Étudiante assassinée en Egypte: le tribunal veut filmer l'exécution en direct

Le tribunal égyptien qui avait condamné à mort fin juin un homme ayant assassiné une étudiante sous les caméras de badauds parce qu'elle refusait ses avances a réclamé dimanche que son exécution soit diffusée en direct. (AFP)
Le tribunal égyptien qui avait condamné à mort fin juin un homme ayant assassiné une étudiante sous les caméras de badauds parce qu'elle refusait ses avances a réclamé dimanche que son exécution soit diffusée en direct. (AFP)
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Publié le Dimanche 24 juillet 2022

Étudiante assassinée en Egypte: le tribunal veut filmer l'exécution en direct

  • Ce procès, expédié en deux jours, a été particulièrement médiatisé: d'abord, la vidéo de l'assassinat au couteau de Nayera Achraf devant son université a été partagée massivement en ligne
  • Le procès de son assassin, Mohammed Adel, a été, fait extrêmement rare, filmé et même diffusé en direct par certains médias

LE CAIRE: Le tribunal égyptien qui avait condamné à mort fin juin un homme ayant assassiné une étudiante sous les caméras de badauds parce qu'elle refusait ses avances a réclamé dimanche que son exécution soit diffusée en direct.

Ce procès, expédié en deux jours, a été particulièrement médiatisé: d'abord, la vidéo de l'assassinat au couteau de Nayera Achraf devant son université a été partagée massivement en ligne puis le procès de son assassin, Mohammed Adel, a été, fait extrêmement rare, filmé et même diffusé en direct par certains médias.

En plus, l'affaire avait provoqué un débat au-delà de l'Egypte car quelques jours après Nayera Achraf, une étudiante jordanienne, Imane Erchid, était tuée par balles à Amman probablement pour les mêmes raisons.

Le tribunal de Mansoura, à 130 km au nord du Caire, qui a prononcé la peine capitale un mois après le crime a réclamé dimanche à la Cour d'appel une dérogation pour pouvoir diffuser l'exécution en direct.

Dans sa demande, le tribunal estime que "la diffusion, même uniquement du début de la procédure, pourrait permettre de dissuader le plus grand nombre".

Il réclame en outre au Parlement de modifier la loi afin d'autoriser ces diffusions plus fréquemment.

L'Egypte est le pays qui condamne le plus à mort, selon Amnesty International, et elle a procédé en 2021 au troisième plus grand nombre d'exécutions au monde.

Mais ces sentences ne sont jamais exécutées en public ou en direct, à de rares exceptions. En 1998, par exemple, trois hommes ayant tué une femme et ses enfants au cours d'un cambriolage avaient été exécutés en direct à la télévision.

Plusieurs féminicides ont fait la Une en Egypte ces dernières semaines, notamment celui d'une présentatrice de télévision, Chaïma Gamal. Son époux, juge au Conseil d'Etat, comparaît actuellement après qu'un "complice" présumé l'a dénoncé près de trois semaines après qu'il avait signalé sa disparition, selon le parquet.

En mars, c'est un adolescent qui avait été condamné à cinq ans de prison avec sursis, pour le suicide d'une lycéenne qu'il faisait chanter en publiant des photomontages dénudés d'elle sur internet.

Si un quart du gouvernement et un tiers du Parlement sont des femmes, pour les féministes, ce n'est qu'une façade puisque cela n'a pas empêché le gouvernement de proposer -sans succès- début 2021 un projet de loi visant à restreindre les droits des près de 50 millions d'Egyptiennes en permettant par exemple à leur père ou à leurs frères d'annuler leur mariage.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.