YouGov: La majorité des Arabes ne font confiance à aucun média couvrant l’invasion russe en Ukraine

La confiance en la couverture du conflit par les  médias occidentaux est faible (Photo, Shutterstock).
La confiance en la couverture du conflit par les médias occidentaux est faible (Photo, Shutterstock).
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Publié le Mardi 31 mai 2022

YouGov: La majorité des Arabes ne font confiance à aucun média couvrant l’invasion russe en Ukraine

  • Les médias russes couvrant le conflit sont les moins fiables (8 %) alors que 11 % des personnes interrogées déclarent faire confiance aux «autres» médias
  • Une autre conclusion notable de l’enquête est la faible confiance dans les médias occidentaux

LONDRES: L’un des résultats les plus notables du récent sondage mené par Arab News et YouGov est que la majorité des habitants du monde arabe ne font confiance à aucun média couvrant la guerre russo-ukrainienne – les médias russes étant les moins fiables.
Parmi les 7 835 personnes interrogées, 33 % ont déclaré ne faire confiance à aucun média couvrant le conflit; 27 % font confiance aux médias arabes et 21 % aux médias occidentaux.
Les médias russes couvrant le conflit sont les moins fiables (8 %) alors que 11 % des personnes interrogées déclarent faire confiance aux «autres» médias.
Bien que l’enquête YouGov ne tienne pas compte de ce que comprend la catégorie «autre», il est probable qu’elle comprenne des sources d’information alternatives, comme les réseaux sociaux et les médias non traditionnels.
Selon l’enquête sur la jeunesse arabe de 2020, 79 % des jeunes Arabes s’informent sur les réseaux sociaux, contre seulement 25 % en 2015.
De plus, dans une enquête menée en 2021 sur la confiance et la crédibilité attribuées aux médias, 52 % des personnes interrogées affirmaient faire confiance aux médias traditionnels, une baisse significative par rapport au taux de 69 % en 2020.
Par conséquent, ces chiffres pourraient expliquer le manque de confiance dans les médias couvrant le conflit russo-ukrainien.
La montée en puissance des fausses nouvelles et des faux journaux a suscité une méfiance massive au sein du grand public. Parmi les personnes interrogées dans le monde, 59 % pensent que les journalistes et les correspondants essaient délibérément d’induire les gens en erreur en leur donnant des renseignements qu’ils savent être faux ou exagérés.
Sur les quatorze pays étudiés, le manque de confiance dans les médias couvrant le conflit était particulièrement élevé dans six pays: l’Algérie (40 %), le royaume de Bahreïn (40 %), le Koweït (41 %), Oman (40 %), le Liban (42 %) et la Syrie (47 %).
Une autre conclusion notable de l’enquête est la faible confiance dans les médias occidentaux, qui pourrait s’expliquer par la perception de la politique de deux poids deux mesures et des préjugés des médias occidentaux couvrant l’Ukraine.
L’invasion de l’Ukraine a révélé les préjugés antiarabes dans les médias européens et occidentaux.
À titre d’exemple, le correspondant étranger principal de CBS News, Charlie D’Agata, a déclaré au début du conflit que l'Ukraine «n’est pas un endroit, avec tout le respect que je lui dois, comme l’Irak ou l’Afghanistan, qui a vu le conflit faire rage pendant des décennies. C’est un endroit relativement civilisé, relativement européen, où vous ne vous attendez pas à cela, où vous n’imaginez pas que cela se produirait.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com