Carlos Ghosn interrogé par la justice libanaise

Carlos Ghosn en septembre 2020 au Liban. (AFP).
Carlos Ghosn en septembre 2020 au Liban. (AFP).
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Publié le Lundi 30 mai 2022

Carlos Ghosn interrogé par la justice libanaise

  • Le Liban avait reçu début mai une notice rouge d'Interpol, qui demande aux autorités concernées d'arrêter provisoirement des personnes
  • Le Liban a également demandé à la France d'envoyer toutes les preuves contre M. Ghosn afin que la justice libanaise puisse déterminer s'il peut être jugé à Beyrouth

BEYROUTH: La justice libanaise a interrogé Carlos Ghosn, l'ancien patron de l'alliance automobile Renault-Nissan qui vit au Liban, après avoir reçu une notice rouge d'Interpol pour son arrestation, a indiqué lundi à l'AFP une source judiciaire.

M. Ghosn, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, devait être jugé à Tokyo pour des malversations financières présumées quand il était à la tête de Nissan et vit à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon fin 2019.

"Le juge Imad Kabalan a interrogé M. Ghosn en présence de son avocat au sujet de la notice rouge" d'Interpol, basée sur le mandat d'arrêt international émis par la France en avril, a déclaré la source libanaise sous couvert d'anonymat. M. Ghosn a ensuite été libéré.

Le Liban avait reçu début mai une notice rouge d'Interpol, qui demande aux autorités concernées d'arrêter provisoirement des personnes, avant une éventuelle extradition ou d'autres actions judiciaires.

Cette notice se base sur le mandat d'arrêt international émis en avril par la justice française à l'encontre de Carlos Ghosn dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux, abus de confiance, blanchiment en bande organisée et corruption passive.

Les questions posées lors de l'interrogatoire ont porté sur les accusations mentionnées dans la notice rouge, a poursuivi la source. Selon elle, le Liban a déjà envoyé les réponses de Carlos Ghosn aux autorités judiciaires françaises.

Le Liban a également demandé à la France d'envoyer toutes les preuves contre M. Ghosn afin que la justice libanaise puisse déterminer s'il peut être jugé à Beyrouth, toujours selon la même source.

Depuis qu'il a fui le Japon en décembre 2019, M. Ghosn ne peut pas quitter le Liban, qui n'extrade pas ses ressortissant et l'a déjà interdit de voyager.

Si le mandat d'arrêt international est exécuté, l'ex-PDG sera présenté à un juge d'instruction en France, à Nanterre, qui lui notifiera sa mise en examen.


Mohammed ben Salmane reçoit le président ouzbek à Djeddah

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev (Photo, SPA).
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev (Photo, SPA).
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RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev mercredi à Djeddah.

 

Plus d’infos à suivre


OMS : le Maroc dans le Top 3 pour la hausse de l'espérance de vie en Afrique

Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé. (Photo, AFP)
Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé. (Photo, AFP)
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  • Le Maroc n’est pas seul sur le podium puisqu’il est accompagné par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans
  • Le Maroc est rejoint sur le podium par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans.

CASABLANCA : Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sur 12 pays du continent, le Maroc fait partie des trois premiers où l’espérance de vie est la plus forte. 

Le Maroc est rejoint sur le podium par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans.

Le rapport de l’OMS qui couvre une période de 19 ans (de 2000 à 2019) révèle qu’en Afrique, l'espérance de vie «en bonne santé» est passée de 47 à 56 ans en Afrique, contre 64 ans de moyenne mondiale, la couverture des services de santé essentiels s’est également améliorée, passant de 24% en 2000 à 46% en 2019.

Selon Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l'Afrique, la volonté de la région africaine d’améliorer la santé et le bien-être de la population explique cette augmentation, «Mais les progrès doivent continuer. Si les pays ne renforcent pas les mesures contre la menace du cancer et d'autres maladies non transmissibles, les avancées en matière de santé pourraient être compromises» a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, si des efforts ont été déployés pour rétablir les services essentiels affectés par la crise sanitaire, la plupart des gouvernements africains financent moins de 50% de leurs budgets de santé, ce qui se traduit par d’importants déficits de financement. 

Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé.

 


Brûlée par son mari en raison d’une grossesse non désirée, une Libanaise meurt à l'hôpital

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, est décédée à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours. (Photo fournie)
Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, est décédée à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours. (Photo fournie)
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  • Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a passé onze jours en soins intensifs pour des brûlures sur tout le corps
  • Son mari a été arrêté alors qu'il prévoyait de fuir à l’étranger

DUBAÏ: Une femme libanaise enceinte qui avait été violemment battue et brûlée par son mari parce qu'elle ne voulait pas avorter est décédée à l'hôpital mercredi.

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a perdu sa lutte pour la vie à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours.

Un médecin de l'hôpital a déclaré mardi que Hana avait été admise à l’hôpital le 6 août, et qu’elle recevait un traitement pour des brûlures sur tout le corps.

Il a ajouté que l’enfant qu’elle portait était mort et qu’il a dû être retiré par intervention chirurgicale. Il a décrit les chances de survie de Hana comme «très faibles».

Un ami de la famille, Abdel Rahman Haddad, a affirmé à Arab News que Hana était décédée mercredi. Un responsable de l'hôpital a confirmé la nouvelle et a déclaré que son corps avait déjà été réclamé par sa famille.

Selon les médias locaux, le mari de Hana, identifié uniquement par les initiales A. A., a battu sa femme parce qu'elle refusait d'avorter.

Il aurait déclaré que le couple – d'un milieu pauvre de la ville de Tripoli, dans le nord du pays – n'avait pas les moyens d’élever cet enfant.

S'adressant à Al-Jadeed TV mardi, la tante de Hana a confié: «Quand elle a refusé d'avorter, il l'a ramenée à la maison et l'a brûlée au moyen d’une bonbonne de gaz.»

Abdel Rahman Haddad a indiqué que A. A. avait été arrêté par les Forces de sécurité intérieure libanaises alors qu'il prévoyait de fuir le pays.

Avant son décès, la famille de Hana avait lancé plusieurs appels à un soutien financier pour l'aider à payer le traitement hospitalier, qui comprenait de multiples opérations et des transfusions sanguines.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com