Discrimination raciale: l'ONU examine la situation aux Etats-Unis

Le président américain Joe Biden salue avant de monter à bord d'Air Force One pour quitter Joint Base Andrews dans le Maryland le 10 août 2022. (Nicholas Kamm / AFP)
Le président américain Joe Biden salue avant de monter à bord d'Air Force One pour quitter Joint Base Andrews dans le Maryland le 10 août 2022. (Nicholas Kamm / AFP)
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Publié le Jeudi 11 août 2022

Discrimination raciale: l'ONU examine la situation aux Etats-Unis

  • Pendant deux jours, ce comité va entendre de hauts responsables américains, des défenseurs des droits humains et des ONG, pour déterminer si Washington respecte ses obligations internationales en matière de lutte contre la discrimination raciale
  • Cet héritage, selon eux, continue d'être visible au travers notamment des politiques dans les domaines de la santé, de l'éducation et du logement.

GENEVE: Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale se penche dès jeudi sur la situation aux Etats-Unis, où les demandes de réparations se multiplient après des siècles de racisme que Washington a reconnu comme étant "systémique".

Pendant deux jours, ce comité va entendre de hauts responsables américains, des défenseurs des droits humains et des ONG, pour déterminer si Washington respecte ses obligations internationales en matière de lutte contre la discrimination raciale.

Ce comité onusien est composé de 18 experts indépendants chargés de surveiller à intervalles réguliers l'application de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale par les Etats parties, texte que les Etats-Unis ont ratifié en 1994.

Huit ans après le dernier examen de la situation aux Etats-Unis, les défenseurs des droits humains ont déploré que le gouvernement américain n'ait jamais traité de manière adéquate les violations commises à l'encontre des Noirs pendant l'esclavage et les périodes ultérieures marquées par l'exploitation, la ségrégation et la violence.

Cet héritage, selon eux, continue d'être visible au travers notamment des politiques dans les domaines de la santé, de l'éducation et du logement.

A Genève, la société civile entend se concentrer "sur la question de la reconnaissance et des réparations", a déclaré à l'AFP Vince Warren, directeur exécutif du Centre pour les droits constitutionnels (CCR).

Washington a envoyé une délégation de 23 personnes pour répondre aux questions des experts, dont les conclusions seront publiées le 30 août.

Dans un communiqué, l'administration américaine a déclaré être "profondément engagée à relever les défis du racisme systémique tant au niveau national qu'international". Et Washington a organisé quatre séries de consultations avec la société civile américaine en vue de l'examen, dont une à Genève mercredi.

"Nous saluons et voulons encourager la participation de la société civile à ce processus", a déclaré un porte-parole de la mission américaine à Genève.

Certains des défenseurs de droits humains venus à Genève s'accordent à dire que l'administration de Joe Biden est allée plus loin que ses prédécesseurs dans la reconnaissance des problèmes liés au racisme structurel.

«Toujours en train de mourir»

"L'administration Biden a montré qu'elle pouvait nommer le problème, mais le temps est venu de prendre des mesures plus audacieuses", a déclaré Jamil Dakwar, qui dirige la division droits de l'Homme, de l'ACLU.

Cette très puissante organisation américaine de défense des droits civiques et l'ONG Human Rights Watch ont souligné dans un rapport cette semaine qu'une famille blanche moyenne est aujourd'hui aux Etats-Unis environ huit fois plus riche qu'une famille noire moyenne.

Le taux d'emprisonnement des personnes noires est lui trois fois plus élevé que celui des Blancs, et les Afro-Américains et autres minorités ont 350% plus de risques d'être tués par la police.

Les militants veulent aussi dénoncer le "racisme environnemental" dans la "Cancer Alley" en Louisiane, qui compte sur 140 kilomètres quelque 200 usines notamment pétrochimiques.

La pollution industrielle y fait courir aux habitants, majoritairement afro-américains, un risque de cancer près de 50 fois supérieur à la moyenne des Etats-Unis, selon l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA).

Les militants affirment que les communautés noires historiques - où vivent les descendants des esclaves qui travaillaient autrefois dans les champs de canne à sucre - sont sacrifiées pour faire place à des usines qui polluent et représentent un danger pour la santé.

Joy Banner, une habitante et une militante qui mène la lutte contre un projet de construction d'un complexe de silos à grains géants près de sa maison familiale à Wallace, demande un moratoire sur l'extension ou la construction de toute nouvelle installation dans la région.

"Ils autorisent encore de nouvelles usines", a-t-elle déclaré à l'AFP. "Nous sommes toujours en train de mourir".


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.