Les EAU demandent à l'ONU d'abandonner le nom d’«État islamique» pour désigner Daech

Abou Chahab a souligné que la lutte contre le terrorisme allait au-delà de Daech, car «la lutte contre Al-Qaïda reste une priorité mondiale» (Photo, uaeun.org).
Abou Chahab a souligné que la lutte contre le terrorisme allait au-delà de Daech, car «la lutte contre Al-Qaïda reste une priorité mondiale» (Photo, uaeun.org).
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Publié le Jeudi 11 août 2022

Les EAU demandent à l'ONU d'abandonner le nom d’«État islamique» pour désigner Daech

  • «Le terrorisme n'a rien à voir avec l’Islam», a précisé Abou Chahab
  • Il a conclu son intervention en appelant la communauté internationale à «saisir cette occasion et à agir maintenant» afin d’éliminer Daech et les autres groupes terroristes

ONU: Les Émirats arabes unis ont demandé aux organisations des Nations unies de cesser d'utiliser le terme «État islamique» pour désigner Daech, lors de la réunion du Conseil de sécurité à New York, estimant que les extrémistes ne doivent pas être associés à la religion.

L'ambassadeur des Émirats arabes unis, représentant permanent adjoint et chargé d'affaires, Mohammed Abou Chahab, a déclaré dans son discours que les organisations ne devaient pas «permettre à Daech et à d'autres groupes de détourner une religion de tolérance et d'accorder du crédit à leurs prétentions». 

«Le terrorisme n'a rien d’islamique», a-t-il ajouté.

La déclaration d'Abou Chahab est intervenue alors que les Nations unies ont reconnu que la menace posée par Daech et ses affiliés restait «globale et évolutive».

«Daech et ses affiliés continuent d'exploiter les dynamiques de conflit, les fragilités de gouvernance et les inégalités afin d’inciter, de planifier et d’organiser des attaques terroristes», a souligné le chef de la lutte contre le terrorisme de l'ONU, Vladimir Voronkov, en présentant le quinzième rapport du Secrétaire général.

Abou Chahab a précisé que la lutte contre le terrorisme ne se limitait pas à Daech, car «la lutte contre Al-Qaida reste une priorité mondiale», surtout après que «l'organisation a connu un vide au niveau de sa direction, à la suite de la mort d'Ayman al-Zawahiri».

Au cours de son allocution, Abou Chahab a affirmé que la technologie pouvait être une «épée à double tranchant», pouvant être utilisée pour améliorer la qualité de vie des gens d'une part, mais pouvait être détournée par des groupes terroristes d'autre part.

Abou Chahab a déclaré que «les technologies émergentes ont un potentiel énorme pour contribuer aux efforts de prévention et de lutte contre le terrorisme».

Il a ajouté que le Conseil «doit se concentrer sur la prévention de l'émergence de la prochaine génération de terroristes et d'extrémistes», faisant référence au recrutement d'enfants dans les camps de réfugiés.

«Au camp d'Al-Hol, plus de 25 000 enfants sont potentiellement exposés au risque de radicalisation», a prévenu Abou Chahab. «De véritables efforts doivent être faits pour donner à ces enfants l'espoir d'un avenir prospère et plus pacifique.»

Il a conclu son intervention en appelant la communauté internationale à «saisir cette occasion et à agir maintenant» afin d’éliminer Daech et les autres groupes terroristes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.