Au procès contre Johnny Depp, Amber Heard dit avoir reçu «des milliers» de menaces de mort

Amber Heard témoigne lors du procès en diffamation en Virginie, le 26 mai 2022 (Photo, AFP).
Amber Heard témoigne lors du procès en diffamation en Virginie, le 26 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 27 mai 2022

Au procès contre Johnny Depp, Amber Heard dit avoir reçu «des milliers» de menaces de mort

  • Ces six semaines de débats ont révélé au grand jour les détails sordides d'une relation émaillées de disputes
  • Les avocats des deux parties doivent présenter leurs plaidoiries vendredi et les sept jurés se retireront ensuite pour délibérer

WASHINGTON: Amber Heard a affirmé jeudi avoir reçu "des milliers" de menaces de mort depuis le début de son procès contre son ex-mari Johnny Depp, qui la poursuit en diffamation devant un tribunal américain.

"Je reçois des centaines de menaces de mort régulièrement, voire chaque jour; des milliers depuis le début de ce procès", a affirmé l'actrice de 36 ans, rappelée à la barre lors de la dernière journée d'audition des témoins.

Les avocats des deux parties doivent présenter leurs plaidoiries vendredi et les sept jurés se retireront ensuite pour délibérer. S'ils ne parviennent pas à un verdict dans la journée, ils poursuivront leurs délibérations mardi prochain.

"Je suis harcelée, humiliée, menacée tous les jours, juste parce que je suis dans cette salle d'audience", a dit Amber Heard, très émue. 

"Des gens se moquent de mon témoignage sur les agressions, des gens veulent me tuer, ils me le disent tous les jours, ils veulent mettre mon bébé dans le micro-ondes et ils me le disent", a raconté l'actrice, mère d'une petite fille.

"Chaque jour, je dois revivre le traumatisme" des violences conjugales qu'elle affirme avoir subies pendant sa relation avec Johnny Depp, a-t-elle dit.

Le procès "a été la chose la plus atroce, douloureuse et humiliantes que j'aie eue à vivre", a-t-elle affirmé.

Remous dans la salle

Ces six semaines de débats ont révélé au grand jour les détails sordides d'une relation émaillées de disputes et, selon Amber Heard, de violences lorsque Johnny Depp était sous l'emprise d'un cocktail de drogues et d'alcool.

La comédienne, apparue dans "Justice League" et "Aquaman", fait l'objet d'une campagne de dénigrement et d'insultes sur les réseaux sociaux depuis le début de ce procès ultra-médiatisé au tribunal de Fairfax, près de Washington.

Chaque jour, des centaines de fans de Johnny Depp se massent devant l'entrée du bâtiment et dans la salle d'audience pour montrer leur soutien à la vedette de "Pirates des Caraïbes".

L'atmosphère feutrée qui règne dans cette salle depuis le 11 avril a été perturbée jeudi, après un vif échange entre Amber Heard et l'avocate de Johnny Depp, par des commentaires de membres du public rapidement réprimandés par la juge Penney Azcarate, qui a menacé de continuer le procès à huis clos.

Johnny Depp poursuit en diffamation Amber Heard, qui s'était décrite dans une tribune publiée dans le Washington Post en 2018 comme "une personnalité publique représentant les violences conjugales" subies deux ans auparavant, sans nommer son ex-mari.

L'acteur de 58 ans dément avoir jamais frappé une femme et dénonce des accusations "ahurissantes". Il réclame 50 millions de dollars en dommages-intérêts, estimant que cette tribune a ruiné sa réputation et sa carrière.

L'actrice a contre-attaqué et demande le double, affirmant que cette plainte est un prolongement d'une campagne de "harcèlement" qui a mis sa carrière entre parenthèses.

Raconter mon histoire

En 2020, Johnny Depp avait perdu un premier procès en diffamation à Londres contre le tabloïd britannique The Sun, qui l'avait qualifié de "mari violent".

Ce procès est "un écho de l'autre salle (d'audience) dans laquelle il m'a traînée", a dit Amber Heard en évoquant le procès londonien.

Elle a répété avoir subi des violences "verbales, physiques, émotionnelles et psychologiques" de la part de Johnny Depp pendant leur relation, entre 2011 et 2016.

"Je ne suis pas une sainte", a-t-elle dit à l'évocation de son premier témoignage, il y a dix jours, quand elle avait admis avoir frappé son ex-mari au moins une fois.

Elle a expliqué avoir écrit cette tribune sur les violences conjugales "pour mettre ces questions en lumière, donner une voix aux gens qui n'en ont pas".

En mai 2016, Amber Heard avait obtenu d'un tribunal une mesure d'éloignement contre son mari pour violences conjugales, après un an de mariage. Leur divorce avait été prononcé début 2017.

"J'ai le droit de raconter mon histoire, j'ai le droit de dire ce qui s'est passé" et de "raconter ma propre histoire et ma vérité", a-t-elle asséné, accusant Johnny Depp d'avoir "promis de détruire (sa) carrière" et de lui faire subir "une humiliation mondiale".


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.