Variole du singe: symptômes, diagnostic, traitements, vaccins

Des agents de santé examinent des passagers arrivant de l'étranger pour détecter les symptômes de la variole du singe au terminal de l'aéroport international Anna à Chennai, le 3 juin 2022. (AFP).
Des agents de santé examinent des passagers arrivant de l'étranger pour détecter les symptômes de la variole du singe au terminal de l'aéroport international Anna à Chennai, le 3 juin 2022. (AFP).
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Publié le Mardi 26 juillet 2022

Variole du singe: symptômes, diagnostic, traitements, vaccins

  • Voici un aperçu des symptômes de la maladie, qui comptabilise désormais plus de 16 000 cas dans le monde, des méthodes de diagnostic, traitements et vaccins
  • Fièvre, maux de tête, douleurs musculaires aiguës, fatigue inhabituelle, ganglions lymphatiques enflés et douloureux au niveau de la mâchoire, du cou ou de l'aine peuvent se manifester dans une première période

PARIS : La flambée actuelle de variole du singe est désormais érigée en menace sanitaire majeure, depuis l'alerte maximale déclenchée samedi par le patron de l'Organisation mondiale de la santé pour tenter de la contenir.

Voici un aperçu des symptômes de la maladie, qui comptabilise désormais plus de 16 000 cas dans le monde, des méthodes de diagnostic, traitements et vaccins.

Symptômes

Fièvre, maux de tête, douleurs musculaires aiguës, fatigue inhabituelle, ganglions lymphatiques enflés et douloureux au niveau de la mâchoire, du cou ou de l'aine peuvent se manifester dans une première période.

Dans une deuxième période des lésions cutanées et muqueuses peuvent apparaître sur tout le corps.

Dans la flambée actuelle de variole du singe, les zones génitales, anales et buccales sont plus souvent affectées, avec des lésions apparaissant parfois avant les atteintes des ganglions, la fièvre, les malaises et les douleurs associées aux lésions, a rappelé l'OMS il y a deux jours.

D'un malade à l'autre, les symptômes sont cependant variables.

Après quelques jours ou semaines, les boutons se transforment en croûtes, lesquelles finissent par tomber et les lésions par cicatriser.

Le malade est contagieux jusqu'à cicatrisation complète.

Diagnostic

La variole du singe est suspectée en cas d'exposition possible au virus dans les trois semaines suivant le contact avec un cas confirmé ou probable, le retour d’un voyage dans un pays d’Afrique où le virus est endémique, ou l'existence de partenaires sexuels multiples.

Dans la vague actuelle, dont l'Europe est l'épicentre, une large majorité des malades sont jusqu'alors des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, relativement jeunes, vivant essentiellement en ville, selon l'OMS.

Le diagnostic peut être difficile car les cas ne présentent pas forcément les symptômes habituels de la maladie et peuvent ressembler à certaines infections sexuellement transmissibles, ont prévenu plusieurs autorités sanitaires.

Le médecin qui fait l'examen clinique va éliminer d’autres maladies à éruption cutanée comme la varicelle, le syndrome pieds-mains-bouche, un zona, la rougeole, les infections bactériennes cutanées, la gale, la syphilis, l'herpès, les réactions cutanées des allergies.

La confirmation du diagnostic de variole du singe peut nécessiter une analyse notamment par test PCR. Le prélèvement cutané (biopsie ou écouvillon en frottant plusieurs vésicules), et/ou nasopharyngé si la personne à une poussée éruptive dans la bouche ou la gorge, est privilégié.

En attendant de faire un test et d'en connaître les résultats, il faut s'isoler. Une fois l'infection confirmée, l'isolement recommandé est d'environ trois semaines.

On ignore si le virus peut se transmettre par le sperme et, si oui, combien de temps. Par précaution, le Centre européen de contrôle des maladies recommande ainsi d'utiliser un préservatif 12 semaines après la guérison.

Traitements

La maladie guérit le plus souvent spontanément, après deux à trois semaines, parfois quatre.

Seul un traitement des symptômes, par exemple pour stopper la fièvre ou calmer les démangeaisons, est en général nécessaire.

Dans certains cas, les lésions sont très douloureuses, comme le rapportent plusieurs témoignages, ce qui peut nécessiter des anti-douleurs voire une hospitalisation.

Il est conseillé de ne pas gratter les lésions pour ne pas se réinoculer le virus ni garder de cicatrices, et de les couvrir pour limiter ces risques.

Chez certaines personnes, la maladie peut se compliquer d’une surinfection des lésions cutanées ou d’atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques.

Au besoin, certains médicaments antiviraux comme le tecovirimat, conçus notamment contre la variole, peuvent être utilisés.

Les cas graves concernent plus souvent les enfants, les femmes enceintes, les immunodéprimés.

Aucun décès n'a été signalé à ce jour en Europe ou aux Etats-Unis.

Vaccins

Un vaccin anti-variolique de troisième génération de la société danoise Bavarian Nordic (Imvanex ou Jynneos, vaccin vivant ne se répliquant pas dans l'organisme humain) peut être administré aux adultes, soignants compris, après un contact à risque mais aussi à titre préventif.

S'il est administré dans les quatre jours post-exposition, il peut avoir un effet protecteur important, selon le Centre européen de contrôle des maladies. La Commission européenne a approuvé lundi l'extension d'un de ces vaccins à la variole du singe.

Dans certains pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, France), une vaccination préventive peut être proposée aux groupes les plus exposés au virus, dont les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. À New York, des milliers de personnes ont ainsi déjà été vaccinées.

La vaccination s'effectue avec deux doses, espacées d'au moins 28 jours. Pour les personnes vaccinées contre la variole dans leur enfance, une dose suffit. Pour les immunodéprimés, une troisième est conseillée.

Ces vaccins n'apportant pas une protection immédiate ni totale, les autorités sanitaires invitent à rester prudents après leur injection.


Trump dit mener les "derniers efforts" en vue d'un accord avec l'Iran

US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
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  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran
  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran

TEHERAN: Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran, au lendemain de la cessation de frappes réciproques inédites depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il affirmé, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour que cet accord soit conclu.

Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran ou Tel-Aviv dimanche et lundi. Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l'organisation nationale des urgences.

Donald Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis à l'approche des élections de mi-mandat, avait exhorté l'Iran et Israël à cesser "immédiatement" les hostilités.

Téhéran a d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'a ensuite imité. "A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé", a confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Signe d'accalmie, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un "retour à la normale" de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture de l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.

En moins de 24 heures, l'Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.

Lundi à la mi-journée, le commandement des forces armées iraniennes a annoncé "la cessation de l'opération", qualifiée de "sévère riposte" à Israël. Mais, a-t-il prévenu, "en cas de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant seront entreprises".

- 14 tués au Liban -

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, avait affirmé que l'Iran avait "rompu l'équation qui consiste à conclure un cessez-le-feu sur le papier et à le violer systématiquement sur le terrain."

Sur le même ton, Benjamin Netanyahu a assuré qu'Israël riposterait "avec force" à toute nouvelle attaque iranienne.

Lui qui avait ordonné des frappes contre l'Iran malgré l'objection du président américain a aussi dit, "avec respect", qu'Israël exercerait son droit à se défendre "chaque fois que nécessaire".

Plus tôt, le ministre de la Défense Israël Katz a affirmé que son pays  "continuera(it) d'agir" contre le Hezbollah.

Téhéran exige un traitement simultané du conflit entre Israël et le Hezbollah, et celui plus large déclenché par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que Washington souhaite conclure le dossier libanais dans un second temps.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies lundi dans le sud du Liban, contre une quinzaine de localités dont la ville de Tyr, faisant 14 tués et plus d'une vingtaine de blessés, selon le gouvernement et la Croix-Rouge.

Le Hezbollah a lui revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban, mais pas sur le territoire israélien.

L'armée israélienne a de son côté affirmé que trois projectiles avaient été tirés "en direction de soldats israéliens en opération dans le sud du Liban", et qu'un projectile supplémentaire était "tombé à proximité des troupes" sans faire de blessé.

Le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, a lui rencontré mardi au Pakistan son homologue pakistanais, Asim Munir. Le Pakistan fait figure de principal médiateur dans les pourparlers visant à mettre fin durablement à la guerre.

Le Pakistan a "souligné l'engagement de son armée à renforcer sa collaboration en matière de défense avec les forces armées libanaises" et à prendre en compte "l'évolution du contexte sécuritaire régional", selon un communiqué militaire.

Alimentant les craintes d'une nouvelle extension du conflit, l'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une "cible aérienne suspecte en provenance du Yémen", moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés dans ce pays et alliés de l'Iran ont revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.

Dans ce contexte, les prix du pétrole, qui ont flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d'Ormuz, ont légèrement reculé mardi matin, le prix du baril de Brent de la Mer du Nord perdant 0,90% à 93,40 dollars, tandis que le West Texas Intermediate se repliait de 1,16% à 90,24 dollars.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.