Libye: début du procès des djihadistes présumés de l'EI à Syrte

Des juges président le procès de membres présumés du groupe État islamique (EI) au siège du département des enquêtes criminelles de la ville de Misrata, dans le nord-ouest de la Libye, à 200 km à l'est de la capitale, le 8 août 2022. (AFP)
Des juges président le procès de membres présumés du groupe État islamique (EI) au siège du département des enquêtes criminelles de la ville de Misrata, dans le nord-ouest de la Libye, à 200 km à l'est de la capitale, le 8 août 2022. (AFP)
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Publié le Lundi 08 août 2022

Libye: début du procès des djihadistes présumés de l'EI à Syrte

  • Selon des sources judiciaires, 56 djihadistes présumés, sur un total de 320 qui seront jugés, ont comparu pour la première fois dans un tribunal de Misrata
  • De nationalités syrienne, tunisienne, soudanaise ou libyenne, les accusés avaient été arrêtés et placés en détention en décembre 2016, après la reprise de Syrte

MISRATA: Le procès en Libye d'une cinquantaine de djihadistes présumés de l'organisation Etat islamique (EI), qui avait fait de la ville de Syrte son bastion en 2015-2016, s'est ouvert lundi à Misrata, avant d'être ajourné au 25 septembre.

Selon des sources judiciaires, 56 jihadistes présumés, sur un total de 320 qui seront jugés, ont comparu pour la première fois dans un tribunal de Misrata, ville située dans l'ouest du pays à quelque 200 kilomètres de la capitale Tripoli.

Placés dans le box des accusés, vêtus d'uniformes bleus, ils sont apparus dans une salle bondée, où étaient présents des dizaines de proches des forces loyales à l'ancien Gouvernement d'union nationale (GNU), ayant perdu la vie en combattant l'EI à Syrte (nord).

De nationalités syrienne, tunisienne, soudanaise ou libyenne, les accusés avaient été arrêtés et placés en détention en décembre 2016, après la reprise de Syrte, ville côtière située à 450 km à l'est de Tripoli, des mains de l'EI.

L'audience a été ajournée au 25 septembre.

"Deux chefs d’accusation pèsent" sur eux, a déclaré à l'AFP à l'issue de l'audience l'avocat Lotfi Mohaychem, qui représente des familles de combattants anti-EI.

"Le premier est l'appartenance à une organisation terroriste (...), le deuxième est le meurtre, en l'occurrence de combattants de l'opération al-Bunyan al-Marsous", nom de l'opération menée par les forces régulières contre l'EI, selon l'avocat.

L'EI s'était emparé de Syrte en juin 2015 en profitant de l'absence de l'Etat en Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire.

Les djihadistes de l'organisation radicale avaient défendu la ville avec acharnement pendant des mois, en utilisant des tactiques de guérilla urbaine, boucliers humains et des mines antipersonnel.

Dans leur contre-offensive, les forces locales avaient bénéficié du soutien de l'armée américaine qui avait mobilisé drones, navires de combat et avions de chasse jusqu'à la reprise de la ville.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.