Un réfugié syrien met ses compétences médicales au service de l'Ukraine

En 2013, le Dr Tirej Brimo a quitté la Syrie au milieu du conflit brutal qui sévissait dans le pays. En 2017, il a obtenu son diplôme de médecin à Londres. (Fourni)
En 2013, le Dr Tirej Brimo a quitté la Syrie au milieu du conflit brutal qui sévissait dans le pays. En 2017, il a obtenu son diplôme de médecin à Londres. (Fourni)
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Publié le Jeudi 26 mai 2022

Un réfugié syrien met ses compétences médicales au service de l'Ukraine

  • Devenu médecin urgentiste à Cambridge, le Dr Brimo a mis ses compétences au service de l’Ukraine
  • «La guerre est comme un cauchemar dont on ne peut se réveiller tout en priant pour un miracle qui ne se produit pas»

LONDRES: Un réfugié syrien, parti en Grande-Bretagne il y a près de dix ans, aujourd’hui médecin, fournit bénévolement des traitements médicaux en Ukraine pour les victimes de la guerre, a rapporté The Independent mercredi dernier.
En 2013, alors qu’il y suivait sa dernière année d'études de médecine, le Dr Tirej Brimo a quitté la Syrie au milieu du conflit brutal qui sévissait dans le pays. En 2017, il a obtenu son diplôme de médecin à Londres.
Cinq ans plus tard, devenu médecin urgentiste à Cambridge, il a mis ses compétences au service de l’Ukraine. Il a posé sept semaines de son congé afin de partir jusqu’à la frontière entre l'Ukraine et la Pologne et gagner la ville de Lviv.
«Je me suis enfui de Syrie. J'étais étudiant et je me sentais impuissant. Pour l’Ukraine, j'ai choisi un autre destin. J'ai choisi d'être là et de défendre ce en quoi je crois», déclare-t-il. Il a contribué à la création d'un centre médical de fortune à Lviv qui a permis de soigner des centaines de réfugiés ukrainiens qui fuyaient vers l'Est.
De retour à Cambridge, Brimo raconte: «À la gare de Lviv, la situation était horrible. Chaque jour, nous recevions des dizaines de trains en provenance de l'est de l'Ukraine remplis de blessés et de réfugiés qui voulaient simplement fuir et qui ont tout laissé derrière eux.»
«Au cours de ma toute première semaine, un ambulancier et moi avons vu trois cent trente-neuf patients. Il suffisait de quelques secondes de consultation pour que les émotions ressortent. Ils avaient traversé bien des épreuves et avaient vu beaucoup de choses. Certains avaient perdu leurs proches, d'autres avaient tout abandonné; d'autres encore étaient tellement affectés qu'ils n'avaient pas conscience de ce qui se passait autour d'eux.»
L'expérience a fait ressurgir des souvenirs douloureux pour le Dr Brimo. «Malheureusement, les atrocités de la guerre présentent des similarités. L'horreur sur le visage des gens, les sacs à dos remplis à la hâte et les enfants qui ont perdu leur étincelle sont quelques-unes des images que je garde», confie-t-il. «La guerre est comme un cauchemar dont on ne peut se réveiller tout en priant pour un miracle qui ne se produit pas.»
«En tant que médecin qui travaille dans l’humanitaire, notre combat est différent. Nous nous occupons de ceux qui sont blessés par toutes sortes de traumatismes, de ceux qui ont été oubliés, de ceux qui se sentent rejetés par la vie et ses atrocités. Nous espérons que ces quelques minutes de soins resteront un jour dans les mémoires comme une petite lumière dans le parcours de nos patients. Une étape dans leur voyage pour guérir de tout ce qu’ils ont vécu.»
Le Dr Brimo fait l'éloge de ses collègues bénévoles: «Dans un message clair de résilience qui rejette la guerre et sa violence, nous avons commencé notre journée avec un sourire et nous l'avons finie avec une prière. Une prière qui, nous l'espérons, sera un jour entendue.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.