Royaume-Uni: Pas de retour dans l'UE envisagé par le Labour, affirme le chef de l'opposition

Plus modéré et europhile que son prédécesseur Jeremy Corbyn, Keir Starmer a été pendant trois ans responsable du Brexit au sein de l'opposition (Photo, AFP).
Plus modéré et europhile que son prédécesseur Jeremy Corbyn, Keir Starmer a été pendant trois ans responsable du Brexit au sein de l'opposition (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 juillet 2022

Royaume-Uni: Pas de retour dans l'UE envisagé par le Labour, affirme le chef de l'opposition

  • Remettre en cause le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne serait «la recette pour plus de divisions», a affirmé Keir Starmer
  • Plus tôt lundi, il a accusé sur ITV News le Premier ministre Boris Johnson «d'utiliser le Brexit pour alimenter les vieilles divisions»

LONDRES: Le chef de l'opposition britannique Keir Starmer a affirmé lundi qu'il n'envisageait pas que le Royaume-Uni retourne dans l'Union européenne si son parti arrivait au pouvoir.

Remettre en cause le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne serait "la recette pour plus de divisions", a-t-il affirmé lors d'un discours où il présentait l'approche des travaillistes pour "faire fonctionner le Brexit".

"Sous (un gouvernement) Labour, le Royaume-Uni ne retournera pas dans l'UE. Nous ne rejoindrons pas le marché unique. Nous ne rejoindrons pas l'union douanière", a-t-il dit dans les locaux du groupe de réflexion Centre for European Reform.

Plus modéré et europhile que son prédécesseur Jeremy Corbyn, Keir Starmer a été pendant trois ans responsable du Brexit au sein de l'opposition, utilisant son expertise juridique pour demander régulièrement des comptes au gouvernement.

S'il s'était un temps montré en faveur d'un second référendum, M. Starmer ne remet que rarement la question du Brexit sur la table depuis qu'il a été élu à la tête du parti il y a deux ans.

"On ne peut pas passer à autre chose, grandir en tant que pays, changer ou regagner la confiance de ceux qui ont perdu foi en la politique si on se concentre constamment sur les disputes passées", a affirmé le leader travailliste.

Ses déclarations interviennent alors que 54% des Britanniques estiment que la sortie de l'UE s'est mal passée, selon un récent sondage de l'institut YouGov. 61% des sondés pensent par ailleurs que la gestion du Brexit par le gouvernement est mauvaise.

Plus tôt lundi, Keir Starmer a accusé sur ITV News le Premier ministre Boris Johnson "d'utiliser le Brexit pour alimenter les vieilles divisions".

Le gouvernement conservateur a présenté un projet de loi adopté la semaine dernière pour une révision unilatérale des dispositions douanières post-Brexit en Irlande du Nord, jugée illégale par l'Union européenne qui laisse planer la menace de représailles commerciales.

L'accord visait à protéger le marché unique européen après le Brexit, sans provoquer le retour d'une démarcation physique entre la province britannique et la République d'Irlande, membre de l'UE, ce qui pourrait remettre en cause la paix signée en 1998 après trois décennies de violences meurtrières.

Si le Labour arrive au pouvoir, M. Starmer a affirmé qu'il "remettrait de l'ordre" dans le protocole nord-irlandais, en agissant comme un "honnête négociateur".

Le Labour connaît un regain de popularité cette année au moment où M. Johnson et les conservateurs accumulent les scandales. Selon les sondages toutefois, rien n'est acquis pour le parti travailliste alors que les prochaines élections sont prévues fin 2024.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com