Le roi de Jordanie rencontre des responsables bahreïnis pour discuter des relations bilatérales

Le roi Abdallah II a discuté avec Abdellatif ben Rachid al-Zayani, de Bahreïn, des moyens de renforcer davantage la coopération entre les deux pays. (Site Internet/BNA)
Le roi Abdallah II a discuté avec Abdellatif ben Rachid al-Zayani, de Bahreïn, des moyens de renforcer davantage la coopération entre les deux pays. (Site Internet/BNA)
Al-Zayani, qui était en visite officielle en Jordanie, a également rencontré Ayman Safadi, vice-Premier ministre et ministre jordanien des Affaires étrangères. (Site Internet/BNA)
Al-Zayani, qui était en visite officielle en Jordanie, a également rencontré Ayman Safadi, vice-Premier ministre et ministre jordanien des Affaires étrangères. (Site Internet/BNA)
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Publié le Mercredi 17 août 2022

Le roi de Jordanie rencontre des responsables bahreïnis pour discuter des relations bilatérales

  • La réunion a porté sur les nombreux défis qui menacent la stabilité et la sécurité des pays de la région
  • Nombre de questions régionales ont été discutées, comme la Palestine, la guerre au Yémen, le nucléaire iranien, la guerre en Ukraine, la sécurité alimentaire mondiale et la crise énergétique

DUBAÏ: Mardi, le roi de Jordanie a discuté de questions régionales et internationales avec le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, lors d'une réunion au palais Al Husseiniya, à Amman.

Le roi Abdallah II a discuté avec Abdellatif ben Rachid al-Zayani de Bahreïn des moyens de renforcer davantage la coopération entre les deux pays, selon l'agence de presse officielle BNA.

Al-Zayani, qui était en visite officielle en Jordanie, a également rencontré Ayman Safadi, vice-Premier ministre et ministre jordanien des Affaires étrangères.

Les deux responsables ont parlé des développements et des nombreux défis qui menacent la stabilité et la sécurité des pays de la région.

Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn a déclaré qu'un grand nombre de questions régionales avaient été discutées, telles que la Palestine, la guerre au Yémen, le dossier nucléaire iranien, la guerre en Ukraine, la sécurité alimentaire mondiale et la crise énergétique.

Mettant l'accent sur la question palestinienne, Al-Zayani a appelé à mettre un terme au conflit palestino-israélien.

Les deux ministres sont convenus qu'il fallait parvenir à «un règlement global et juste qui préserve les droits du peuple palestinien», en vue d'ouvrir la voie au processus de paix. Ils ont également salué les efforts déployés par l'Égypte pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza, ainsi que la «nécessité de le prolonger», au profit des Palestiniens et des Israéliens.

Al-Zayani et Safadi ont convenu qu'une solution à deux États était la voie à suivre.

«Il n'y a pas d'autre solution à ce conflit», a déclaré Safadi. «Si la solution à deux États n'est pas atteinte, nous allons vers une situation à un État, qui perpétuerait l'apartheid et ne conduirait pas à la paix.»

Lors des discussions sur la Syrie, le ministre jordanien des Affaires étrangères a souligné la nécessité «de l’activation d’une action panarabe en vue de résoudre la crise syrienne» qui aidera le pays à éliminer le terrorisme.

Safadi a ajouté que la Jordanie et Bahreïn continueraient à réaffirmer leur soutien à l'Irak, à sa sécurité et à sa stabilité.

Il a ajouté que les deux pays saluaient également le cessez-le-feu au Yémen, qui, espérait-il, conduirait à une solution politique globale qui contribuerait à mettre fin aux hostilités au Yémen et à maintenir la sécurité dans les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com