L'OCI est la première organisation à condamner l'attaque terroriste survenue en Somalie

Sur cette photo, on voit les corps des assaillants gisant sur le sol à l'intérieur de l'enceinte de l'hôtel Hayat à Mogadiscio, le 21 août 2022. (Hassan Ali Elmi / AFP)
Sur cette photo, on voit les corps des assaillants gisant sur le sol à l'intérieur de l'enceinte de l'hôtel Hayat à Mogadiscio, le 21 août 2022. (Hassan Ali Elmi / AFP)
Des personnes observent l'hôtel Hayat détruit au cours d'un siège meurtrier de trente heures entrepris par le groupe djihadiste connu sous le nom des «chebabs», à Mogadiscio. (Archives/AFP)
Des personnes observent l'hôtel Hayat détruit au cours d'un siège meurtrier de trente heures entrepris par le groupe djihadiste connu sous le nom des «chebabs», à Mogadiscio. (Archives/AFP)
Des policiers et des militaires devant l'hôtel Hayat, le 21 août 2022, après l’attaque terroriste perpétrée par les chebabs. (Reuters)
Des policiers et des militaires devant l'hôtel Hayat, le 21 août 2022, après l’attaque terroriste perpétrée par les chebabs. (Reuters)
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Publié le Lundi 22 août 2022

L'OCI est la première organisation à condamner l'attaque terroriste survenue en Somalie

  • Les terroristes ont ouvert le feu et se sont introduits dans l'hôtel Hayat, lieu de rencontre prisé des responsables gouvernementaux
  • Trois assaillants affiliés à Al-Qaïda ont été abattus au cours de ce siège de trente heures

LE CAIRE: L'Organisation de la coopération islamique (OCI), dont le siège se trouve à Djeddah, les Nations unies et les alliés de la Somalie (États-Unis, Grande-Bretagne, Égypte et Turquie) ont condamné dimanche l'attaque terroriste qui a fait au moins 21 morts à Mogadiscio.

Dimanche, la police et l'armée somaliennes ont annoncé la fin du siège de l'hôtel Hayat et la libération de 106 personnes, dont des femmes et des enfants.

Hissein Brahim Taha, secrétaire général de l'OCI, a condamné fermement cet acte odieux. Il a exprimé sa solidarité avec les familles des victimes, le gouvernement et le peuple somalien.

Il a réitéré l'opposition de l'OCI au terrorisme sous toutes ses formes.

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a pour sa part condamné l'attentat dans un communiqué officiel. Il a rappelé que l'Organisation des nations unies (ONU) se tenait aux côtés des Somaliens «dans leur lutte contre le terrorisme et leur progression vers la paix».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé sa ferme condamnation et son refus de cet acte terroriste.
Il a rappelé la position du Royaume: «Refuser toute forme de violence, d'extrémisme et de terrorisme». Le ministère a par ailleurs «présenté ses condoléances et sa sympathie aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple somalien frère».

De son côté, le ministère égyptien des Affaires étrangères a indiqué que l'Égypte «soutient sans réserve la Somalie dans cette épreuve pénible et condamne la violence, l'extrémisme et le terrorisme».

Cette attaque a également été condamnée par la Mission de transition de l'union africaine en Somalie (Atmis) dont la mission est d'aider les forces somaliennes à prendre en main la sécurité du pays d'ici à la fin de l'année 2024.

Les forces d'élite relevant de l'armée somalienne se sont livrées à une bataille de trente heures contre les militants. Ces affrontements ont commencé vendredi soir, après que les assaillants eurent pénétré à coups d'explosifs et de fusils dans ce lieu de rencontre prisé des responsables gouvernementaux.
La police somalienne a annoncé la mort de 3 assaillants au cours de l'opération militaire destinée à mettre fin au siège.

Selon le commissaire Abdi Hassan Mohamed Hijar, 106 personnes ont été libérées pendant le siège, dont des femmes et des enfants.

Les chebabs (groupe extrémiste apparenté à Al-Qaïda) ont revendiqué l'attaque, la dernière de leurs fréquentes tentatives pour frapper des lieux fréquentés par des représentants du gouvernement.

Samira Gaid, directrice exécutive de l'Institut Hiraal (un groupe de réflexion basé à Mogadiscio dédié aux questions de sécurité), a déclaré que cette «attaque audacieuse» était un message adressé au nouveau gouvernement et à ses alliés étrangers.

«Cette attaque complexe montre que les chebabs sont toujours présents, très forts et capables de percer la sécurité du gouvernement», souligne-t-elle.
Aden Ali compte parmi les survivants. Il buvait son thé lorsqu'il a entendu la première explosion. Sous les feux des assaillants, il s'est précipité vers les murs de l'hôtel en compagnie d'autres personnes.

«Nous étions nombreux à courir. Plus de 12 personnes. À la sortie de l'hôtel, je n'ai vu que 8 personnes. Les autres ont probablement été tués», raconte M. Ali.

D'autres personnes se trouvant dans l'hôtel se sont rendues à un étage supérieur. Là, elles ont été tuées par les terroristes qui ont fait sauter les escaliers pour les empêcher de s'échapper, ajoute-t-il.

Le ministre de la Santé, le Dr Ali Haji Adam, a fait état de 21 décès et de 117 blessés; au moins 15 personnes sont dans un état critique. Certaines victimes n'ont probablement pas été transportées à l'hôpital, selon lui.

Au début du mois de mai, des terroristes ont attaqué une base militaire abritant des soldats de la paix de l'Union africaine. Des soldats burundais ont été tués dans cette attaque qui s'est déroulée à l'extérieur de Mogadiscio.

La police n'a pas encore donné d'explications sur le déroulement de l'attaque contre l'hôtel et le nombre d'hommes armés qui ont pénétré dans le bâtiment reste imprécis.

(En collaboration avec des agences de presse)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Les défenses saoudiennes interceptent des drones visant le champ de Shaybah d’Aramco

Une photo d’archive montre Shaybah, site de l’usine de liquides de gaz naturel et de production pétrolière d’Aramco dans le désert isolé de la Rub’ al-Khali, proche des Émirats arabes unis. (Photo AFP)
Une photo d’archive montre Shaybah, site de l’usine de liquides de gaz naturel et de production pétrolière d’Aramco dans le désert isolé de la Rub’ al-Khali, proche des Émirats arabes unis. (Photo AFP)
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  • Les forces de défense saoudiennes continuent d’intercepter des drones en direction de Shaybah
  • Le porte-parole du ministère de la Défense annonce que des drones se dirigeant vers le champ de Shaybah ont été interceptés et détruits dans la Rub’ al-Khali

RIYAD : Les défenses aériennes de l’Arabie saoudite ont stoppé une nouvelle vague de frappes aériennes, cette fois ciblant le champ de Shaybah d’Aramco, a indiqué le ministère de la Défense samedi matin.

Dans une série de publications sur X, le porte-parole du ministère, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu’un total de 16 drones en direction du champ de Shaybah, répartis en quatre vagues, ont été interceptés et détruits dans la Rub’ al-Khali.

Dans des messages distincts, Al-Maliki a aussi annoncé « l’interception et la destruction » d’un missile balistique et d’un missile de croisière tirés vers la base aérienne Prince Sultan à Al-Kharj.

Un autre drone a été intercepté à l’est de la capitale nationale, Riyad, a tweeté le porte-parole.

La menace de missile constitue la troisième tentative de frappe consécutive sur Al-Kharj, une zone industrielle clé située à environ 80 kilomètres au sud-est de Riyad.

La tentative sur le champ de Shaybah est la première depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé une campagne aérienne massive contre l’Iran, déclenchant une vague de frappes de représailles de Téhéran contre divers objectifs dans le Golfe, y compris des raffineries et des sites industriels.

Les forces de défense saoudiennes ont continué d’intercepter les drones en approche de Shaybah, de la base aérienne Prince Sultan et de Riyad, selon un communiqué officiel du ministère samedi.

Situé au cœur de la Rub’ al-Khali, également connu sous le nom de Quart Vide, Shaybah est l’un des champs « super-géants » les plus vitaux de l’Arabie saoudite. Au-delà de ses immenses réserves pétrolières, le champ constitue une pierre angulaire de la stratégie gazière du Royaume, avec une usine de récupération high-tech fournissant des liquides de gaz naturel (LGN) essentiels au secteur pétrochimique.

Les attaques aériennes contre l’Arabie saoudite s’inscrivent dans une montée massive de l’agression aérienne dans tout le Golfe. Au cours des dernières 24 heures seulement, la région a vu les Émirats arabes unis intercepter plus de 125 drones et 6 missiles balistiques.

Vendredi, les défenses aériennes saoudiennes ont abattu cinq missiles dirigés vers la base aérienne Prince Sultan, quatre drones dans la région est de Riyad et un drone chacun dans la Province orientale et à Al-Kharj.

Jeudi, le Royaume a détruit trois missiles de croisière ciblant Al-Kharj, quelques heures seulement après qu’une attaque de drone ait été stoppée au-dessus de la raffinerie de Ras Tanura dans la Province orientale.

Ces attaques se poursuivent malgré les protestations et condamnations émises par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique.

Lors d’une réunion ministérielle extraordinaire tenue à Riyad le 1er mars, le CCG a affirmé le droit collectif des États membres à défendre leurs territoires contre « l’agression perfide iranienne ».

Suite à une session du Cabinet présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane le 3 mars, l’Arabie saoudite a déclaré se réserver le « plein droit » de riposter. Le Cabinet a souligné que le Royaume prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents contre ces frappes persistantes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran ne frappera plus ses voisins sauf s'il est visé depuis ces pays, dit son président

Le président iranien Masoud Pezeshkian, Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Arafi, vice‑président de l’Assemblée des experts, assistent à la réunion du conseil de direction intérimaire de l’Iran dans un lieu inconnu en Iran le 1ᵉʳ mars 2026. (WANA via Reuters)
Le président iranien Masoud Pezeshkian, Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Arafi, vice‑président de l’Assemblée des experts, assistent à la réunion du conseil de direction intérimaire de l’Iran dans un lieu inconnu en Iran le 1ᵉʳ mars 2026. (WANA via Reuters)
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  • Le président iranien Masoud Pezeshkian annonce que l'Iran ne frappera plus ses voisins du Golfe, sauf en cas d’attaque venant de ces pays
  • Il présente des excuses aux pays voisins pour les attaques précédentes, alors que 13 personnes ont été tuées depuis le début du conflit, dont une fillette de 11 ans au Koweït

TEHERAN: Le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé samedi que ses voisins du Golfe ne seraient plus attaqués par l'Iran, sauf si des frappes étaient tirées depuis ces pays.

"Le conseil de direction provisoire a décidé (vendredi) qu'il n'y aurait plus d'attaques sur les pays voisins, plus de missiles tirés, sauf si une attaque sur l'Iran provenait de ces pays", a-t-il déclaré dans un discours diffusé à la télévision d'Etat.

Plusieurs pays du Golfe abritent des bases militaires américaines. Les voisins de l'Iran ont été ciblés par des drones et missiles depuis le début du conflit le 28 février. L'Iran a affirmé ne viser que des intérêts ou bases américains, ce qu'ont contesté les pays visés.

"Je m'excuse (...) auprès des pays voisins qui ont été attaqués par l'Iran", a aussi déclaré le président iranien.

Treize personnes ont été tuées dans les pays du Golfe depuis le début de la guerre, dont une fillette de 11 ans touchée par des débris dans une zone résidentielle du Koweit.


Les attaques "illégales" au Moyen-Orient risquent de devenir incontrôlables, alerte le chef de l'ONU

Une famille déplacée des banlieues sud de Beyrouth après l’avertissement de l’armée israélienne, qui a poussé les habitants à évacuer avant des frappes aériennes. (Reuters)
Une famille déplacée des banlieues sud de Beyrouth après l’avertissement de l’armée israélienne, qui a poussé les habitants à évacuer avant des frappes aériennes. (Reuters)
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  • Le chef de l’Organisation des Nations unies avertit que l’escalade des attaques au Moyen-Orient pourrait devenir incontrôlable et appelle à des négociations diplomatiques
  • L’ONU alerte sur l’augmentation des besoins humanitaires, notamment à Gaza et au Liban, et sur les risques pour l’économie mondiale

NATIONS-UNIES: La situation provoquée par "toutes les attaques illégales" au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le secrétaire général de l'ONU, tandis que l'organisation s'inquiète des besoins humanitaires qui augmentent.

"Toutes les attaques illégales au Moyen-Orient et au-delà provoquent des souffrances et des préjudices immenses aux civils à travers la région, et pose un grand risque pour l'économie mondiale, en particulier les populations les plus vulnérables", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"La situation pourrait devenir incontrôlable pour tout le monde. Il est temps d'arrêter les combats et d'engager des négociations diplomatiques sérieuses. Les risques ne pourraient pas être plus grands", a-t-il ajouté.

Lors d'une conférence à New York, le chef des opérations humanitaires de l'ONU (Ocha), Tom Fletcher, a lui fustigé les sommes "ahurissantes" dépensées chaque jour dans cette guerre "tandis que les hommes politiques continuent à se vanter de couper les budgets d'aide".

"Nous assistons à une alliance de plus en plus mortifère entre la technologie et des tueries en toute impunité. Nous assistons à une attaque persistante contre les systèmes et les lois censés freiner nos plus bas instincts et des guerres irréfléchies", a-t-il ajouté.

Le diplomate s'est en particulier inquiété d'une guerre qui "ravage les marchés, les chaînes d'approvisionnement, les prix alimentaires", et perturbe les couloirs maritimes comme le détroit d'Ormuz.

Alors "nous nous mobilisons en prévision d'une augmentation des besoins humanitaires dans toute la région", en prépositionnant des marchandises et en cherchant d'autres routes d'approvisionnement, a-t-il assuré, s'inquiétant en particulier de l'impact sur des populations déjà dans le besoin, notamment au Liban ou à Gaza.

Après avoir fermé samedi tous les points de passage vers le petit territoire palestinien, Israël a rouvert un seul d'entre eux, Kerem Shalom, aggravant certaines pénuries, a déploré Tom Fletcher.

Il a notamment indiqué que l'ONU n'avait pu faire entrer à Gaza que moins d'un million de litres de carburant cette semaine, "bien en dessous" des plus de deux millions considérés comme "le strict minimum pour faire tourner les services".

En outre, "il va y avoir également moins d'attention portée à d'autres crises, de la République démocratique du Congo au Soudan, en passant par le Soudan du Sud (...) l'Ukraine et d'autres", a-t-il insisté.