Israël: Camouflet pour la coalition mise en minorité sur un vote pro-colons

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett assiste à une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 15 mai 2022 (Photo, AFP).
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett assiste à une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 15 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 07 juin 2022

Israël: Camouflet pour la coalition mise en minorité sur un vote pro-colons

  • L'opposition israélienne a infligé tard lundi soir un camouflet à la coalition menée par le Premier ministre Naftali Bennett
  • Selon les commentateurs israéliens, l'opposition de droite, dirigée par l'ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, n'a pas l'intention de bloquer le renouvellement de ces dispositions pro-colons

JÉRUSALEM: L'opposition israélienne a infligé tard lundi soir un camouflet à la coalition menée par le Premier ministre Naftali Bennett en réunissant une majorité de voix contre un projet de loi visant à proroger l’application de la loi israélienne aux colons de Cisjordanie occupée.

En vigueur depuis l'occupation israélienne de la Cisjordanie, en 1967, cette loi - qui stipule que les colons en Cisjordanie bénéficient des mêmes droits que les citoyens vivant sur le territoire d'Israël - est automatiquement ratifiée tous les cinq ans par le Parlement.

Mais lundi soir, deux membres de la coalition hétéroclite, un député du parti arabe Raam et une députée de la formation Meretz (gauche), ont voté en première lecture contre le projet de loi, ne remettant pas en cause pour le moment le maintien de cette juridiction, mais plutôt la stabilité du gouvernement dirigé par Naftali Bennett.

L'opposition, qui avait annoncé voter contre ce projet simplement pour montrer sa défiance envers le gouvernement, a réuni au total 58 voix contre 52 pour la coalition qui a perdu récemment sa majorité en chambre.

Dans le cas où la "loi sur la Judée-Samarie" (nom donné par Israël à la Cisjordanie occupée, ndlr) ne serait pas votée le 1er juillet, les plus de 475 000 Israéliens vivant dans les colonies de Cisjordanie ne pourront plus bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens israéliens, y compris le droit de vote.

Selon les commentateurs israéliens, l'opposition de droite, dirigée par l'ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, n'a pas l'intention de bloquer le renouvellement de ces dispositions pro-colons mais plutôt d'affaiblir le gouvernement de M. Bennett, un dirigeant pourtant lui-même favorable à l'expansion des colonies, en montrant que sa coalition hétéroclite ne peut adopter cette loi.

"Bennett, retourne à la maison. Il est temps de ramener Israël à droite", a réagi, dans un bref message sur les réseaux sociaux publiés après le vote, le Likoud, la formation de Benjamin Netanyahu, tandis que le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid, co-chef de la coalition au pouvoir, a reconnu une "défaite" du gouvernement qui, dit-il, "reviendra plus fort" pour "gagner la prochaine manche".


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.