Turquie: 16 journalistes écroués pour «appartenance à une organisation terroriste»

Des gens manifestent devant le journal Bugun et la chaîne de télévision Kanalturk à Istanbul lors d'un rassemblement contre la répression du gouvernement turc contre les médias en 2019. (Photo, AFP)
Des gens manifestent devant le journal Bugun et la chaîne de télévision Kanalturk à Istanbul lors d'un rassemblement contre la répression du gouvernement turc contre les médias en 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 juin 2022

Turquie: 16 journalistes écroués pour «appartenance à une organisation terroriste»

Des gens manifestent devant le journal Bugun et la chaîne de télévision Kanalturk à Istanbul lors d'un rassemblement contre la répression du gouvernement turc contre les médias en 2019. (Photo, AFP)
  • Travaillant pour des médias et sociétés de production proches du HDP (Parti démocratique des peuples, pro-kurde), 20 journalistes avaient été interpellés le 8 juin pour «appartenance à la section presse» du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)
  • Selon des médias locaux, les journalistes ont été interrogés par le procureur sur le contenu de leurs articles

ANKARA: Seize journalistes turcs ont été écroués jeudi pour « appartenance à une organisation terroriste » à Diyarbakir, dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, selon l'acte d'écrou consulté par l'AFP. 

Travaillant pour des médias et sociétés de production proches du HDP (Parti démocratique des peuples, pro-kurde), 20 journalistes avaient été interpellés le 8 juin pour « appartenance à la section presse » du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux. 

En garde à vue depuis, seize d'entre eux ont été écroués jeudi, dont Serdar Altan, co-président d'une association de journalistes, accusés d'« appartenance à une organisation terroriste », selon l'acte d'écrou et l'un des avocats des journalistes, Resul Temir, interrogé par l'AFP. 

Les autres journalistes ont été relâchés sous contrôle judiciaire. 

Selon des médias locaux, les journalistes ont été interrogés par le procureur sur le contenu de leurs articles. 

« Cela laisse penser à une manœuvre préélectorale pour couper l'herbe sous le pied de la classe politique kurde et les priver de moyen d'expression », à un an de la prochaine élection présidentielle et au moment où la Turquie dit préparer une offensive contre des combattants kurdes dans le nord de la Syrie, a réagi le représentant en Turquie de l'ONG Reporters sans frontières (RSF), Erol Onderoglu, interrogé par l'AFP. 

« Nous vivons les jours les plus sombres de notre pays en matière de liberté de presse », a également réagi dans un communiqué le président de l'Association des journalistes de Turquie, Nazim Bilgin. 

M. Bilgin a souligné que cette décision intervient au lendemain de l'adoption en commission de justice au Parlement turc d'un projet de loi qui prévoit des peines de prison contre tout journaliste ou citoyen reconnu coupable de « diffusion publique d'informations trompeuses », un texte qui pourrait être adopté prochainement et qu'il qualifie de « loi de censure ». 

Des ONG dénoncent régulièrement l'érosion de la liberté de la presse en Turquie, qui pointe à la 149ème place sur 180 du classement 2022 de la liberté de la presse publié par RSF. 

Le HDP, troisième plus grand groupe au Parlement turc, est accusé par le président Recep Tayyip Erdogan d'être la « vitrine politique » du PKK. 

Depuis 2016, plusieurs centaines de membres du HDP ont été arrêtés, dont son charismatique chef de file, Selahattin Demirtas, emprisonné en dépit de protestations européennes. 


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
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  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.