Une association humanitaire dénonce le ciblage de trois journalistes palestiniens par Israël

Des policiers israéliens font sortir le photojournaliste de l'AFP Ahmed Gharabli de la Vieille Ville de Jérusalem, le 7 août 2022. (AFP)
Des policiers israéliens font sortir le photojournaliste de l'AFP Ahmed Gharabli de la Vieille Ville de Jérusalem, le 7 août 2022. (AFP)
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Publié le Mercredi 10 août 2022

Une association humanitaire dénonce le ciblage de trois journalistes palestiniens par Israël

  • «Nous constatons avec regret que les journalistes palestiniens constituent toujours des cibles faciles du simple fait qu'ils sont de nationalité palestinienne»
  • Au terme de trois jours de violence, un cessez-le-feu, négocié par l'Égypte, a été conclu dimanche dernier par les autorités israéliennes et les Palestiniens

LONDRES: L’organisation non gouvernementale Reporters sans frontières a dénoncé mardi dernier le «ciblage inacceptable» par les autorités israéliennes de journalistes palestiniens qui couvraient les affrontements violents récemment survenus à Jérusalem. 

«Nous constatons avec regret que les journalistes palestiniens constituent toujours des cibles faciles du simple fait qu'ils sont de nationalité palestinienne», a fait remarquer le bureau de l'organisation pour le Moyen-Orient.

«Non seulement les citoyens israéliens agressent les reporters palestiniens […], mais la police israélienne s'abstient de réagir. Les journalistes qui sont arrêtés constituent un fait plus inquiétant encore.»

En effet, trois journalistes palestiniens ont été agressés et appréhendés alors qu'ils couvraient les troubles survenus le week-end dernier après les bombardements israéliens sur la bande de Gaza. Ahmed Gharabli (photographe attaché à l'Agence France-Presse) a été arrêté par la police israélienne. Un colon israélien a frappé avec le manche d'un drapeau le reporter de la chaîne d'information Al-Mayadeen, Mohammed Ashu. Ce dernier a été encerclé par la suite; on lui a confisqué sa caméra et il a été placé en détention par la police. Les deux journalistes ont été libérés un peu plus tard le même jour.

Un colon israélien a attaqué le photojournaliste Ghassan Abou Eid dans un quartier résidentiel de Jérusalem-Est. Sur une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on voit le colon s'emparer et briser l'appareil photo d'Abou Eid, qui lui tournait le dos. Un policier israélien présent sur les lieux n'est pas intervenu.

Vendredi dernier, les autorités israéliennes ont effectué des frappes aériennes sur la bande de Gaza afin de prévenir ce qu'elles ont décrit comme «une attaque imminente en provenance de Gaza». Le bilan de ces frappes s’élève à quarante-quatre morts parmi les Palestiniens. En outre, plusieurs bâtiments résidentiels et des bases de militants ont été démolis.

Au terme de trois jours de violence, un cessez-le-feu, négocié par l'Égypte, a été conclu dimanche dernier par les autorités israéliennes et les Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com