John Kerry espère que la COP27 va libérer «l'énergie» nécessaire «pour changer le monde»

L'envoyé américain pour le climat, John Kerry, avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, sur l'écran, écoute pendant le Forum des économies majeures sur l'énergie et le climat, depuis l'auditorium de la cour sud de l'Eisenhower Executive Office Building, à côté de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 17 juin 2022. (AFP).
L'envoyé américain pour le climat, John Kerry, avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, sur l'écran, écoute pendant le Forum des économies majeures sur l'énergie et le climat, depuis l'auditorium de la cour sud de l'Eisenhower Executive Office Building, à côté de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 17 juin 2022. (AFP).
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Publié le Mercredi 07 septembre 2022

John Kerry espère que la COP27 va libérer «l'énergie» nécessaire «pour changer le monde»

  • «20 pays sont responsables de 80% du problème, les Etats-Unis, à eux seuls, sont le second émetteur (de gaz à efffet de serre), après la Chine», a souligné M. Kerry
  • La COP27 prévue en novembre en Egypte a pour objectif «de porter la voix des leaders africains, afin de mobiliser plus de soutien international pour un rétablissement écologique de l'Afrique»

LE CAIRE : L'émissaire américain pour le climat John Kerry a déclaré mercredi qu'il espérait que la Conférence mondiale de l'ONU sur le climat (COP27) prévue à Charm el-Cheikh en novembre puisse libérer "l'énergie dont nous avons besoin pour changer le monde" au cours d'une réunion préparatoire avec des représentants de 24 pays africains en Egypte.

"Nous sommes en difficulté", a déclaré l'ancien secrétaire d'Etat américain, tout en considérant que le changement climatique est "irréversible", lors d'un forum sur la lutte contre le changement climatique.

"20 pays sont responsables de 80% du problème, les Etats-Unis, à eux seuls, sont le second émetteur (de gaz à efffet de serre), après la Chine", a souligné M. Kerry.

"Il est plus coûteux de ne pas agir contre le changement climatique que d'agir", a-t-il estimé, soulignant la responsabilité de "ces 20 pays à aider les autres pays dans leur transition". Il a également appelé à trouver des ressources via le "secteur privé" pour "financer la transition écologique".

Cette rencontre qui a débuté mercredi en Egypte doit durer trois jours. Elle se déroule après un sommet lundi aux Pays-Bas, destiné à soutenir l'Afrique face au changement climatique. Le président de l'Union africaine (UA) et président du Sénégal, Macky Sall, avait relevé "avec amertume, l'absence de dirigeants des pays industrialisés", à Rotterdam.

La COP27 prévue en novembre en Egypte a pour objectif "de porter la voix des leaders africains, afin de mobiliser plus de soutien international pour un rétablissement écologique de l'Afrique", selon la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Elle doit également se pencher sur les financements destinés à aider les pays les plus vulnérables à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

«800 milliards de dollars par an»

L'Afrique émet moins de 4% des émissions mondiales de CO2, selon l'ancien secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui s’exprimait cette semaine. Paradoxalement, ce continent subit la majorité des conséquences du changement climatique, notamment la sécheresse et les inondations.

La promesse non tenue des pays riches de porter à 100 milliards de dollars par an en 2020 l'aide aux pays pauvres pour réduire leurs émissions et s'adapter aux impacts, sera d'ailleurs sans aucun doute encore une fois un des sujets de contentieux de cette COP au "parfum africain".

Pour le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi "800 milliards de dollars par an sont nécessaires pour atténuer le changement climatique d'ici 2050".

Il a appelé la communauté internationale à "soutenir les pays en développement et le continent africain face aux effets du changement climatique".

La secrétaire générale adjointe de l'ONU, Amina J. Mohamed, ainsi que des représentants d’organisations internationales, d’ONG, et de compagnies privées, participaient également mercredi à ce forum régional.

Fin août, une réunion du G20 en Indonésie, avait été clôturée sans que le groupe ne parvienne à s'accorder sur un communiqué final, malgré les mises en garde du pays hôte. Ce dernier avait appelé les grandes économies à travailler ensemble contre le réchauffement climatique, au risque de devoir s’aventurer sur des "terrains inconnus".

«Récompense pour le pouvoir répressif»

L'Egypte mise sur l'organisation de la COP27 pour s'imposer comme un acteur incontournable sur la question du climat.

"L’Egypte est un des premiers pays à avoir une stratégie pour le développement durable", a déclaré mercredi M. Sissi, s'enorgueillant du "parc solaire de Benban à Assouan, un des plus importants au monde".

Le pays de 103 millions d'habitants, dont la côte nord est menacée par la montée des eaux et qui voit ses coraux mourir avec le réchauffement de la mer Rouge, multiplie déjà les projets pour atteindre son objectif de 42% de son électricité provenant d'énergies renouvelables d'ici 2035.

Pour les défenseurs des droits humains en revanche, l'attribution de la COP27 à l'Egypte est perçue comme une "récompense pour le pouvoir répressif".

Ces dernières années, les COP auxquelles participent des milliers de délégués, représentants des près de 200 pays, d'ONG et autres observateurs, ont été le théâtre de manifestations de rue importantes, emmenées notamment par des jeunes du monde entier.

De tels rassemblements seront autorisés autour de la conférence en Egypte, où les manifestations sont interdites, mais un diplomate égyptien a précisé à l'AFP en juin que les organisateurs devront informer et "se coordonner avec les autorités"


Deux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale

Des millions d'Européens et de passionnés du monde entier contempleront mercredi le ciel avec émerveillement lors d'une rare éclipse solaire totale qui plongera très brièvement le nord de l'Espagne dans l'obscurité en plein jour. (AFP)
Des millions d'Européens et de passionnés du monde entier contempleront mercredi le ciel avec émerveillement lors d'une rare éclipse solaire totale qui plongera très brièvement le nord de l'Espagne dans l'obscurité en plein jour. (AFP)
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  • L'alignement parfait du soleil et de la lune plonge le monde dans une inquiétante obscurité violacée, les températures flanchent. Désorientés, les animaux adoptent un comportement inhabituel
  • Mais le spectacle sera fugace: la durée de l'éclipse en phase de totalité, soit quand la lune couvrira entièrement le soleil, durera un peu moins de deux minutes en Espagne

BURGOS: Des millions d'Européens et de passionnés du monde entier contempleront mercredi le ciel avec émerveillement lors d'une rare éclipse solaire totale qui plongera très brièvement le nord de l'Espagne dans l'obscurité en plein jour.

Ce phénomène astronomique rare, le premier du genre en Europe depuis 2006, démarrera en Russie autour de 17H00 GMT, puis traversera l'hémisphère Nord et passera au-dessus du Groenland avant de traverser l'océan Atlantique.

En plus d'une partie de l'Islande, l'éclipse sera surtout totale dans une bande traversant l'Espagne, d'Oviedo à Palma de Majorque en passant par Burgos, au nord de Madrid, avant de disparaître vers 18H30 GMT.

Au-delà de cette bande, elle sera seulement partielle, ce qui sera le cas pour la France, mais aussi au Canada, dans le nord de l'Afrique de l'Ouest et des Etats-Unis.

L'alignement parfait du soleil et de la lune plonge le monde dans une inquiétante obscurité violacée, les températures flanchent. Désorientés, les animaux adoptent un comportement inhabituel.

Mais le spectacle sera fugace: la durée de l'éclipse en phase de totalité, soit quand la lune couvrira entièrement le soleil, durera un peu moins de deux minutes en Espagne.

Dans son ensemble il sera toutefois beaucoup plus long, aux environs de deux heures. Car il va commencer par une éclipse partielle, avant l'éclipse totale donc, puis de nouveau une éclipse partielle.

Ciel dégagé attendu 

Le phénomène doit permettre aux scientifiques d'étudier l'atmosphère du soleil et sa couche la plus externe, dans l'espoir de percer les secrets des vents solaires et du champ magnétique de notre étoile.

Ces derniers jours, un engouement considérable s'est emparé de l'Espagne à l'approche de l'événement, les derniers retardataires ayant du mal par endroits à se procurer les fameuses lunettes de protection certifiées permettant d'observer le soleil en toute sécurité.

"Je cherche depuis vendredi, mais je n'en trouve nulle part", se désole Mabel, une habitante de Barcelone, auprès de l'AFP

"Elles ne sont plus disponibles sur Amazon non plus, donc c'est impossible", poursuit-elle, dépitée.

A coup sûr, les chasseurs d'éclipse, ces inconditionnels qui se préparent depuis des mois, se précipiteront pour bénéficier de la meilleure vue possible.

Pour leur plus grand bonheur, et celui des amateurs intrigués, le ciel sera dégagé dans la soirée mercredi en Espagne, à quelques rares exceptions dans le nord et l'est du pays, a annoncé mardi l'agence météorologique nationale (Aemet).

L'Espagne, deuxième destination touristique mondiale, s'attend aussi à ce que l'éclipse donne un coup de pouce à son économie, en pleine période estivale, en particulier dans les régions rurales du Nord qui subissent depuis des décennies les effets du déclin démographique.

La contribution nette à l'économie est estimée à 347 millions d'euros, avec près de 450.000 touristes supplémentaires attendus dans les zones clés concernées par l'éclipse, selon le ministère de l'Économie à Madrid.

Afflux important de touristes 

Mais la perspective d'un afflux important de touristes étrangers suscite également l'inquiétude des autorités, peu habituées, qui appellent à la prudence.

En pleine vague de chaleur, les températures devraient dépasser les 35°C dans la majeure partie de l'Espagne et celles-ci pourraient grimper au‑dessus de 40°C dans certaines zones du nord‑est, faisant peser un risque sur la santé de ceux qui resteront plusieurs heures en plein air dans l'attente de l'éclipse.

L'Aemet a par ailleurs évoqué un risque d'incendie "très élevé" ou "extrême", au cœur d'un été marqué par des feux de forêt dévastateurs, un danger amplifié selon les experts par la présence annoncée de centaines de milliers de personnes dans des zones très arides et encombrant les petites routes de campagne avec leurs véhicules.

Jusqu'à 1,5 million de trajets routiers supplémentaires vers la bande de totalité sont attendus par les autorités.

Afin d'éviter des embouteillages massifs et tout autre trouble à l'ordre public, plusieurs régions et communes ont mis en place des points d'observation dédiés, tout en renforçant les effectifs de sécurité et de services de secours pour ce qui sera la première éclipse totale en Espagne continentale depuis plus d'un siècle.

Deux autres éclipses solaires seront cependant visibles dans d'autres régions de l'Espagne dans les deux prochaines années, l'extrême sud le 2 août 2027, puis dans une bonne partie sud du pays le 26 janvier 2028.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.