Israël défie l'ONU en lançant un raid contre des ONG palestiniennes

Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, s'adresse aux médias devant les bureaux d'Al-Haq, à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 18 août 2022 (Photo, Reuters).
Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, s'adresse aux médias devant les bureaux d'Al-Haq, à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 18 août 2022 (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 19 août 2022

Israël défie l'ONU en lançant un raid contre des ONG palestiniennes

  • Le ministre israélien de la défense, Benny Gantz, a réitéré les allégations de financement d'organisations terroristes
  • Neuf pays de l'UE ont déclaré qu'ils continueraient à travailler avec les groupes palestiniens faute de preuves fournies par Israël à l'appui de ses accusations

RAMALLAH: Israël a défié la condamnation de l'ONU et de l'UE jeudi en attaquant sept groupes de défense des droits des Palestiniens en Cisjordanie.

Les forces de sécurité israéliennes ont pris d'assaut les bureaux des groupes à Ramallah et ont saisi des dossiers, des ordinateurs et d'autres équipements avant d'en sceller les entrées et de les déclarer définitivement fermés.

Les groupes visés sont les suivants: Addameer Prisoner Support and Human Rights Association ; Al-Haq ; Centre Bisan pour la recherche et le développement ; Defense for Children International – Palestine ; Les comités de travail sur la santé ; Syndicat des Comités de Travail Agricole ; et l’Union des comités de femmes palestiniennes.

Israël a désigné six de ces groupes comme terroristes, et le ministre de la Défense, Benny Gantz, a réitéré jeudi les affirmations discréditées selon lesquelles ils auraient collecté des fonds pour le Front populaire de libération de la Palestine, qu'il considère comme une organisation terroriste.

L'ONU a demandé que les désignations terroristes soient révoquées. «Malgré les offres qui leur ont été faites, les autorités israéliennes n'ont présenté à l'ONU aucune preuve crédible pour justifier ces déclarations», a déclaré le Bureau des droits de l'homme de l'ONU. «En tant que telles, les fermetures semblent totalement arbitraires.»

Neuf pays de l'UE ont déclaré qu'ils continueraient à travailler avec les groupes palestiniens parce qu'Israël n'a fourni aucune preuve à l'appui de ses accusations. «Les allégations passées de mauvaise utilisation des fonds de l'UE en relation avec certaines organisations de la société civile palestinienne n'ont pas été étayées», a déclaré jeudi Nabila Massrali, porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. «L'UE continuera à défendre le droit international et à soutenir les organisations de la société civile.»

Après les raids, le personnel d'Al-Haq a retiré la tôle qui recouvrait la porte de son bureau et a juré de se remettre au travail. «Nous avons été établis ici non pas par Israël, non pas par leur décision, et nous allons continuer notre travail», a affirmé le directeur Shawan Jabarin.

Le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a visité le bureau du groupe et a promis son soutien. «Il ne s'agit pas seulement d'une ONG, mais aussi d'une institution de l'État Palestinien — par conséquent, tant qu'ils travailleront dans le respect de la loi, nous serons à leurs côtés», a-t-il assuré.

Pour certains analystes, Israël a attaqué les groupes parce qu'ils étaient de plus en plus efficaces pour dénoncer la répression du peuple palestinien par l’Etat hébreux. «Je crois qu'Israël veut restreindre les activités des institutions palestiniennes de défense des droits de l'homme qui ont œuvré à soumettre des dossiers à la Cour pénale internationale et qui ont pu faire évoluer l'opinion mondiale sur les questions de droits de l'homme en Palestine», a déclaré Majed al-Arouri, expert en droits humains, à Arab News.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.