Quand des Saoudiennes lancent le premier tournoi de golf pour femmes du Royaume

La plongeuse Mariam Fardous lors d'une séance photo dans le cadre de la série de vidéos inspirantes au Royal Greens Golf & Country Club. (Arab News).
La plongeuse Mariam Fardous lors d'une séance photo dans le cadre de la série de vidéos inspirantes au Royal Greens Golf & Country Club. (Arab News).
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Publié le Jeudi 29 octobre 2020

Quand des Saoudiennes lancent le premier tournoi de golf pour femmes du Royaume

  • Une série de vidéos en ligne explore les exploits de cinq Saoudiennes
  • Chacune des cinq femmes raconte le parcours qui lui a permis d'entrer dans l'histoire de l'Arabie saoudite

DJEDDAH:  Des Saoudiennes inspirées ont surmonté les barrières de genre pour réaliser une série de premières pour les femmes dans le Royaume. Elles ont évoqué la nature révolutionnaire de leurs exploits dans une nouvelle série vidéo qui annonce les premiers tournois de golf entièrement féminins du Royaume.

Dalma Malhas, la première femme saoudienne à avoir remporté une médaille olympique, Mariam Fardous, la première Saoudienne à avoir plongé dans l'océan Arctique, Nelly Attar, fondatrice de Move Riyadh, le premier studio de danse d'Arabie saoudite, Maram Al-Butairi, directrice générale des Eastern Flames, la première équipe féminine de football saoudien, et DJ Cosmicat, la première femme DJ du Royaume, se sont réunies pour témoigner de leur expérience en tant que « femmes pionnières » en Arabie saoudite.

Organisée par Golf Saudi, l'initiative a pour but d'illustrer l'importance de la première édition de tournoi d'Aramco Saudi Ladies International, qui se tiendra le mois prochain sous l'égide du Fonds d'investissement public (FIP). Ce tournoi de golf pour femmes constitue la première édition du Royaume, et la seconde édition d'un événement sportif professionnel international réservé aux femmes organisé dans le Royaume.

« Je crois que chacun devrait laisser une empreinte dans la vie. C'est ma seule devise. Je voulais laisser une empreinte - visible et perceptible par tous », explique Mariam Fardous, troisième femme à plonger au plus profond de l'Arctique en 2015.

« J'espère ainsi être une source d'inspiration pour les femmes, en particulier pour les filles qui pensent que l'impossible n'est pas à notre portée. J'imagine que notre vision — et notre réussite — montrera aux filles qu'elles peuvent surmonter tous les obstacles pour réaliser leurs rêves, et qu'elles peuvent être inventives. Nous pouvons être des femmes exemplaires pour notre pays », ajoute-t-elle.

 « Ces fameuses golfeuses qui viennent en Arabie Saoudite ont certainement connu des difficultés, mais elles ont pourtant réussi et ont laissé leur marque dans la vie. Elles sont toutes de belles réussites. Je suis impatiente d'en apprendre plus sur le golf dans mon propre pays, l’Arabie Saoudite, et de voir ces femmes athlètes inspirantes en pleine compétition ».

Dans cette série vidéo en cinq parties — qui sera lancée mardi sur les chaînes officielles de l'événement sur Twitter et Instagram (@saudiladiesintl) — chacune des cinq femmes racontera le parcours qui lui a permis d'entrer dans l'histoire de l'Arabie saoudite. Chacune évoquera les motifs qui l'ont poussée à briser le plafond de verre qui la recouvrait, et racontera comment ses réalisations ont inspiré d'autres femmes à travers le Royaume, le Moyen-Orient et le monde.

Pour Dalma Malhas, « représenter l'Arabie Saoudite aux Jeux Olympiques de la Jeunesse et remporter une médaille de bronze a été un grand moment d'honneur, de fierté et de gloire — un moment qui a certainement changé ma vie. Pour moi, il est très important que les jeunes filles voient que les femmes sont capables d’atteindre leurs objectifs et poursuivre leurs rêves. Elles comprendront qu'elles sont désormais en mesure de réussir elles aussi ».

Golf Saudi a orchestré ce nouveau tournoi, et espère ainsi inciter davantage de femmes saoudiennes à se mettre au golf. En outre, les organisateurs ont annoncé la semaine dernière que jusqu'à mille femmes pourront pratiquer gratuitement le golf à partir du mois prochain, une fois qu’elles s’inscriront au Ladies First Club.

Le PDG de Golf Saudi, Majed Al-Sorour, précise que « l'Aramco Saudi Ladies International, présenté par le Fonds d'investissement public (FIP), est un nouveau progrès significatif et historique pour l'Arabie Saoudite. C'est un nouveau pas sur le chemin que ces cinq femmes et des milliers d'autres ont ouvert ces dernières années dans tout le Royaume.

 « Les deux tournois que nous organiserons le mois prochain sont les deuxième et troisième événements sportifs internationaux professionnels réservés aux femmes dans notre pays. Pour nous, cette initiative aura un impact extraordinaire, et en la célébrant, nous mettons en lumière les pionnières saoudiennes qui y ont contribué », ajoute-t-il.

 « Cette série de vidéos unique célèbre en effet ce parcours, et c'est un honneur pour nous que ces femmes exceptionnelles résument ainsi l'éthique de l'Aramco Saudi Ladies International - et l'excitation qui l'entoure ».

Le tournoi, doté d'un million de dollars (850 millions d'euros), se déroulera du 12 au 15 novembre au Royal Greens Golf & Country Club de la King Abdullah Economic City (KAEC). Il sera suivi deux jours plus tard par le format unique de l'Aramco Saudi Ladies Team International, du 17 au 19 novembre, où des équipes de quatre participantes s'affronteront pour une part de 500 000 dollars (420 000 euros).

Les deux événements mettront en vedette plus de cent golfeuses du circuit européen, dont les célèbres Georgia Hall et Charley Hull, championnes de la Solheim Cup, ainsi qu'une foule d'autres grands noms.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".

 


Kushner doit rencontrer le Hamas en Egypte

Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
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  • Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas

LE CAIRE: Des sources au sein du Hamas ont indiqué dimanche que l'émissaire américain Jared Kushner allait rencontrer des dirigeants du mouvement islamiste palestinien en Egypte, avant sa visite en Israël, au moment les Etats-Unis cherchent à faire avancer le plan de paix à Gaza.

L'entretien, qui n'a pas été confirmé par les Etats-Unis, devrait se tenir à Al-Alamein, dans le nord de l'Egypte, un pays qui fait office depuis des années de médiateur dans le conflit israélo-palestinien.

M. Kushner, également gendre du président Donald Trump, s'est déjà entretenu dimanche à Al-Alamein avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors que le chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a rencontré de son côté le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad.

Ces rencontres surviennent au moment où les Etats-Unis tentent d'aplanir les divergences entre Israël et le Hamas sur la mise en oeuvre du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin durablement à la guerre à Gaza.

Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas.

Visite américaine en Israël 

"Les médiateurs ont informé le Hamas que l'émissaire américain Jared Kushner rencontrerait sa direction, en présence de responsables égyptiens et qataris", a déclaré une source du Hamas, qui a demandé à garder l'anonymat, sans donner de date.

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent parmi les organisations terroristes et qui a mené l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël, déclenchant la guerre de Gaza.

Une deuxième source du Hamas a indiqué que les Etats-Unis avaient demandé au mouvement des précisions sur plusieurs points, notamment sur "la collecte, le regroupement et le stockage des armes de manière réelle, et non simplement symbolique, ainsi que sur le renoncement total du Hamas à gouverner Gaza".

Le Hamas, qui gouverne Gaza depuis 2007, a annoncé début juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe créé par le "Conseil de Paix" composé de technocrates palestiniens et chargé d'assurer la transition dans le territoire palestinien.

Lors de la rencontre entre M. Sissi et Jared Kushner, il a été "rappelé la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs obligations au titre de l'accord de cessez-le-feu" à Gaza, a déclaré le porte-parole de M. Sissi, Mohamed al-Chennawi, dans un communiqué.

De son côté, la délégation dirigée par Khalil al-Hayya, dont c'est la première visite en Egypte depuis sa nomination fin juillet, "a réaffirmé son engagement à mener à bien le plan" américain, selon l'agence officielle égyptienne Mena.

La réunion avec M. Rachad portait sur "les efforts déployés pour contraindre Israël à respecter l'accord, qui comprend la feuille de route en 15 points, et à entamer sa mise en œuvre", a précisé un responsable du mouvement islamiste palestinien à l'AFP.

Le "Conseil de Paix", chargé de mettre en œuvre le plan de paix, avait indiqué que M. Kushner devait, outre l'Egypte, se rendre la semaine prochaine en Israël avec Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza de cet organe créé par M. Trump.

Blessés dans des frappes 

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu d'octobre 2025 dans le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

Sur le terrain, plusieurs personnes ont été blessées dimanche après des frappes israéliennes sur une maison dans le centre de la bande de Gaza, a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

L'armée israélienne a déclaré qu'elle répondait à une menace émanant du Jihad islamique.

D'autres personnes ont été blessées après des tirs israéliens sur des tentes abritant des personnes déplacées dans le sud, selon la même source.

Au moins 1.262 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués.