Dans la Syrie en guerre, l'élevage de lévriers pour la course et la chasse

Mohamed Derbass pratique l'élevage de lévriers depuis quinze ans (Capture d'écran, AFP).
Mohamed Derbass pratique l'élevage de lévriers depuis quinze ans (Capture d'écran, AFP).
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Publié le Mardi 03 novembre 2020

Dans la Syrie en guerre, l'élevage de lévriers pour la course et la chasse

  • Dans le Nord-Est syrien, Mohamed Derbass pratique l'élevage de cette race prisée pour la course et la chasse, malgré la guerre et les restrictions dues au nouveau coronavirus
  • Les chiens sont surtout exportés vers les pays du Golfe, notamment les Emirats arabes unis, où les courses de lévriers dans le désert sont une tradition populaire

DERBASSIYÉ: A moto, Mohamed Derbass file à toute allure poursuivi par une dizaine de lévriers. Dans le Nord-Est syrien, il pratique l'élevage de cette race prisée pour la course et la chasse, malgré la guerre et les restrictions dues au nouveau coronavirus.

L'activité, jadis lucrative, est encore répandue dans la petite bourgade de Derbassiyé, située dans les territoires kurdes juste à la frontière avec la Turquie. Les chiens sont surtout exportés vers les pays du Golfe, notamment les Emirats arabes unis, où les courses de lévriers dans le désert sont une tradition populaire.

Mais avec la guerre qui a éclaté en 2011 en Syrie, puis les fermetures d'aéroports et les restrictions de voyage imposées en raison de la pandémie de Covid-19, les exportations se sont effondrées.

« Avant le conflit, les gens du Golfe nous rendaient visite ici, à la recherche des meilleurs pedigree, et pour pratiquer la chasse », se souvient Derbass, engagé depuis 15 ans dans l'élevage de lévriers.

Quand il entre dans l'enclos grillagé, les chiens efflanqués au poil ras, museau allongé et à la queue frétillante s'attroupent autour de lui.

Pour les entraîner à la vitesse, il enfourche sa moto et se lance à toute allure, poursuivi par une meute au galop, dans un nuage de poussière blanche.

Utilisés depuis des millénaires pour la chasse au Moyen-Orient, les oreilles de ces chiens --communément appelés Saloukis dans la région-- sont parfois partiellement coupées, comme le veut une pratique très répandue.

Derbass possède aujourd'hui une centaine de bêtes qui, assure-t-il, sont particulièrement populaires au Qatar et aux Emirats.

C'est grâce aux réseaux sociaux qu'il peut communiquer avec ses clients. Sur Instagram, le jeune homme de 27 ans poste les photos de ses meilleures bêtes, exhibant fièrement le butin des chasses aux lapins, ou encore des vidéos des chiens en train de sprinter.

En fonction de ses qualités, un lévrier peut être vendu entre 400 et 1.600 dollars au taux de change du marché noir, souligne l'éleveur au teint mât.

Avant le conflit, Derbass exportait annuellement entre 100 et 150 bêtes. Depuis la guerre, ce chiffre a chuté aux alentours de 20 chiens.

Partant du petit aéroport de Qamichli (nord-est), les bêtes transitaient par Damas pour rejoindre les pays du Golfe.

« A cause de la crise du nouveau coronavirus, les aéroports ont été fermés et notre activité s'est arrêtée », regrette Derbass.

Il espère toutefois une timide reprise, avec le retour fin octobre des vols entre la Syrie et le Qatar, après une suspension liée à la pandémie de Covid-19.

Le quadragénaire Jihad Mohamed, élève lui aussi des lévriers, « un passe-temps » qui lui permet de pratiquer la chasse au lapin, mais aussi « un commerce ». 

« Je suis heureux quand je sors chasser », affirme-t-il.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.