers l'autre pour leur sécurité et que leurs relations se renforceraient", indique M. Niinitö.

"La Finlande condamne le terrorisme sous toutes ses formes. Le dialogue soutenu continue", a-t-il insisté.

La Turquie a ouvert une crise au sein de l'Otan, dont elle est membre, en s'opposant à l'extension de l'organisation aux deux pays nordiques: elles les accuse d'héberger et soutenir les membres du PKK, classé comme organisation terroriste par Ankara mais aussi Washington et l'Union européenne.

Stockholm et Helsinki ont officiellement déposé lundi leur demande d'adhésion à l'Alliance à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine.

Ankara veille depuis le début de la guerre à maintenir des relations avec les deux belligérants. 


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.