Le directeur de la Sûreté générale libanaise testé positif au coronavirus aux États-Unis

Près de 80 villes libanaises de nouveau confinées par le ministère de l'Intérieur, après avoir enregistré des taux d'infection élevés (Photo, AFP)
Près de 80 villes libanaises de nouveau confinées par le ministère de l'Intérieur, après avoir enregistré des taux d'infection élevés (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 octobre 2020

Le directeur de la Sûreté générale libanaise testé positif au coronavirus aux États-Unis

  • Ibrahim a rencontré des responsables américains, dont David Hale, le sous-secrétaire d'État aux affaires politiques
  • Abyad dénonce un «état de déni» parmi les personnes infectées par le virus

BEYROUTH: Le chef de la sécurité libanaise a été contraint de reporter son retour d’une visite officielle aux États-Unis, après avoir été testé positif au coronavirus à la suite d’une série de réunions à la Maison Blanche.

Le major général Abbas Ibrahim, le directeur de la Sûreté générale libanaise, a rencontré des responsables américains, dont David Hale, le sous-secrétaire d'État aux affaires politiques; La directrice de la CIA Gina Haspel; et le conseiller à la sécurité nationale Robert O'Brien lors de sa récente visite à Washington.

Hale, ainsi que d’autres employés du département d'État et de divisions de l'exécutif, sont désormais en isolement pour 14 jours, selon des responsables américains. La Direction générale de la sécurité publique du Liban a déclaré de son côté qu’Ibrahim est en «bonne santé», mais que les résultats du test PCR le contraignent à reporter son retour à Beyrouth.

Le chef du renseignement libanais s'était aussi entretenu avec de hauts responsables américains de la sécurité à Washington. Il devait tenir des réunions à Paris avant son retour à Beyrouth.

Au Liban, le nombre d'infections de la Covid-19 en octobre est passé à plus de 24000, dépassant le total de 22000 en septembre. Plus de 63 000 cas, dont 525 morts, ont été signalés dans le pays depuis le début de l'épidémie en février.

Firas Abyad, directeur de l'hôpital universitaire Rafic Hariri, a déclaré: «La situation est inacceptable. Si nous continuons sur ce rythme, nous atteindrons bientôt un point où le nombre de cas critiques l'emporte sur le nombre de lits de soins intensifs disponibles. Cela coïncidera inévitablement avec l'hiver, lorsque la demande de lits de soins intensifs augmente par exemple pour les cas de pneumonie».

Abyad a déclaré à Arab News: «L'un des cas les plus difficiles auxquels les médecins ont fait face était le décès d'une mère qui venait d’accoucher, en raison des répercussions du coronavirus. Cela s'est produit il y a quelques jours à Tripoli ».

Abyad dénonce un «état de déni» parmi les personnes infectées par le virus. Certains « le considèrent comme une simple grippe et ne pensent pas aux conséquences graves de cette maladie». Il ajoute: «Nous avons 215 cas qui nécessitent des soins intensifs au Liban. Pour le moment, nous contrôlons à peine la situation, mais ce contrôle risque de nous échapper».

Près de 80 villes libanaises de nouveau confinées par le ministère de l'Intérieur, après avoir enregistré des taux d'infection élevés.

Le décret de confinement, publié mardi, comprend les quartiers sud de Beyrouth de Ghobeiry, Haret Hreik, Burj Al-Brajneh, Tahwitet Al-Ghadeer et Al-Laylaki. Les mesures devraient durer une semaine.

Selon le gouvernorat du Mont-Liban, certaines banlieues «n'ont évidemment pas respecté les mesures préventives individuelles et collectives pour limiter la propagation du virus».

Le confinement comprend une interdiction des « événements sociaux, des fêtes et des rassemblements de toutes sortes». Les cafés, les salons de jeux, les parcs d'attractions, les clubs sportifs et les parcs publics sont également fermés conformément aux restrictions.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Trump à Riyad: un forum économique au centre de toutes les attentions

Le président américain Donald Trump devrait arriver à Riyad le 13 mai (Agence de presse saoudienne).
Le président américain Donald Trump devrait arriver à Riyad le 13 mai (Agence de presse saoudienne).
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  • Des magnats de l'économie américaine, des ministres saoudiens et des chefs d'entreprise participeront à un événement sur invitation à Riyad
  • Selon l’invitation, le forum vise à «approfondir l’engagement, ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement et réaffirmer le partenariat économique historique

RIYAD: À l’approche de la visite du président américain Donald Trump, l’Arabie saoudite s’apprête à accueillir, le 13 mai prochain, un Forum d’investissement saoudo-américain très attendu, organisé sur invitation uniquement au Ritz-Carlton de Riyad.

Alors que la visite présidentielle attire l’attention internationale, les projecteurs se tournent vers cet événement économique majeur qui réunira quelque 15 ministres et hauts responsables saoudiens, ainsi que les dirigeants de grands projets et entreprises du Royaume. En parallèle, plusieurs figures emblématiques de l’économie américaine y sont attendues, selon des médias américains: Elon Musk, Mark Zuckerberg, Larry Fink, mais aussi Sam Altman (OpenAI), Jane Fraser (Citigroup), Kelly Ortberg (Boeing) et David Sacks, conseiller à la Maison Blanche sur l’IA et les crypto-monnaies.

Selon l’invitation, le forum vise à « approfondir l’engagement, ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement et réaffirmer notre partenariat économique historique».

Si la coopération militaire et sécuritaire reste un pilier des relations bilatérales, cette rencontre devrait surtout marquer un tournant vers de nouveaux secteurs de collaboration, dans un esprit d’échanges économiques à double sens.

Des accords seront signés qui couvrent des secteurs tels que l'intelligence artificielle, la technologie et la coopération en matière de soins de santé, et leur valeur atteindra probablement au moins 600 milliards de dollars (1 dollar = 0,88 euro) – un objectif fixé par le prince héritier Mohammed ben Salmane en janvier, lorsqu'il est devenu le premier dirigeant étranger à s'entretenir avec le président Trump après le retour de ce dernier à la Maison-Blanche.

S'exprimant cette semaine depuis l'Institut Milken à Los Angeles, le ministre saoudien de l'Investissement, Khalid al-Falih, a souligné l'importance stratégique des États-Unis pour le Royaume, saluant leur position unique sur la scène mondiale.
«Il n’existe aucun concurrent proche des États-Unis, que ce soit en matière de profondeur des marchés de capitaux, de leur ampleur ou de leur capacité d’innovation», a-t-il déclaré.

Arab News participera aux tables rondes et couvrira en direct les temps forts du forum d’investissement prévu la semaine prochaine à Riyad.

Le président Trump est attendu à Riyad le 13 mai, où il prendra part le lendemain à un sommet avec les dirigeants du Golfe. Il poursuivra ensuite sa tournée régionale en se rendant à Doha le 14 mai, avant de clore son premier déplacement officiel à l’étranger de ce second mandat à Abou Dhabi, le 15 mai.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cabinet saoudien passe en revue les préparatifs du Hajj et la situation régionale actuelle

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a assisté mardi à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a assisté mardi à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jeddah. (SPA)
Les ministres saoudiens participent à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jeddah. (SPA)
Les ministres saoudiens participent à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jeddah. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a ordonné aux autorités d'assurer des préparatifs de haut niveau pour le Hajj et des services aux pèlerins
  • Le cabinet a souligné les exportations non pétrolières record et a salué l'ascension mondiale de l'Arabie saoudite en matière de gouvernance numérique et de transparence des données ouvertes

DJEDDAH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a assisté mardi à la réunion hebdomadaire du cabinet à Djeddah, qui a examiné les préparatifs du Hajj et la situation régionale actuelle, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a salué les pèlerins musulmans qui ont commencé à affluer vers le Royaume depuis divers pays pour accomplir le Hajj cette année.

Il a également demandé aux autorités compétentes de travailler avec le plus haut niveau d'efficacité et d'excellence dans la mise en œuvre des plans de sécurité, de prévention et d'organisation pour servir les invités du pèlerinage.

Le prince héritier a également pris connaissance des rapports sur les performances record des exportations non pétrolières du royaume en 2024 et de leur trajectoire ascendante continue. Ces rapports reflètent l'accélération des mesures visant à diversifier les sources de revenus et d'investissement dans l'économie saoudienne, conformément à la Vision 2030.  

Les ministres ont également noté les avancées de l'Arabie saoudite en matière de gouvernance numérique, notamment sa première place régionale pour la troisième année dans l'indice des services d'administration en ligne des Nations unies, et son bond de 92 places dans l'inventaire mondial des données ouvertes.

En ce qui concerne les questions régionales, le cabinet a réitéré l'appel du Royaume à la désescalade dans les zones de conflit, a condamné les frappes israéliennes sur la Syrie, a exhorté à mettre fin à la guerre au Soudan par une solution politique locale. Il a également réaffirmé son soutien à la solution des deux États comme moyen de parvenir à une paix durable en Palestine.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: un mort dans une frappe israélienne sur un véhicule à Saïda dans le sud

Des pompiers éteignent les flammes d'une voiture incendiée par un drone israélien dans le village de Kfar Roumman, au sud du Liban, le 6 mai 2025. (AFP)
Des pompiers éteignent les flammes d'une voiture incendiée par un drone israélien dans le village de Kfar Roumman, au sud du Liban, le 6 mai 2025. (AFP)
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  •  Un média d'Etat libanais a indiqué qu'une frappe de drone israélien mercredi sur une voiture avait fait un mort à Saïda, principale ville du sud du Liban, en dépit du cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste Hezbollah

SAIDA: Un média d'Etat libanais a indiqué qu'une frappe de drone israélien mercredi sur une voiture avait fait un mort à Saïda, principale ville du sud du Liban, en dépit du cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste Hezbollah.

Selon l'Agence nationale d'information Ani, "un drone ennemi a visé à l'aube une voiture (...) près de la mosquée de l'imam Ali dans la ville de Saïda, faisant un mort".

Selon un photographe de l'AFP sur place, la frappe a perforé le toit de la voiture.

Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre, l'armée israélienne mène régulièrement des attaques au Liban, disant viser combattants et infrastructures du Hezbollah très affaibli par la guerre. Ce dernier affirme, lui, respecter le cessez-le-feu.

Le 18 avril, l'armée israélienne avait annoncé avoir "éliminé" un membre du Hezbollah dans la région de Saïda, qui était, selon elle, "responsable, entre autres, du déploiement des systèmes de communication du Hezbollah dans tout le Liban".

Certaines frappes israéliennes visent parfois également des membres du Hamas au Liban, mouvement islamiste palestinien contre lequel Israël est en guerre dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, et d'autres organisations alliées.

Le 4 avril, Israël avait annoncé avoir tué "Hassan Farhat, commandant de la section ouest du Hamas au Liban" à Saïda. Le Hamas avait ajouté que sa fille et son fils, membre lui aussi de la formation palestinienne, avaient été tués.

Au début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien, le Hezbollah avait ouvert un front contre Israël en tirant des roquettes à partir du sud du Liban, son fief, affirmant agir ainsi en soutien aux Palestiniens.

Le Liban presse notamment les Etats-Unis et la France, garants de l'accord de cessez-le-feu, de contraindre Israël à cesser ses attaques et se retirer des cinq positions frontalières dans lesquels il s'est maintenu. L'Etat libanais assure respecter ses engagements et accuse Israël de ne pas en faire de même.