L'énergie nucléaire propre donnera à l'Arabie saoudite une longueur d'avance sur le changement climatique

L'Arabie saoudite cherche à utiliser ses réserves d'uranium et à adopter une technologie qui fournira une énergie propre et contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique. (Shutterstock)
L'Arabie saoudite cherche à utiliser ses réserves d'uranium et à adopter une technologie qui fournira une énergie propre et contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique. (Shutterstock)
L'Arabie saoudite cherche à utiliser ses réserves d'uranium et à adopter une technologie qui fournira une énergie propre et contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique. (Shutterstock)
L'Arabie saoudite cherche à utiliser ses réserves d'uranium et à adopter une technologie qui fournira une énergie propre et contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique. (Shutterstock)
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Publié le Dimanche 31 juillet 2022

L'énergie nucléaire propre donnera à l'Arabie saoudite une longueur d'avance sur le changement climatique

  • Cela fait maintenant 35 ans que la Commission géologique saoudienne a confirmé la présence, en Arabie saoudite, de vastes réserves d'uranium
  • Le Royaume est maintenant prêt à adopter une technologie qui est arrivée à maturité, à une époque où l'accès à une énergie propre n'a jamais été aussi essentiel

RIYAD : Des études géologiques réalisées dès 1965 ont laissé entrevoir la possibilité qu'à côté des combustibles fossiles qui ont tant transformé l'Arabie saoudite depuis leur découverte au début du 20e siècle, le royaume pourrait également disposer de réserves abondantes de matière nucléaire brute dont il aurait besoin pour poursuivre sa croissance et son développement économiques dans l'ère de l'après-pétrole. (Nouveaux détails en cours)

Cela fait maintenant 35 ans que la Commission géologique saoudienne a confirmé la présence de ces vastes réserves d'uranium, et plus d'une décennie que l'Arabie saoudite est en train de les exploiter.

Les plans de l'Arabie saoudite pour développer une industrie de l'énergie nucléaire n'ont pas été élaborés du jour au lendemain ou en secret. La réalité est que le Royaume s'est engagé depuis des décennies, lentement, régulièrement et de manière responsable, sur la voie complexe de la réglementation et de la technique en vue de l'adoption de l'énergie nucléaire pacifique.

Il est clair qu'après avoir avancé avec prudence, le Royaume est maintenant prêt à adopter une technologie qui est arrivée à maturité, à une époque où l'accès à une énergie propre n'a jamais été aussi essentiel.

Création de la Saudi Nuclear Energy Holding Company

En février, Rafael Mariano Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, a déclaré aux délégués d'une conférence virtuelle à Riyad que l'AIEA travaillait en étroite collaboration avec l'Arabie saoudite pour aider le Royaume à développer l'infrastructure nécessaire à un programme d'énergie nucléaire pacifique.

En mars, le prince Abdallah ben Khaled ben Sultan, ambassadeur saoudien en Autriche et gouverneur du Royaume auprès de l'AIEA, annonçait la création de la Saudi Nuclear Energy Holding Company pour «développer, posséder et exploiter des actifs nucléaires par le biais de sociétés affiliées ou établies conjointement pour produire de l'électricité et dessaler l'eau salée.»

Le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi. (AFP)
Le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi. (AFP)

Neutralité en carbone à l’horizon 2060

L'Arabie saoudite n'utilise absolument pas de charbon pour produire de l'électricité. En 2020, elle a produit son électricité en utilisant un mélange de gaz naturel (61 %) et de pétrole (39 %). Des deux, la combustion du gaz est celle qui génère le plus faible volume de gaz à effet de serre - deux fois moins que le charbon - et produit beaucoup moins de polluants au cours du processus.

Néanmoins, le pétrole et le gaz contribuent de manière significative à l'empreinte carbone du Royaume. C'est pourquoi, en janvier 2021, le prince Abdelaziz a déclaré que le pays s'engageait à devenir neutre en carbone d'ici 2060.

La première grande destination de ce parcours sera atteinte en 2030, date à laquelle l'Arabie saoudite vise à produire 50 % de son électricité à partir de sources renouvelables, notamment l'énergie éolienne, solaire et nucléaire.

Cela fait 84 ans que la découverte du pétrole à Dhahran a transformé le destin de l'Arabie saoudite. Le pétrole continuera de couler pendant quelques années encore, finançant le développement des technologies renouvelables - éoliennes, solaires et nucléaires - qui finiront par reléguer les combustibles fossiles aux oubliettes.

Mais c'est l'uranium - le deuxième cadeau offert, de manière improbable, par le sol à l'Arabie saoudite - qui alimentera son économie et éclairera son chemin vers l'avenir.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.