Israël reconduit pour trois mois la détention du franco-palestinien Salah Hamouri

Salah Hammouri, avocat franco-palestinien et chercheur de terrain à l'ONG palestinienne «Addameer (Conscience) for Prisoner Support and Human Rights», dans les bureaux du Centre al-Haq de droit international appliqué à Ramallah en Cisjordanie occupée, le 8 novembre 2021 (Photo, AFP).
Salah Hammouri, avocat franco-palestinien et chercheur de terrain à l'ONG palestinienne «Addameer (Conscience) for Prisoner Support and Human Rights», dans les bureaux du Centre al-Haq de droit international appliqué à Ramallah en Cisjordanie occupée, le 8 novembre 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 06 juin 2022

Israël reconduit pour trois mois la détention du franco-palestinien Salah Hamouri

  • Salah Hamouri, âgé de 37 ans, a été condamné en mars à trois mois de détention administrative
  • Israël a renouvelé jusqu'au 5 septembre sa détention administrative qui devait prendre fin ou être reconduite le lundi 6 juin

JÉRUSALEM: Les autorités israéliennes ont reconduit dans la nuit de dimanche à lundi pour au moins trois autres mois la détention de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, selon des documents de justice consultés par l'AFP.

M. Hamouri, âgé de 37 ans, a été condamné en mars à trois mois de détention administrative - une mesure controversée permettant à Israël d'incarcérer des suspects sans accusation formelle- par la justice militaire israélienne qui le considère comme un membre du FPLP, ce qu'il nie.

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) est une organisation marxiste considérée "terroriste" par l'Etat hébreu et l'Union européenne. Les autorités israéliennes accusent des ONG palestiniennes, comme Addameer, pour laquelle oeuvre M. Hamouri, de liens avec le FPLP, ce que celles-ci nient également.

Fin avril, le ministère français des Affaires étrangères avait dit souhaiter que Salah Hamouri "soit libéré et qu'il puisse mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside, et que son épouse et ses enfants obtiennent le droit de s’y rendre pour le retrouver".

Mais dans la nuit de dimanche à lundi, Israël a renouvelé jusqu'au 5 septembre sa détention administrative qui devait prendre fin ou être reconduite le lundi 6 juin, selon les documents de la justice militaire transmis à ses avocats et consultés par l'AFP.

Ce militant des droits des Palestiniens avait été emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 pour participation à la tentative d'assassinat d'Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d'Israël et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass, avant d'être libéré en 2011, peu avant le terme de sa peine, dans le cadre d'un échange de prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.

Depuis, en novembre dernier, des organisations de défense des droits humains avaient affirmé que son téléphone portable, ainsi que celui de plusieurs autres activistes palestiniens, avait été piraté par le logiciel espion israélien Pegasus de la société NSO.

Dans la foulée, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), la ligue des droits de l'Homme (LDH) et M. Hamouri ont déposé plainte en avril devant la procureure de la république du tribunal judiciaire de Paris contre NSO pour "avoir infiltré illégalement" son portable.

Soulignant que M. Hamouri a la nationalité française et que son téléphone avait été "infiltré" par Pegasus alors qu'il se trouvait en France, ces organisations estiment la justice française compétente pour juger de cette affaire sensible dans les relations entre Israël et la France.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.