Israël modifie et repousse ses nouvelles règles d'entrée en Cisjordanie occupée

Un manifestant palestinien s’abrite derrière une voiture lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes (Photo, AFP).
Un manifestant palestinien s’abrite derrière une voiture lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 05 septembre 2022

Israël modifie et repousse ses nouvelles règles d'entrée en Cisjordanie occupée

  • Les nouvelles procédures d'entrée en Cisjordanie visent les étrangers souhaitant y résider, travailler, faire du bénévolat ou étudier
  • Une partie des nouvelles règles israéliennes portaient sur «le contrôle et l'isolement»

JÉRUSALEM: Israël a modifié des nouvelles règles régissant la vie en Cisjordanie occupée et repoussé dimanche la mise en œuvre de ces procédures, critiquées par Washington ainsi que des organisations de défense des droits humains, qui les jugent intrusives et restrictives.

Publiée une première fois en février, les nouvelles procédures d'entrée en Cisjordanie --territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël-- visent les étrangers souhaitant y résider, travailler, faire du bénévolat ou étudier.

Le règlement, qui devait entrer en vigueur lundi, imposait notamment aux détenteurs de passeports étrangers d'informer les autorités israéliennes dans un délai de 30 jours de la formalisation d'une relation amoureuse en Cisjordanie.

Le Cogat, organe du ministère israélien de la Défense supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens, a publié dimanche un texte révisé qui supprime le paragraphe à ce sujet. Des nouvelles mesures prendront effet le 20 octobre.

La mise en œuvre de ces procédures avait déjà été reportée à deux reprises, car contestées devant la Cour suprême israélienne par 19 plaignants, dont l'organisation israélienne des droits humains Hamoked, qui dénonce des "critères intrusifs et superflus".

Le texte prévoyait que les conjoints étrangers de Palestiniens se verraient initialement accorder des permis de trois ou six mois, la plupart d'entre eux devant quitter la Cisjordanie pendant six mois avant d'obtenir un nouveau permis. Cette période obligatoire hors de Cisjordanie a été supprimée.

Selon la directrice d'Hamoked, Jessica Montell, Israël "a supprimé les éléments les plus choquants".

"Mais le problème principal demeure : si un conjoint est étranger, Israël va empêcher des milliers de familles d'être réunies, pour des raisons politiques et démographiques flagrantes", déplore-t-elle.

Sur Twitter, l'ambassadeur des États-Unis, Tom Nides, a dit dimanche, après la publication des règles modifiées par le Cogat, "attendre du gouvernement israélien qu'il (...) traite de manière équitable tous les citoyens (...) étrangers voyageant en Cisjordanie."

Pour Salem Barahmeh, directeur exécutif de l'Institut palestinien de diplomatie publique, une partie des nouvelles règles israéliennes portaient sur "le contrôle et l'isolement".

"L'autre partie est : si vous ne pouvez pas être ensemble en Palestine, alors vous devrez partir", a-t-il écrit sur Twitter.

La vie universitaire était également concernée : Israël avait fixé des quotas annuels de 100 professeurs et 150 étudiants autorisés à vivre en Cisjordanie, bien moins qu'en 2020. Sa décision avait été critiquée par l'Union européenne, car pouvant notamment affecter de nombreux étudiants Erasmus+.

Ces quotas n'apparaissent pas dans la version modifiée.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.