Des experts de l'ONU «alarmés» par la répression en Iran

Les experts indépendants des droits humains, qui sont mandatés par l'ONU mais ne parlent pas en son nom, affirment dans un communiqué que plus de 80 enseignants ont été arrêtés ou convoqués par les autorités. (Shutterstock)
Les experts indépendants des droits humains, qui sont mandatés par l'ONU mais ne parlent pas en son nom, affirment dans un communiqué que plus de 80 enseignants ont été arrêtés ou convoqués par les autorités. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 15 juin 2022

Des experts de l'ONU «alarmés» par la répression en Iran

Les experts indépendants des droits humains, qui sont mandatés par l'ONU mais ne parlent pas en son nom, affirment dans un communiqué que plus de 80 enseignants ont été arrêtés ou convoqués par les autorités. (Shutterstock)
  • Début mai, l'ONG Human Rights Watch a demandé la libération de près de 40 enseignants arrêtés à l'occasion des manifestations nationales du 1er mai
  • Ils affirment que cinq personnes ont été tuées dans des protestations depuis le début mai en raison «du recours excessif à la force par les forces de sécurité»

GENÈVE: Des experts de l'ONU se sont dits « alarmés » mercredi par la « violente répression » en Iran contre les manifestations d'enseignants et la société civile en général, appelant les autorités à punir les responsables. 

L'Iran a été le théâtre ces derniers mois de rassemblements d'enseignants et d'autres fonctionnaires pour protester contre les répercussions sur leurs revenus de l'inflation, qui dépasse 40%, dans un contexte économique très difficile marqué par des sanctions étouffantes. 

Plusieurs enseignants ont été arrêtés, entraînant d'autres manifestations pour leur libération. Début mai, l'ONG Human Rights Watch a demandé la libération de près de 40 enseignants arrêtés à l'occasion des manifestations nationales du 1er mai. 

Les experts indépendants des droits humains, qui sont mandatés par l'ONU mais ne parlent pas en son nom, affirment dans un communiqué que plus de 80 enseignants ont été arrêtés ou convoqués par les autorités. 

« Nous sommes alarmés par la récente escalade d'arrestations arbitraires d'enseignants, de défenseurs des droits du travail, de leaders syndicaux, d'avocats, de militants des droits humains et d’autres acteurs de la société civile », disent-ils. 

Le champ d'action de la société civile et des associations indépendantes devient « incroyablement étroit », selon eux. 

Ils affirment que cinq personnes ont été tuées dans des protestations depuis le début mai en raison « du recours excessif à la force par les forces de sécurité ». Et ils ont « appelé à ce que les responsables rendent des comptes (...) ». 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.