Washington annonce de nouvelles sanctions visant le commerce du pétrole iranien

Les Etats-Unis « espèrent » pouvoir élargir le dialogue avec l'Iran sur les prisonniers américains détenus par Téhéran, mais annoncent de nouvelles sanctions (Photo, AFP)
Les Etats-Unis « espèrent » pouvoir élargir le dialogue avec l'Iran sur les prisonniers américains détenus par Téhéran, mais annoncent de nouvelles sanctions (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 27 octobre 2020

Washington annonce de nouvelles sanctions visant le commerce du pétrole iranien

  • Le Trésor américain a inscrit sur sa liste noire la compagnie pétrolière nationale iranienne
  • Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a lui estimé qu'il s'agissait d'un avertissement pour « la poignée de derniers acheteurs de brut iranien »

WASHINGTON : Le gouvernement de Donald Trump, qui continue de multiplier les sanctions anti-Iran à l'approche de la présidentielle américaine, a donné lundi un nouveau tour de vis contre le pétrole iranien, notamment les ventes à la Syrie et au Venezuela.

Depuis qu'il s'est retiré en 2018 de l'accord international censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire, le président américain a rétabli puis durci toutes les sanctions des Etats-Unis, notamment l'embargo sur le pétrole iranien.

Lundi, le Trésor américain a inscrit sur sa liste noire la compagnie pétrolière nationale iranienne, le ministère du Pétrole ainsi que la société nationale de pétroliers pour le transport maritime, déjà sanctionnés par ailleurs. 

Il l'a fait cette fois au nom de leurs liens avec la Force Qods, l'unité d'élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, considérée comme une organisation terroriste par Washington.

« Le régime iranien continue de placer son soutien aux entités terroristes et son programme nucléaire devant les biens du peuple iranien », a dénoncé le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a lui estimé qu'il s'agissait d'un avertissement pour « la poignée de derniers acheteurs de brut iranien ».

Le ministre iranien du Pétrole Bijan Zanganeh, personnellement visé, a au contraire assuré que ces mesures punitives illustraient « l'échec de la politique de Washington visant à réduire à zéro les exportations de brut ». 

Le Trésor américain accuse un réseau soutenu par la Force Qods d'avoir fait partir d'Iran plus d'une dizaine de pétroliers de brut au printemps 2019, essentiellement vers la Syrie, où l'Iran est l'un des principaux parrains du président Bachar al-Assad.

Le Trésor a aussi imposé des sanctions à un homme d'affaires iranien installé au Royaume-Uni, Mahmoud Madanipour, et à des sociétés liées à ce dernier, pour avoir organisé le transport de carburant au Venezuela.

Contrairement à Donald Trump, qui le juge laxiste et insuffisant, son adversaire démocrate Joe Biden soutient toujours l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien conclu lorsqu'il était vice-président de Barack Obama. Mais la multiplication de ces sanctions risque de brider ses marges de manoeuvre en cas de victoire le 3 novembre.

« Il est probable que l'impact de ces sanctions, même aussi tardives, puisse survivre aux rendez-vous politiques de 2020 », a prédit Behnam Ben Taleblu, de la Foundation for the Defense of Democracies, un groupe de réflexion partisan d'une ligne dure face à Téhéran.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

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BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com