Le Village de la mode de Jeddah Season présente des créateurs au public

La marque propose des pièces décontractées faciles à porter et des modèles inspirés du monde automobile et du patrimoine saoudien. Galag Garage, un pop-up de Djeddah, constitue une filière de la marque principale. (Fourni)
La marque propose des pièces décontractées faciles à porter et des modèles inspirés du monde automobile et du patrimoine saoudien. Galag Garage, un pop-up de Djeddah, constitue une filière de la marque principale. (Fourni)
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Publié le Jeudi 09 juin 2022

Le Village de la mode de Jeddah Season présente des créateurs au public

  • «Galag est un collectif qui a vu le jour en 2013. Il se compose d'un groupe de passionnés d'automobile, de photographes et de vidéastes qui ont pour passion l'exploration»
  • Au cours de la Riyadh Season, la marque a participé au concept store E'Space en présentant une collection antérieure, «Cosmopolis»

RIYAD: Cette année, la Jeddah Season met en avant des marques de mode saoudiennes et elle les rapproche du public grâce au Fashion Village, situé dans la zone City Walk. 

L'une de ces marques est la ligne de vêtements contemporains Galag, qui propose des pièces décontractées et faciles à porter ainsi que des modèles inspirés du monde automobile et du patrimoine saoudien. 

«Galag est un collectif qui a vu le jour en 2013. Il se compose d'un groupe de passionnés d'automobile, de photographes et de vidéastes qui ont pour passion l'exploration. Ils misent sur les voyages routiers», a déclaré le propriétaire de Galag, Sultan al-Faisal, à Arab News. «La ligne de vêtements Galag a commencé comme un “exutoire créatif” en 2017, en réponse à une demande des aficionados de Galag qui désiraient un produit concret. Elle a rapidement gagné du terrain en Europe, aux États-Unis et en Asie de l'Est avant d'être introduite sur la scène saoudienne en 2019.» 

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(Photo: Mohammed Abdelhalim) 

Galag se démarque avec sa collection de chaussures, ce que peu de marques saoudiennes proposent en raison des difficultés de production. Mais Al-Faisal et son équipe n’ont pas hésité à relever le défi. 

«Nos baskets sont fabriquées au Portugal et elles sont conçues par nous-mêmes. Nous voulions créer une silhouette intemporelle qui irait avec tout. Les matériaux utilisés sont synonymes de qualité et de durabilité.» 

Au cours de la Riyadh Season, la marque a participé au concept store E'Space en présentant une collection antérieure, «Cosmopolis». 

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(Photo: Mohammed Abdelhalim) 

Galag Garage, un pop-up de Djeddah, constitue une filière de la marque principale. 

«L'expérience de la Jeddah Season a été formidable. Les gens ont été extrêmement enthousiastes et ils nous ont réservé un accueil chaleureux, au-delà de nos espérances.» 

«Les autres participants de Jeddah Season nous ont eux aussi apporté leur soutien, et cela n'a pas de prix pour nous. Nous sommes tout simplement heureux d'avoir été sollicités. L'équipe de cet événement a perçu du potentiel en nous et elle nous a donné la confiance nécessaire pour y prendre part.» 

Galag compte bientôt s'impliquer davantage dans certains des groupes et des communautés de Djeddah. 

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(Photo: Mohammed Abdelhalim) 

«Il y en a beaucoup qui, pour nous, n'ont pas eu le soutien et la visibilité qu'ils méritent, comme le groupe des skateurs, le sillyboys crew. Travailler avec eux pour les aider à se développer constituerait pour nous une victoire. C’est quelque chose que nous attendons avec impatience. 

«Au fond, nous voulons simplement offrir au consommateur du Royaume, en tant que marque saoudienne, des choix différents et nouveaux. Nous espérons que cela renforcera le langage du design saoudien et que cela l'élargira de telle sorte que les gens ne nous considèrent plus exclusivement comme une entité unique en termes de design.» 

Avec pour thème «Our Lovely Days» (que l’on peut traduire par «Nos beaux jours», NDLR), la 2e Jeddah Season fait écho au succès de la Riyadh Season, qui a enregistré plus de 15 millions de visites en cinq mois. Le festival annuel Jeddah Season vise à mettre en valeur le riche patrimoine et la culture de la ville à travers un total de deux mille huit cents activités réparties dans neuf zones.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.


Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
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  • En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi
  • La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée

BEYROUTH: Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays.

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes.

"Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone.

Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines.

En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi.

La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée.

Incendies "systématiques" 

Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies.

Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement".

Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km².

Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il.

Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires.

Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides.

Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière.

Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones.

"Ecocide" 

"Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens.

Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août.

L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région.

Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI.

L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés".

De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.