La France creuse l’écart avec ses concurrents et reste le pays le plus attractif d’Europe

Un drapeau français flotte au Mont Saint-Michel le 10 avril 2022 (Photo, AFP).
Un drapeau français flotte au Mont Saint-Michel le 10 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 30 juin 2022

La France creuse l’écart avec ses concurrents et reste le pays le plus attractif d’Europe

  • En matière d’investissements directs étrangers, la France fait la course en tête devant le Royaume-Uni et l'Allemagne
  • Les investissements d'origine européenne, allemands en tête, progressent pour représenter plus de 60% des IDE en France

PARIS: La France fait preuve de résilience après deux ans de pandémie. Le nombre de projets d'investissements étrangers remonte en flèche dans l’hexagone en 2022 et dépasse même son niveau d'avant-crise, selon le dernier baromètre EY, l'un des plus préstigieux cabinet de conseil dans le monde.
En matière d’investissements directs étrangers, la France fait la course en tête devant le Royaume-Uni et l'Allemagne.

Les dirigeants maintiennent leurs projets d'investissements

Malgré la guerre en Ukraine, plus de la moitié des dirigeants interrogés ont des projets immédiats qu’ils comptent faire aboutir, selon le compte rendu de la 22e édition du baromètre de l’attractivité de la France. Plus encore, faisant fi du contexte international anxiogène, davantage de dirigeants envisagent d'investir ou d'étendre leurs opérations en France en 2022. Ils sont, en effet, 56 % des interrogés à exprimer cette volonté, contre 44% en 2021. 

En revanche, le conflit armé en Europe réveille les craintes des investisseurs. La proportion de dirigeants ayant la volonté d'investir en France a diminué depuis le début des hostilités fin février, selon les enquêteurs ayant interrogé les chefs d’entreprises opérant en France.

Dans l'Europe industrielle, la France tire son épingle du jeu 

Le baromètre EY rend compte d’une vitalité retrouvée des implantations industrielles des entreprises à capitaux étrangers en France. Après avoir chuté, au plus fort de la pandémie, de 17 %, le nombre de projets d'investissements directs étrangers industriels a connu un rebond en 2021, évalué à 41% par l’étude. 482 Industriels étrangers se sont installé en France en 2021 pour y développer leur activité et y installer leurs sites industriels. Comparativement à ses concurrents européens, Paris conserve, avec ce résultat inégalé jusqu’alors, la tête du classement européen des Investissements manufacturiers étrangers devant la Turquie, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Au niveau régional, l’avantage compétitif est tout aussi net. Les régions françaises occupent, une fois encore, quatre des cinq premières places en Europe pour l'Implantation ou l'extension d'usines. 

Qui investit en France ? 

Les investissements d'origine européenne, allemands en tête, progressent pour représenter plus de 60% des IDE en 2021, tandis que les entreprises américaines reculent sur le marché français, ces dernières ne représentent plus que 19 % du total des investissements, contre 32 % en 2012. Autre évolution remarquée, les géants asiatiques indiens et chinois privilégient les concurrents directs de la France en Europe.  Les investisseurs chinois et indiens ont porté à 14 % des implantations en Allemagne,10 % au Royaume-Uni, contre seulement 4 % en France. 

La France au Moyen-Orient

A l'occasion d'une conférence de presse à la résidence de France à Riyad, Ludovic Pouille a présenté les résultats du dernier rapport d'EYFrance sur l'attractivité en mettant l’accent sur les atouts économique de l’hexagone comparativement aux autres pays européens. 

L’ambassadeur a également porté l'attention sur l'investissement français au Moyen-Orient et tout particulièrement en Arabie saoudite. Rappelant que la Banque centrale française évalue la taille de ces investissements dans le Royaume à hauteur de 3 milliards d'euros en 2021, soit un quart des IDE français au Moyen-Orient, talonnés de près par les Émirats arabes unis le Qatar.

La France, l’Europe, le monde

Selon l’enquête, les investisseurs étrangers privilégient indubitablement la France en Europe.  Mais, le reste du monde fait mieux que le Vieux Continent. Certes, en 2021, les investissements étrangers ont très largement dépassé le niveau observé avant la pandémie. Or, l’embellie a essentiellement profité aux pays en développement, vers lesquels les flux ont cru de 21% contre 3% en valeur dans les pays développés.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


Plan d'économies à La Provence (CMA Média), avec de possibles départs

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
  • Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies
  • Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels)

MARSEILLE: CMA Média prévoit un plan d'économies au quotidien La Provence, pouvant comporter de 20 à 30 départs y compris à la rédaction, a-t-on appris mardi de sources concordantes au sein du journal marseillais, le groupe cherchant déjà à vendre les antennes locales de BFMTV.

Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies, avec notamment un plan de départs volontaires au sein de RMC BFM. L'annonce d'une mise en vente des neuf chaînes locales de BFM avait provoqué une grève largement suivie.

Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels), existant depuis 2023, confirmant une information du média d'investigation La Lettre.

Cherchant à "réaliser entre 1,5 et deux millions d'économies", la direction explore plusieurs pistes. "On va tout repeigner, contrats de prestations, coûts de papier, déplacements...", dit-il.

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable.

"Tout ça se fait dans le cadre de notre stratégie de retour à l'information de proximité, mais dans une contrainte économique forte", poursuit M. Pelé. Car malgré un "redressement de la diffusion, notamment avec les municipales" en mars, le groupe a connu "un décrochage publicitaire."

Le syndicat SNJ La Provence évoque également "de nouveaux départs" dans le cadre de la GEPP. "Si tout reste à définir, entre 20 et 30 personnes pourraient être cette fois-ci ciblées" dont du personnel de la rédaction, selon un communiqué du SNJ consulté par l'AFP.

"La cartographie n'est pas faite, ça ne se fera pas avant la rentrée. Donc pour l'instant, c'est un peu prématuré", indique sous couvert d'anonymat un membre du CSE, rappelant que l'entreprise compte près de 300 salariés, pour moitié des journalistes.

D'après le SNJ, "l'enchaînement des GEPP, qui sont à l'origine des outils pour transformer les entreprises, ne saurait être à lui seul une stratégie". Dénonçant "un plan social déguisé", le syndicat souligne "qu'une personne partie grâce à cet outil ne peut pas être remplacée."

Via CMA Media, CMA CGM détient la chaîne télé d'information continue BFMTV, la radio RMC, les chaînes télé RMC Découverte, RMC Story et RMC Life, les journaux La Tribune/La Tribune Dimanche, La Provence et Corse Matin, ainsi que le média vidéo en ligne Brut.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.