Des ministres britanniques en Turquie pour discuter de contrats militaires et de l’Otan

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a rencontré des personnalités turques de haut rang, dont son homologue, Mevlut Cavusoglu. (AFP)
La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a rencontré des personnalités turques de haut rang, dont son homologue, Mevlut Cavusoglu. (AFP)
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Publié le Vendredi 24 juin 2022

Des ministres britanniques en Turquie pour discuter de contrats militaires et de l’Otan

  • Les ministres britanniques de la Défense et des Affaires étrangères ont l’espoir de convaincre la Turquie de renoncer à son opposition à l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan
  • Cette visite intervient dans un contexte d’activité diplomatique intense au Moyen-Orient

LONDRES: Jeudi, des ministres britanniques se sont rendus en Turquie pour discuter de la politique de l’Otan et d’éventuelles ventes d’équipements militaires avant un sommet majeur de l’Alliance atlantique la semaine prochaine.

Quelques jours après le voyage de haut niveau du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, et la ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, se sont rendus à Ankara dans l’espoir de convaincre la Turquie de renoncer à son opposition à l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan.

La Turquie s’oppose à l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Alliance car, selon elle, Stockholm soutiendrait des groupes kurdes illégaux. Au début du mois de juin, lors d’un rassemblement en Suède, des militants kurdes ont montré des images d’Abdallah Ocalan, membre fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), désigné comme une organisation terroriste et interdit par la Turquie.

En réponse aux manifestations, Ankara a déclaré qu’elle bloquerait l’adhésion de la Suède à l’Otan, ce qui a provoqué la colère des députés américains, qui ont menacé de mettre un terme au contrat de vente d’avions de chasse F-16 à la Turquie. La Turquie a également été écartée du programme d’avions F-35 après avoir acheté des systèmes antiaériens russes S-400, en violation des sanctions américaines.

Dans le cadre des pourparlers entre le Royaume-Uni et la Turquie, M. Wallace s’est entretenu avec son homologue Hulusi Akar à Ankara. Le Royaume-Uni aurait exercé des pressions pour la vente de l’avion Eurofighter Typhoon, sur fond de rumeurs selon lesquelles l’accord sur les F-16 serait menacé. Le Qatar, un important allié de la Turquie, a signé un contrat de 6 milliards de dollars (1 dollar = 0,95 euro) pour acquérir le Typhoon en 2017.

Selon un porte-parole du ministère britannique de la Défense, «le secrétaire à la défense rencontre aujourd’hui son homologue turc pour des entretiens bilatéraux de routine portant sur la coopération et les questions de sécurité avant le sommet de l’Otan la semaine prochaine».

Par ailleurs, la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a rencontré des personnalités turques de haut rang, dont son homologue, Mevlut Cavusoglu, pour discuter de la coopération en matière de défense, du sommet de l’Otan et des conflits en Ukraine et en Syrie.

Cette visite intervient dans un contexte d’activité diplomatique intense dans la région. Le ministre israélien des Affaires étrangères s’est également rendu à Ankara après la réunion saoudienne.

Avant la visite du Royaume-Uni, le Premier ministre, Boris Johnson, s’est entretenu avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Ils ont évoqué la coopération en matière de défense et le conflit en Ukraine.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.